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Symphonies lunaires

Publié le par Samuel

Ô vent terrible

Que vienne dire réellement les chats

Lune de conte tu serti

Les ombres et encore par delà

Au fond des globes et des brises de courroux

Coulait la nuit le ciel et une belle forme d’onde

A l’esprit comme un beau cri venait une feuille vers le cœur

Et comme une coupe vidée chaque jour

On vidait doucement sa douleur

Comme des serpents apprivoisés dans les bras

Comme un conte aux mille épines dont on découvrait le charme

Ô lac étrange vers les pierres tu combats

Et la boule de linge ô humidité

Comme cent gouttes comptées une à une

Si une goutte ô sucre tu devineras

Ce que sourire du cœur et ciel beau comme un éclat

Compte l’épaule à gauche, compte l’épaule à droite

Compte à la côte gauche, rejoint tes mains et pointe vers le milieu

Vers le cou et l’esprit, chante encore des sorts…

Pourquoi ne pas trouver la lune blanche au fond de sa gorge

Et comme quatre feuilles de ciel avaler la nuée noire

J’irai chanter vers le tronc et la cime des arbres

Ô éternel nœud renfermé dans le cœur

Ô nuage prolongé d’or, visons d’argent, humeur de rubis bleu

A quelques pitiés se révèle un monde

Une plume, étrange misère d’amertume

A raconter encore un conte, et quelques légendes

Comme on disait tu fus le Diable

Et moi un moineau

Que valait un lac

Destin et sac de peau

Que valait un cœur vide cousu

Car la couture et la matière fut belle

Beau et belle ici advenu

Ô mémoire de la chair ritournelle

Comme une cavalcade une symphonie de rires

J’ai vu quelqu’un vraiment s’en faire dans la pureté

Ô rareté

Quand une misère s’écroule

As-tu vu le soleil chuter

Et l’inconnue lune de cette saison monter

Tout est affaire de refrain

Rejoue moi cette chanson basse

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Nude

Publié le par Samuel

Dragons de nuages pourpres

Qui suintent sur le sol

Comme des plantes terribles

Course ô course

Alors que quelque chose est préservé

Ô faiblesse de nuit étrange

Quand le pourpre et le rouge ne sont pas dangereux

Bruits étranges bruits étranges

Quand quelque chose de beau qui est en soi

Quand les miasmes ne font que faiblement

Rugir

Comme les bouts d’herbes coupantes

Dans la campagne ô mon ciel terrifiant

Compréhensive famille

Chair de la chair qui se soutient

Entre nous même quand

Quelque chose est loin

Comme la nuit

Poésie étrange

Nuit sur fausses étrangetés

Humaines compagnies des orages bleu sombre

Quand la nuit épaisse revient

Le jour fut un cri sans borne

 A rechercher de l’aide

Mais chercher

Chercher une chose de la pensée de l’âme

Réchauffer l’eau qui coule

Ô coulures étranges

Choses de la torpeur

Garder

Que viennent les forces

Celles qui gardent et qui font garder

Ce qui perdure

Cœur nautile

Comme le foyer est sûr

Chaude eau des yeux tu t’es enfuie

Viennent des temps plus sûrs

Là où la beauté est et sera gardée

Comme la brise de l’été parfumé

Ô mémoire

Que viennent faire les corbeaux et les chats du soir

Espoir connais-tu cela

J’ai vu quelque chose

Qui s’est gardé

C’était sans beaucoup de coups

Une mémoire un être

Sensible vent du cœur

Vient taire les bras et les jambes

Garde l’esprit

Et les paroles pour tout le monde

Je reviendrai pour ma fille

Et quand mon père sera épouvantail

Comme du foin non loin

Qui êtes vous

 Etranges contrées à vous-mêmes

Paisibilité ô coup dans le cœur

Venez faire de la vie la grande beauté

De toutes les larmes ô pardon

Dis-tu

On reviendra parler

Ô soirs étranges

Des contes des contes à inventer

Civilisation que dis-tu !

Mais c’est la parole des pauvres

Les poètes et les philosophes sont ascètes

Le début de quelque chose

Quelle idée

De raisonner près des odeurs de roses

 

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Lamiae (roman) (début)

Publié le par Samuel

 

 

CHAPITRE 1

 

 

 

Dans ces landes terreuses et noires de terre, où l’herbe pousse. Le noir de suie de la nuit éclairée par la lune et les lumières électriques laissent le terre-plein des campagnes semi-urbaines dans une atmosphère froide.

Doit-on stopper son attention et sa marche, par craintes, continuer son chemin quand on se trouve à l'arrêt devant ces demi-landes, la nuit, ou le jour, ou au crépuscule ; quand on voit ce désert de terres, cela est insoluble. Le néant exprimé devant ces terres et ce danger atmosphérique résidant dans ou au-dessus, ou directement en dessous de ces champs en friche est palpable. A deux ou trois kilomètres on peut trouver des habitations, mais, cependant, la peur ressentie ici est quasi indétectable dans la sphère de la conscience brute, on est donc soumis à l'arrêt total. La conscience a peut-être peur mais c'est avant tout l'effroi, et non en premier lieu la peur, qui est ressenti là. Dans le sens où cette peur ne saurait être nommée et repérée, elle est embrassante comme un vent tiède, quand on y est sensible. Un vent tiède chargé de scories épouvantables, quand on sent mieux. Quand on regarde mieux.

Quand on connaît déjà la nature du danger on comprend cela. Du danger physique couplé au danger psychologique ; à savoir, en définitive, le pur danger de mort lui-même. Ô Lamies. Il y a beaucoup de danger ici. Il fait nuit. Peut-être que cette zone est dangereuse. Quand les lamies sont sous la terre elles écoutent.

 

Elles sont nues, sous la terre, sauvages, à peau blanche, de chairs et d'os immortels, et éternelles. Chairs incorruptibles, sang non-humain sous la peau, crocs rétractiles comme des couteaux à crans d'arrêts dans la continuité de leurs canines, plantées ou plutôt ayant poussé dans leurs gencives à leur naissance au monde de la nuit en tant que vampires par acte surnaturel. A savoir, canines qui grandissent comme quand on sort un couteau de son étui. Les lames sont visibles.

Dentitions pleines et crocs sortis, blancs, crocs qui sortent pour tuer, parfois, ou pour saluer quelque chose de terrible, comme hurlerait un loup dans la nuit. Puis la dentition normale quand les deux crocs rentrent dans la cavité des gencives.

 

Bouches fermées, intégralement nues, voleuses de vêtements de tous les siècles, la terre et l'air leur sont soumis. Et si un quelconque labyrinthe mental, verbal, psychologique ou humain se trouve quelque part, ces lamies le résoudront. Complexités mentales, complexes identitaires d'un enfant de quatre ans, perversions psychologiques des adultes délicatement et promptement avérées dans l'esprit et dans les actes, douleurs et joies humaines, elles entendent quasiment tout des pensées et des sentiments des êtres qui pensent et ressentent non loin d'elles. Dans la terre, ou sur la nuit, dehors, à hurlasser des couinements de bêtes près des masures étranges. Elles sont ainsi. Complexes, inversées et résolues. En tant que telles, rien de plus étrange, à priori.

 

Les pensées des hommes heurtent leurs esprits, elles sont en permanence en écoute. Qui criminel ici passe, sera vu ici si crime avéré, et sera tué ici peut-être. Nues, fourrées dans la terre. Il fait froid ici.

On se demanderait, à nôtre époque, ce qu’est réellement en définitive une lamie. Ô lamie. Lamiae. Vocatif latin de Lamie. Entre les nosferatus, strigoïs, moroïs, et l’origine vampire, les lamies sont les plus fortes.

Il se trouve particulièrement qu’en Essonnes, la zone qui vient d’être décrite peut exister en plusieurs endroits. On appelle cela les champs en friche.

Reporté sur les bordures de la Seine en Essonnes, Etampes, Juvisy, Savigny-sur-Orge, beaucoup de champs de fleurs les jouxtent. Territoire vampire. Les habitations les jouxtent. Le vent souffle. On vous écoute.

On vous écoute. Jean Dubellay. Ingmar Bergman. Sophie Duhon. Et Lamia. Des noms. Lamia est Vampire. Vampire est la première Lamie. Lamia est la première Lamie. Elle a 40 000 ans. Une brune.

 

Lettre

1854

 

Je ne sais pas, Sophia, comment a disparu ton père, mais c’est insoutenable. C’était un homme infâme. Il s’en prenait aux enfants. A toi, si tu t’en souviens. Il a disparu. J’ai peur de ces champs. Je pars. Tu vas naître. Tu es née. Tu t’appelles Sophia. Tu as une sœur, Angèle. On s’en va des champs.

Ta maman.

 

1854.

 

Outre ce roman qui se voudra peut-être terrible, moi Lamia, existe. Ce n’est pas moi qui écris. Cette voix pourrait être celle de Lamia, ainsi qu’elle nous parvient à travers ce papier. Les lamies sont peut-être quarante ou cinquante dans l’existence entière.

Ces champs vides ont l’air terribles. Sûr. Danger. Hommes et femmes se risquent peu sous ce genre d’atmosphères.

 

En 1950, la police a remarqué la disparition de quatre hommes. Cheveux courts, dont un blond. Corpulents. Leurs corps ont été retrouvés intégralement vidés de leur sang sur un talus de campagne, alignés comme jetés là. L’enquête soulevait des choses qui n’étaient pas admissibles. Des interrogations qui n’appartenaient pas à la sorcellerie connue en 1950. On a pensé aux vampires. On a eu peur.

 

Rapport du commissariat de San Diego

Octobre 2016

 

Les corps sans vie retrouvés en France comportent le même modus operandi du tueur dit « aux mains noires ». Sévit en Amérique en 1960, corps vidé de leur sang abandonnés. Une sorte de scientifique qui utiliserait des cellules souches ou nature colle. Ou une aiguille très fine. Tueur méthodique.

 

 

La lamie était venue de loin. L’homme marchait avec l’enfant. L’enfant avait peur. L’homme était terrible. L’enfant ne savait pas. L’homme était excité.

Puis la lamie a collé brutalement sa bouche sur le cou de l’homme et lui a maintenu fermement la tête. Les crocs sont sortis. Il les a sentis dans son cou, sous la peau. Pas bouger. Pas bouger. Elle a aspiré. Glop. Glop. Glop. Glop. Ce n’est pas un chien qui ferait cela. Une vampire oui. L’homme est tombé. Mort. Un homme mort. Cette fois-ci. Homme. Et l’enfant. Le regarder. Le laisser regagner la ville.

 

 

*

 

 

Il eut fallu que les histoires racontées ici puissent être vraies. C’est une hypothèse. L’hypothèse du vampire est réelle. On dit « j’ai vu cela ». A ce point du roman, nous n’aborderont plus l’hypothèse mais la possibilité d’une existence.

Les jeunes enfants en sont à l’hypothèse du vampire. Là où l’imagination est féconde, tenue par peu de brides, et où la peur et les lointaines légendes influent comme le vent et le soleil, comme la lune entraperçue, sur l’imagination comme l’eau et la terre sur des graines de fleurs étranges, formant bientôt tout un champ compact et odorant. Imaginer un vampire pour un enfant qui a lu peu de contes, a eu vent de certaines histoires, non pas les plus modernes ; le vampire est avant tout une créature de la nuit. La nuit est son aurore, son palais, à cette imagination vampirique, et ce n’est non pas la douce vague crépusculaire nocturne de l’adolescence qui vient bercer la légende du vampire, mais la plus noire peur de la nuit, berceau des créatures et de l’imagination enfantine. La peur tenace de la nuit, là où tout danger rôde, où tout le monde est rentré chez soi, couché, et dort. Là dans la nuit, ou sous la terre, dans les bois et les contrées inconnues, dans les maisons abandonnées des vieilles villes ou les tombes des cimetières vivent les vampires. Ils se nourrissent de sang humain, chassent, tuent, arrachent les chairs, crient, hurlent, murmurent, et ont une force et une rapidité de reptile agressif. Ont des crocs dans les gencives, sont faits de chairs immortelles et ne peuvent vieillir, ni mourir, Sont non-humains, n’appartiennent pas à la communauté française, anglaise, japonaise ou américaine des adultes et des civilisés qui payent leurs impôts et conduisent des voitures, ont un travail, mais vivent de sang, et appartiennent à tous les pays, toutes les communautés alliées à la nature, et sont les prédateurs du genre humain. Des bêtes nocturnes prêtes à tuer quiconque.

Dire Lamiae c’est dire « Toi, Lamie ! ». Mais la lamie est avant tout humaine. C’est ce qui justifie son existence. Peu d’auteurs en ont réellement fait mention. C’est la caste des intouchables guerriers ? Faux. Vampire, c’est les Dieux. Lamia, à l’ère préhistorique, est à l’origine de la formule Dies Ira. Colère de Dieu. Quand une femme bafouée et violée par les hommes dominateurs du clan de Gurath, sauvage chef des contrées asiatiques, berceau de l’Europe entière il y a quarante mille ans, contrée d’hommes et de femmes aux cheveux noirs où les muscles, les cris et la domination masculine aidée de chiens apprivoisés et domptés pour tuer et dominer, Lamia la fragile un jour de sombre pluie de nuit réclama vengeance et aide. Par delà les contrées vides et désertiques, la grotte où foisonnaient des plantes et des arbres difformes qu’on n’eu jamais arraché ni touché et laissé grandir depuis mille ans ; elle, la Déesse noire impie contre les hommes et pour la femme, ainsi érigée humainement, intellectuellement et surnaturellement en Déesse Vampire isolée, qui contribuera comme toutes les femmes passées et futures au mythe de la déesse Hécate, descendante de la Grande Mère Vampire Läysa, femme de Caïn. Ainsi la déesse eu pitié de Lamia, et lui donna son sang au crépuscule, et ils passèrent la nuit à discuter de sorcellerie, de dialectique, de culture et de révolte, de mots terribles acceptés par la lune.

Quand Lamia rentra dans sa contrée elle était nue, maculée de sang de fou violeur et tueur, elle avait bu le sang d’un homme qui avait fait d’une petite enfant son esclave, et elle s’était bâfrée de sang et de barbarie avec cet homme. Elle en avait partout. Du sang séché. La jeune enfant lui avait raconté qu’elle avait été volée à sa mère par cet étranger et que depuis elle était son esclave sexuelle et qu’il la battait. Il y avait de plus une liaison avec la souveraineté clanique de Gurath, goûteur du Tout, consommateur de chair humaine, violeur d’enfants et violeur de femmes. Les femmes et les enfants représentaient un pouvoir non négligeable mais les chiens dont disposait l’oligarchie Gurathienne empêchait les révoltes. Ils avaient la violence pour eux.

Lamia, nue et en sang, miaulait à Gurath qu’elle était sa Reine et qu’elle se réclamait de son culte, qu’elle serait son esclave. Elle faisait les yeux noirs doux au chef des deux-cents habitants de la contrée. Il s’avança pour en prendre possession, excité et fasciné par son allure guerrière et sensuelle, dans tout ce rouge pour peu de blanc, alors Lamia leva la tête, à la vue de tous, ses crocs sortirent peu à peu de sa bouche ouverte, d’un grand ivoire immaculé de loup, avec pour toile de fond un ciel blanc. Ce fut le silence. Elle hypnotisa Gurath, qui vint près d’elle, mais comme elle le voulait, comme un chiot apprivoisé. Il était frêle, hagard, et elle planta ses crocs dans sa gorge, non à la manière moderne, c'est-à-dire d’une façon si subtile qu’elle en devient quasi insensible, mais d’une façon brutale, et lui pris l’intégralité de son sang en cinq minutes. Il était blanc cadavre émacié par la mort quand il tomba. La bouche de Lamia n’était pas maculée de sang frais et liquide, on aurait dit un enchantement, mais au vu des crocs de la Vampire, et des deux trous comme des bourgeons noirs au cou mort de Gurath, tout le monde su qu’elle l’avait bu.

Elle lisait dans le sang de Gurath-le-mort, et compris les étranges et ténus liens politiques qui unissaient certains hommes. En place publique, elle révéla les liens, les histoires arrivées avant sa naissance dont il était impossible qu’elle en fusse au courant, des mots prononcés par certains que Gurath avait recueillit et de ce fait les dix hommes du clan, les dompteurs et les tueurs, eurent peur. Elle comprit en lisant dans les souvenirs de Gurath que la violence de la femme et son intelligence sont mille fois plus venimeuses et subtiles que celles des hommes aux gros muscles et aux gros chiens, et de ce fait, elle défit les manipulations du chef en libérant les consciences des femmes et des adolescents violés ; les esclaves. Leur esprit et leur colère pouvaient vaincre le pouvoir des onze, dont Gurath-le-mort, et ainsi, galvanisés par le concept de bande de coléreux en furie légitimés par leur victimisation, à savoir le crime, à savoir la justice, les esclaves violés parlèrent chacun à leur tour. Les dix du clan étaient vieux à présent, et leur petit savoir manipulatoire ne faisait pas le poids face à la colère même d’esclaves violés en groupe. Un ordre venu du bafoué. Le cri de la douleur. Les murmures de la colère. Pouvoir à Lamia la vampire ! Les adolescents et les adolescentes violés, ainsi que les enfants approchant dix ans, montrèrent leurs dents et ramassèrent des pierres. Les chiens commençaient à glapir devant une bestialité qui les dépassait. Une bestialité humaine. Les dix furent tués. Lamia devint chef. Le Dies Ira fut dit.

On imagine comment une femme bafouée par des hommes violents en arrive, par le sang d’une vraie déesse vampire, à se révolter intérieurement, comme Hécate, et dire « Dies Ira ». Colère de Dieu. Et Lamia est toujours la colère de Dieu. Le prénom Lamia. Le Dies Ira des sorciers.

On peut supposer que Mozart fut maltraité. On peut supposer une justice divine. On peut supposer la colère de perdre son père. Colère simple. Le deuxième morceau du Requiem de Mozart est très « Dies Ira ». Quand les tambours et les violons sont comme une montée fraîche et en même temps acide de vent, et que les chœurs martèlent avec les tambours noirs de la colère.

Carmina Burana de Carl Orff est aussi parfaitement « Dies Ira ». Beau, colérique, humain, et juste. Une justice vampirique. Ainsi fut la colère de Lamia il y a 40 000 ans.

Mais le crime perdura pendant longtemps. Jésus de Nazareth instaura une vraie compassion. Une vraie Raison. Mais le crime ! Terrible. Cela n’est pas Chrétien. Il y a peu de restes des anciennes colères d’antan. Des anciennes mélodies d’antan.

Certes ici nous parlons des lamies, et peut-être des autres vampires. Nous parlons avant tout d’humanité, d’une certaine justice. Quand les hommes et les femmes sont humains, c’est toute la vie du monde. Mais il y a des viols issus d’envies, de maladies perverses et des crimes réels, et pour les lamies et les autres vampires, et les lycanthropes, quand c’est trop, il faut stopper l’horreur.

Car les loups garous, au mieux par eux-mêmes nommés, les loups, tous descendants d’un être, sorte de Dieu à son époque, la Pangée, Père Loup, qui fut disposé à la métamorphose, créateur de lignées, et ayant comme disciple, femme ou fille, Luna la Grande Mère des loups, cela se situe environ à dix mille ans dans le passé. Il faut savoir qu’à chaque fois que dans le monde des hommes sont apparues des entités surnaturelles, tels que les sorcières, les vampires ou les loups, ce n’est pas forcément la domination d’un peuple qui fut la grande question morale et porteuse des actes violents ou psychologiques contre l’homme, pour ces êtres éternels, mais la justice. La justice avant tout, avant le règne, et le règne éternel des défenseurs de l’homme, de la femme ou de l’enfant. Car toutes formes de crimes cachés n’échappent pas aux perceptions auditives des vampires, lamies surtout, sous la terre, et aux hommes-loups, descendants de Luna, qui dans leurs actes de violence adoptent la forme Gauru, c'est-à-dire un loup-garou de trois mètres de haut très rapide, mu par une violence bestiale.

Grâce au sang d’un Loup, l’immortalité et les dons de métamorphose font jour en un homme ou une femme, mais cependant la nature et l’intelligence d’un loup-garou est de transférer, par rituel intellectuel et magique, son pouvoir en un homme. C’est l’un des clans surnaturels les plus puissants et les plus effrayants de l’humanité. Il est rare que vampires et loups aient connaissance de l’existence l’un de l’autre. C’est comme comparer la beauté d’un crépuscule de lune sanglante, pour les vampires, à des rugissements et des hurlements nocturnes en groupe, pour les Loups. Et croyez-le, autant la légitimité du clan de l’un est une exception et un don inestimable pour son existence éternelle pour une espèce, tout autant le mythe de l’autre créature demeure encore plus ignoré et mis en doute pour chacun. Caché.

La colère engendre le Gauru, et le Gauru engendre le silence après le meurtre. La forme loup-garou est la forme guerrière, mais un chaman-loup sait se transformer en toutes créatures, comme le loup, le chat, l’aigle, le vautour, le moineau, ou la fumée. Vlad Draculia bénéficia d’un tel enseignement, et comme le raconte Bram Stoker, possède ces pouvoirs de métamorphoses…

 

Pas les lamies, qui avec l’âge, cinq cents ans minimum, marient invisibilité, force rapide et imparable, et colère de la bête. Le crime vicieux a toujours engendré ce genre de comportement bestial de la part d’un être humain très âgé, vampire souvent, et c’est avant tout la morale et la justice, et un certain désir de punir, avec tout l’effroi du monde, rarement mimé, qui a toujours motivé les vampires à être et à agir comme cela. Mi-bêtes voraces mi-gardiens. C’était inéluctable.

 

 

*

 

Le petit Antoine, âgé de six ans, était dans une ambiance pathétique dans son esprit comme à l’accoutumée. Désirs de suicide, pensée qui gonfle et qui ne trouve appui nulle part, désirs de suicide, et attachement mêlé à la haine de son père. L’Amour était tout, on le lui avait répété depuis son enfance. Surtout sa mère, si attachée à son père. Qu’est-ce que l’amour ? avait demandé Antoine à son père. C’est un sentiment puissant tu sais. Il y a plein de sentiments puissants dans le corps de chacun. Et comme te le diront les adultes, quand tu aimes, tu appartiens intégralement à l’autre… Tout ? lui avait demandé Antoine. Oui tout Antoine. Et ils s’étaient profondément serrés l’un l’autre, son père avait fait glisser sa main dans son dos, puis lui avait caressé les cheveux. Il avait fait comme quand il avait l’âge d’Antoine où il avait commencé à envisager ce genre de scènes avec son esprit d’enfant, avec un autre enfant, quand il serait adulte. Il y avait mille scénarios inscrits dans son esprit depuis ses cinq ans, quand personne ne prenait soin de lui, ne lui disait rien, et où ses parents étaient de terribles rochers sans grande âme, ni compassion ni affection. Ce n’était pas le mal qui avait pris racine dans le corps et l’esprit du père d’Antoine ces années là, et bien avant encore. C’était l’indifférenciation intellectuelle et instinctive. Aucun sentiment de Bien, et de son pendant le Mal, n’avaient jamais été reconnus dans l’esprit du père d’Antoine. Ni par lui-même, ni par le dehors. Il fallait du Bien. Du bien dans l’indifférenciation sauvage. La jouissance, qui généralement caractérise le summum d’une préparation (à savoir la cuisine, comme il allait l’apprendre trés vite), ou le continuum d’un acte sexuel, ou la réponse à une bonne réflexion philosophique. En tout cela le père d’Antoine voulait bien reconnaître du Bien, mais pas dans la forme générale. Il avait une grande culture, une bonne analyse, mais ne retenait que ce sentiment de jouissance qui caractérise les préceptes intellectuels et sensoriels. Au but ultime de ces préceptes, le Bien dans la jouissance. Il ne connaissait pas les préceptes du Monde, la grande naturalité de l’homme qui est, de l’enfant qui est, de l’humain qui ressent. Tout cela est le Bien. Mais tout cela, avant tout, depuis un âge précoce, toute forme humaine lui faisait du Mal. Dans le Rien, on ne sait rien. Mais si on savait que ce rien dans sa stabilité et dans son absence de pensée représente le bien mental et corporel, et que l’atteinte et la souffrance représentent le Mal, alors tout irait mieux pour l’enfant, plus tard devenu père. Il sortirait de lui-même, reviendrait à son esprit, au Bien. Mais on imagine qu’avec de tels rochers parentaux inaffectifs et peu au courant de ce qu’est l’enfance, ou un enfant, cela serait un cri sans bras. Très très terrible cela. De ce fait depuis ses cinq ans le père d’Antoine remuglait des idées de manipulation ayant pour but sa jouissance au détriment de l’autre, à savoir des actes intellectuels et physiques ayant un lien particulier, pour lui, comme étant tous de nature sexuelle. A savoir, c’était un pervers polymorphe. Très franchement atteint mentalement par cette pathologie.

 

Antoine aimait son père, qui pour ce dernier commençait par être attiré par son corps, par son visage, tout le portrait de sa mère. Peu de lui, voire pas du tout dans son visage, comme d’habitude avec ce genre d’histoire. L’amour n’est pas aveugle, faire un enfant prend de l’amour, du désir et beaucoup de temps (comprenez…) et c’est rare que l’ovule d’un chat femelle tolère la semence d’un reptile mâle. Ainsi que ses manières. Mais plutôt son argent et sa situation professionnelle, oui. Donc on était parti pour une vie à trois. Savigny le Temple. Appartement assez grand pour tolérer trois personnes.

Quand on avait vu arriver Joffrey, le père, et Marylène, sa compagne, tout le monde dans la ville avait senti l’embrouille. Les femmes qui s’y connaissaient avait plissé les yeux, senti le mourant total, le danger incarné. Des femmes violées habituées à ce genre de manège personnel. La même fausse autorité basée sur des pruneaux, le même discours en latence qui n’aboutissait sur rien, et les manœuvres intellectuelles permanentes comme on rassure un pauvre chien inquiet. Ça marchait pour les gens qui n’y connaissaient rien. Pour les autres, on s’enfuyait du coin maudit, parce qu’au fond, on savait qu’on était triquard. Des deux côtés de la rue. Trop de lucidité pour Joffrey ? Ceux là ne sont pas convenables. Il était presque impossible pour un enfant martyrisé psychologiquement de faire appel et d’avoir ne serait-ce qu’une vraie référence humaine. Adulte, c’était connard-je-t’aime pour Antoine. Pas autre chose. Joffrey, le père d’Antoine, n’arrêtait pas de bander, et c’était très bien comme cela. Il fallait augmenter la qualité du régime. Ce qu’il avait appris avec le temps, c’est que la civilisation à tendance à devenir plus vivable et la dose de liberté à augmenter avec les siècles (concernant la masse éduquée) (comparant la masse éduquée d’Athènes dans l’Antiquité et la masse éduquée de l’Essonnes au vingt et unième siècle, on relèguerait presque les premiers dans les bordels sadomasochistes de la cité, et les seconds aux affaires sociales –excepté Socrate, d’un point de vue moderne). Bref ainsi tout s’améliorait avec le temps. Et pour lui, cela dans la notion de jouissance.

 

Il avait largement manipulé Antoine depuis ses un an, à la discrétion de la vue de sa mère, quand elle n’était pas là, ou la nuit, quand elle dormait. Il se tartinait le pénis de Nutella et obligeait son fils à le bouffer depuis ses un an. Le reste n’était pas si évident. Cela suffisait à son plaisir sexuel, mais toutes les semaines, c’était déjà un viol répété pour un pédophile addict à la pédophilie. Antoine lapait du Nutella avec le pénis de son père tous les dimanches. Le plaisir chocolaté, auquel il n’aurait pas eu tant droit, avec cette manipulation de son père, rendait ce viol rituel possible. Tout enfant violé vous racontera bien pire. Faîtes moi confiance.

 

Cependant, on allait, se disait Joffrey en mangeant son steak et en buvant son verre de vin, maintenant passer à la pénétration. Le fait de bander en pensant à cela, tout en ayant du steak dans la bouche et en buvant son vin, réussi à donner un monstrueux orgasme à Joffrey.

 

Noémie la lamie dégueulait sous terre. Cela faisait cinq ans qu’elle assistait à distance à ce rituel. Le môme nageait dans du purin sensoriel et intellectuel. Un purin chaud de toute la maladie morale et intellectuelle du monde. Entre la haine, l’emprise, et le désir que quelque chose d’autre existe, on était dans l’horreur. Quand on lui faisait de la soupe c’était limite si il mordait le liquide, essayant de respirer durant tout son temps de vie.

Il entrait en CP et son graphisme était totalement désorganisé. Ses lettres débordaient de la feuille quadrillée, et il envisageait les accents comme en anglais, c'est-à-dire implicites et non écrits. Il n’avait eu que des cinq sur dix dans cet exercice graphique. La dictée, il n’écoutait pas. Cependant en mathématiques il répondait bien. Parfois il s’effondrait sur sa table, victime d’un choc interne, mais se forçait mentalement et intellectuellement à tenir bon. C’était toujours vers la fin de la semaine, proche du viol rituel du dimanche. A la cantine il se forçait à adopter des bonnes manières, et il n’avait pas réuni en lui assez de bien être et d’indépendance affective pour seulement pouvoir être lui-même et tisser un lien avec les autres. Ceci expliquant cela. Sa maîtresse se posait beaucoup de questions, tant elle voyait dans son regard, ses yeux cernés, toute la déprime d’un enfant intelligent isolé, souffrant, et déprimé. Elle avait été si choquée de l’état cataclysmique d’Antoine qu’elle se demandait comment faire avec ses parents. Si il était maltraité dans sa famille. Elle sentait quelque chose, quelque chose dont elle avait aux journaux entendu parler, mais que son manque d’expérience réelle ne pouvait réellement identifier. Un viol continu depuis ses un an.

 

Noémie et Sophia n’avaient pas bougé de sous la terre depuis le viol du Dimanche. Elles voyaient l’intérieur des pensées du père et ses ressentis, et ne pouvaient conclure qu’à une pure folie. Vu de la pensée de ces deux lamies, enfouies dans le champs de blé à deux kilomètres, le monde de Joffrey était une véritable tartine de graisse chaude parfumée au musc. Et il en tirait ses préceptes de vie. Un dingue inconscient, au fond du fond, de ce qu’il fait (sinon il ne le ferait pas), et qui fait d’un enfant une victime. (Tout cela pour Joffrey, le mot « victime », la nature de « l’enfant », n’avait véritablement aucun sens. Une chose servait à son plaisir, comme d’habitude).

 

- On peut pas le bazarder il a besoin d’un référent son fils

- Je préfère rien

- T’es tarée Sylvia. Vu ce qu’il a dans la tête et la nature irrépressible de ses instincts, je te jure il va pénétrer. Tout.

 

<Je le laperai son kiki de roudoudou mon petit Antoine. Oh. Oh qu’est-ce que je t’aime Antoine mon loup de six ans et demi t’est beau. Oh. Un petit cochon pour la grosse cochonne de Joffrey. Ouh je l’aime. Ah l’anus au cul au cul au cul oh mon loup. T’as six ans et… Ouh la la Ouh la la et puis y’en aaaaaa d’auuuutres ah ah ah aha ah.>

 

- Tout. Sûr. C’est un malade.

- Je vais vomir dans la terre. Merde.

- Y a pire mais quand c’est à vomir. Oh putain…

 

Quand à savoir si ce dialogue entre trois lamies sous la terre qui pendant cinq ans ont surveillé Antoine et son père est moral, entendons-nous bien. Les lamies entendent tout, voient presque tout. Du moins ce qui leur tombe dans leur esprit. Les meurtres, les viols complets, le cannibalisme, les sérials killers, les meurtres familiaux par un membre de la famille, les cassages de gueules violents jusqu’au sang, et les crises d’angoisse des gamines après l’école, ou avant. Souiller la bouche et le visage avec la chair. Pour elle ce n’est pas vraiment tuer la chair d’un enfant. Dans la mesure où l’on puisse intervenir sans que cela paraisse trop bizarre ou que l’on se doute de la surnaturalité de l’acte par impossibilité du meurtre, de la disparition, ou simplement des conséquences graves sur l’entourage d une disparition brutale. Il y a ici beaucoup de paramètres.

 

*

 

Joffrey avait trente deux ans. Il avait vingt six ans quand Antoine est né. Antoine avait des yeux presque japonais, des cheveux blonds, comme Marylène, une bouche très dessinée et semi-épaisse et de belles pommettes saillantes et un visage qui serait filiforme plus tard. Joffrey était roux, les traits un peu carrés, fondus dans une sorte d’ovale, une bouche dégueulasse sans style, du genre limaces anorexiques de lèvres. Quant au nez il n’avait rien de droit, de vraiment bien ligné, et se tenait dans l’agression, sans même former un moindre pic qui signifierait un sens aiguisé de l’intellect. C’était « l’autre forme ». Le tout pour Joffrey semblait harmonieux, pour qui demande peu, et qui serait à considérer, après le très bon parfum pour femmes de Jean Paul Gaultier, le parfum pour homme « le mâle » comme un bon parfum, tout cela parce qu’il ne sent que le musc. Alors qu’il n’exhale que la violence et la grossièreté, avec un surrajout de musc. C’est tout. Le genre d’homme à séduire celles qui n’ont que de l’ignorance de la chose belle comme idéal, à savoir « cela ressemble à un homme qui n’est pas laid, donc c’est beau ». L’ignorance du charme fait parfois certaines confusions et erreurs. Joffrey composait son charme avec un semblant d’autorité qui consistait à élever la voix, rabaisser, sourire comme il avait vu sourire dans un âge plus jeune ceux qui plaisaient aux filles, faire un regard attirant, se composer un masque, et finalement puer. Mais beaucoup aiment « le mâle » de Jean Paul Gaultier. La haine de l’homme hétérosexuel telle que la porte Jean Paul Gaultier, sa haine des manières grossières et le contentement du « au plus visible » au nez, fut une philosophie qui se communiqua à presque tous les parfumeurs des années 2010. Refusant catégoriquement de diffuser leurs parfums chez les hommes, au vu de la qualité humaine de l’homme qui tombait au plus bas et au plus superficiel, ce ne furent plus, dans ces années, que des créations pour femmes qui étaient rares, le reste n’était que redites, pompages d’idées qui avaient fait gloire vingt ans avant, et la suppression de toute finesse odorifère. Sauf deux ou trois parfums, plus les anciens (si réédités). De ce fait à la fin des années deux-mille dix les hommes puaient quand ils se parfumaient, n’exhalaient plus rien de fin quant à ce qu’ils portaient, plus rien ne surprenait l’esprit et les sens par son odeur. On avait décidé, en généralité, dans le milieu des parfumeurs, de ne plus cacher la grossièreté de l’homme. Tout pour la femme. L’auteur de ces lignes trouva cela bien, et fit pareil avec ses parfums. Cherchez ailleurs.

 

Joffrey outrepassait la puanteur, et transformait cela en charme. Factice. On aurait vu ses expressions quand il avait ses pensées de scénarios sexo-intellectuels, une jeune fille aurait pleuré de peur rien qu’à le regarder. C’était outre la vulgarité. Il fallait le cacher, et faire l’inverse. Séduire, manipuler, avoir, et jouir. Vite. Vite Vite. C’était dans l’époque. Vite.

 

Vite. La chair va vite quand elle communique. La mère souffre et le père souffre quand l’enfant va mal. Il n’y a pas d’âge mineur pour la communication de l’enfant aux parents quand il souffre. Chair de ma chair.

Quand il eu violé Antoine pour la première fois, Joffrey se sentait très bien, il avait enfin réalisé son fantasme. Une vraie libération des limites. Plus rien ne l’arrêterai. Et il se sentait bien. Au loin dans une autre ville de l’Essonnes, Clément chancela, et senti son âme se ronger en elle-même, ainsi que sa pensée. Car Antoine souffrait beaucoup dans sa chair et dans son esprit de un an. Une lame de couteau sur le dos de la main qui coupe, qui coupe, qui s’enfonce. Marylène souffrait aussi, elle ne savait pas pourquoi, mais il fallait faire bonne figure devant Joffrey. C’était l’homme avant tout. Et elle la femme. Résister, faire bonne figure. Et consoler Antoine qui semble triste.

 

L’homme qui la baisait sans qu’elle ne connaisse jamais d’orgasmes, jamais, mais un certain plaisir. Son homme. Le fric, la situation professionnelle. La gueule. Oh quel charme vicieux il a mon homme et qu’est-ce qu’il est gentil… Et il me… baise… oh putain c’est bon j’en ai tant besoin. Mais Clément. Où est passé mon Clément, mon cher et bon Clément… Ça fait deux ans qu’il est parti… Et Antoine est né… Oh les yeux de Clément, la bouche de Clément… le visage aquilin de Clément… Il m’a tellement fait jouir… Et ça coulait ce liquide, et ça recoulait de mon sexe quand j’avais ces orgasmes… oh j’ai au moins joui dans mon existence sexuelle… Il fallait trouver un pendant je sais maintenant pourquoi j’ai choisi Joffrey… Mais c’est son père… Mais c’est son père…

 

Joffrey était le père attitré d’Antoine et il était empli d’excitation profonde. Il voulait avant tout vivre ses désirs pédophiles. Dans le monde entier. Avec cette jeune fille de sept ans et demi qui sortait tous les soirs de l’école primaire, cette jeune fille blonde au corps élancé dont il savait comment gagner sa confiance.

 

A l’heure dite, le jour dit, Joffrey se prépara intellectuellement à vivre son fantasme. Il était le maître du monde ainsi que de tous les enfants. L’école. L’école. Vite.

 

La sortie était à cinq heures du soir. La sortie des cours de l’école. L’école. D’un air enjoué, il se mêla aux parents qui attendaient leurs enfants. Quand Eloïse sorti, il prît cette voix de père qui faisait tant confiance. Il se dirigeât vers Eloïse et pris un visage avenant ainsi qu’un sourire sérieux et confiant.

 

-Eloïse, ton père m’a demandé de te raccompagner. Il y a un problème.

-Oui monsieur, je vous suis.

 

Au fond d’elle-même, Eloïse avait peur. La boule au ventre. Mais elle était sous l’emprise de cet homme.

 

Il lui prît la main, le soir tombait déjà quand ils se dirigèrent vers la zone déserte des champs en friche. Pas la forêt. Les champs. Son fantasme.

 

*

 

 

Ils avaient marché une heure. Dans leur marche, c’était le silence et quelques remugles confiants de Joffrey à Eloïse. Eloïse ne savait rien de Joffrey, ne savait pas ce qu’il se passait, mais elle était avec Joffrey, et ne se risquait à rien d’autre qu’à marcher, comme on marche avec un adulte. L’emprise ici était trop forte pour qu’Eloïse ne fasse autre chose que de se taire, ne penser à rien, et être auprès de lui. Arrivés au milieu des champs déserts, Joffrey se tut. La petite fille absorba le noir du crépuscule de tout son être.

 

-Déshabille-toi.

 

Eloïse regarda Joffrey avec un regard fixe et noir, la bouche close. Elle le regardait avec peur. Que se passait-il. Maman. Papa. Que…

 

-Déshabille-toi, salope, allez !!!!!

 

Joffrey le pédophile arracha violemment les vêtements d’Eloïse en commençant par sa chemise, dont les boutons en plastique cassèrent. Elle se retrouva torse nu. Ils étaient là, au milieu des champs en friche, la petite fille blanche torse nu, et le pédophile excité devant elle, il la dépassait au moins de cinquante centimètres. Ils étaient là, debout, sur les champs en friche, dans le crépuscule.

 

-Tu m’excites, ah putain tu m’excites !!!!

 

Joffrey bandait. Il prit Eloïse par la taille et commença à lui enlever son jean. Eloïse poussa instinctivement un petit cri de défense et commença à dire non en criant faiblement.

 

Il se trouve que l’endroit où se trouvait ces deux étranges personnes était le territoire d’une troisième étrange personne, nommée Anastasia, brune, et qui avait quatre mille ans. Elle était nue, n’avait presque jamais mangé de sa vie, mangeait rarement, parfois, du pain, mais elle était nue à deux mètres sous la terre tendre qui soutenait Joffrey et Eloïse.

 

Anastasia commença à remonter dans la terre vers l’air ambiant, en fourrant la terre comme on enfonce un piquet dans celle-ci, faisant de toutes terres un terreau frais où l’on se glisse automatiquement, tout autant qu’on s’y enfonce ou que l’on y remonte à l’air libre. Anastasia n’était pas humaine.

 

Ses crocs commençaient, automatiquement, à sortir de ses gencives, il en est ainsi de tout vampire qui se trouve en situation de danger ou de gravité physique. Dieu l’a voulu ainsi. Quant au reste…

 

 

*

 

 

La terre commença à bouger et à refluer comme quand une taupe remonte à la surface. Joffrey ne s’apercevait de rien tant il luttait avec sa petite force d’adulte avec Eloïse, s’occupant à l’insulter. La lamie sortit les deux bras de la terre. Il commençait à faire nuit. Une femme nue aux longs cheveux noirs bouclés sortit de terre à trois mètres des deux mortels. La vampire regarda les deux être s’affairer, et se dirigeât lentement vers l’agresseur.

 

Elle lui prit le bras droit avec son bras droit, comme quand on ouvre facilement une porte, et le regarda droit dans les yeux. Joffrey était stupéfait d’horreur. Il comprenait soudainement qu’il y avait une barrière à ses actes. Elle lui murmura quelque chose à l’oreille, doucement, dans la nuit. « Tu vas mourir petit porc ».

 

Elle ficha ses crocs profondément dans son cou. Eloïse vit une femme nue dans la nuit qui mettait sa tête dans le cou du violeur qui était en train de l’agresser. Anastasia prit au moins deux litres de sang à son cou en aspirant à la gorge du pédophile. Ce fut suffisant pour que Joffrey s’écroule lentement. A la fin elle enfonça encore plus profondément ses deux crocs dans la chair. Il y avait deux très gros trous rouges dans le cou de Joffrey. Il tomba au sol et mourut. Ploc. Plaf. Bruit de la chair morte qui tombe.

 

 

*

 

 

La lamie nue et aux cheveux bruns bouclés regarda Eloïse de sa haute stature. Le violeur était mort. La petite fille la regardait d’un regard confiant, curieux et froid par cette nuit-ci.

 

-Tu dois rentrer

-Mais… Je… Où c’est ma maison je sais plus moi… Il est mort ?

-Il est mort. C’est fini.

-Arrête.

-Tu rentres par ici. Par ici. Tu te souviens ?

-Oui je me souviens…

-Par ici. Ta maison. Il est mort. Tu te souviens ?

 

Eloïse se souvenait qu’elle avait failli se faire violer par un homme. Il faisait frais dans la nuit. Elle remit sa chemise qui était tombée par terre. Il y avait deux boutons cassés. Elle ne parlerai pas du mort. La lamie avait montré la direction de la ville. Il y avait les lumières. Elle dirait qu’elle avait flâné avec ses amis. Elle connaissait bien Savigny le Temple. Elle voyait bien où était sa maison dans la ville. L’obscurité et la lune formaient une sorte de hâle lumineux sur toute cette étendue de champs. Il y avait les lumières de la ville plus loin. Elle commença à marcher. Seule. Loin des deux corps. Elle avait joué, ses boutons s’étaient cassés. Deux corps morts attendaient, non loin de la jeune fille, qui s’éloignait à pas sûr des champs et du carnage, du carnage humain et du carnage sanguin, sans autres traces que deux gros trous dans la gorge d’un connard. Il y aurait affaire de police. Eloïse marchait loin des deux morts, dont un des deux ne se relèverait jamais et redeviendrai poussière avec le temps. Les morts vont vite. Mais les mortels comme Joffrey et Eloïse ont un spécifique rapport « de prédateur à proie ». Les morts sont prédateurs. Il arrive aux vivants de se venger ou d’être destructeurs… Mais une autre « mort » que celle physique habite les vrais prédateurs des criminels de l’âme. Ce sont des sortes de héros qui rendent la justice. Nietzsche en parlait dans Zarathoustra. La chasse à la racaille. Comprendre cela. Joffrey pourrirait la nuit ici jusqu’à ce que l’on remarque quelque chose. La lamie cracha un peu la bouche ouverte et regarda la ville, et Eloïse s’en fut lentement.

 

 

 

 

CHAPITRE 2

 

 

 

Les corbeaux avaient joué avec les yeux de Joffrey et s’en étaient nourris pendant toute la nuit. Il y avait au moins vingt corbeaux qui cherchaient à manger sur le cadavre. On était la nuit de juin. Chaleur supportable, mais assez de chaud cependant pour que la rigidité du corps s’attendrisse avec les heures. Venaient les fourmis attirées par l’odeur de pourriture et de viande morte, à savoir de la nourriture pour elles, elles se faufilaient par les orbites avec tous les liquides sucrés et acides qui remuglaient du corps de Joffrey. On devait se nourrir et nourrir les larves. On se demande quelles générations de fourmis viendraient après, étant larves alimentées à la chair de cadavre de pédophile pour un temps. Puis vinrent les mouches à viande, avec leur crochet-tube faisant office de bouche, mouches dangereuses qui venaient en cette contrée depuis 2006. De la nourriture pour mouches, qui y déposeraient aussi leurs larves. Les asticots grouilleraient bientôt dans le corps. La mort attire ce qui mange. Tué par une morte-vivante, est-ce bien là une sorte de sacrifice utile ?

 

Le corps du mort était plutôt bien nourri, grand, assez de chair et de peau pour nourrir beaucoup de monde. La lamie regardait le spectacle à dix mètres de distance, voyant là un rituel qu’elle connaissait bien, sauf que cette fois-ci deux marques de crocs assez épaisses étaient restées dans la gorge du pédophile mort[SF1] .

 

 

*

 

 

Au matin, la police qui faisait ses rondes dans la ville et près de la forêt fut alerté par le bruit, tout d’abord par le boucan des corbeaux et des mouches sous le soleil, quand les deux policiers en voiture se posèrent sur la route en bordure de Savigny. Anton était sorti pour fumer une cigarette et se reposer à l’air libre, faisant une pause dans son travail. Son collègue lisait un magazine masculin.

 

-Alors tu lis ce truc Michael ?

-Attends y a des articles et les photos sont belles.

-Ah ouais (il lui passa le magazine) belle fille.

-Regarde un peu y a des trucs sur comment réussir…

- (il parcouru l’article) Ah tu sais on fait pas dans le commerce nous.

-Oui je sais. Mais… attends c’est quoi ce bruit ?

-Ah ouais le bourdonnement…  Ça corbaille le corbeau en groupe aussi !

 

Ils regardèrent aux alentours de là où ils étaient, et virent au loin dans les champs en friche déserts un gros amas noir constitué de corbeaux qui se partageaient un corps, et d’immenses nuées de mouches qui voulaient manger et pondre des œufs dans la viande. Le vent tournât soudainement vers eux.

 

-Ah putain y a un cadavre ! L’odeur de pourriture dégueulasse comme la semaine dernière. Oh non.

-Tu crois que c’est une série ?

-On va voir. Faut d’abord virer les animaux du cadavre, sinon c’est pas vraiment correct.

-J’appelle le commissariat. T’as le numéro du quai des orfèvres ?

-Attends il y a une police scientifique en Essonnes mais oui, pour ce genre de merdasse tout le monde doit être au courant. Laisse-moi faire.

 

L’odeur de pourriture avec la chaleur, plus l’odeur des mouches, tant le vent était léger ne rendait pas compte de ce que serait l’odeur du cadavre dans une pièce fermée. Ni de son état après que les bestioles carnivores aient fait ce qu’elles avaient à faire.

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Noircissements et aéronef

Publié le par Samuel

Terre des pauvres

Landes aux voiles trouées

Où passe le vent

Fièvres de houx

Holà holà tu dis

Que ce qui se passe

Il y a les petits cyclones du tronc

Les nouveaux vents

Et la musique qui chante et pianote

Chacun ses landes ses voiles

Le terre-plein au soleil et au vent

Maladie du cœur

Maladie du cœur

Qu’est-ce que j’ai à te dire sur la nature de ton cœur

Pleure ici

Cœur fort

Pense à moi

Je t’aide

Oh aimes-tu

Plus fort que cela

A tous les vents tu aimes

Bien que cela soit

Comme le vent

Ô temps de la belle moisson

Le contrecoup bleu du cœur

 

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La légende du Sage

Publié le par Samuel

Quand le Bouffon fut en difficulté

J’ouvris les portes du temps par Esprit

Et parlai au philosophe

Plus tard assis sur une plage devant un feu

Je perfectionnai l’enseignement

Ô portes du Temps

La Disciple vint

Lui proposa un combat

Elle était des étoiles

Lui de la Terre

Et vint la Légende du Sage

Au dix-neuvième siècle

J’étais tellement ombré

Ô voix de loup des Séphiroths

Si tu consens ici

Passe donc par la Porte

Ainsi ils ne connaissaient pas cette Force

Et menti.

Mais ici sais-tu

Au fin fond des couloirs

La force devineras-tu

Ce qu’il y a de noir

Car tu as peur ici

Comprends.

Elle était avec moi

Quand éternité et éclairs

Mais ici

On m’appela autre

Moi Samuel

Sens l’ombre qui parle

Et apprend la marche

Marche

Ainsi, mort

J’étais allé en Strygie il y a neuf ans

Ô peuple du Monde Ancien

Gardé par Rome

En plein cœur de la France

Ô pauvre mendiante Strygienne

Demeurèrent les noms

Quand on demanda

Mais ainsi il fut et il est

Les recoins secrets

Ou la logique s’étend

Ô peuple de l’espoir

Tu ne connais pas les contes du vingt et unième siècle

Je te semble ici obscur

Car ignorée est ta culture

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Plaidoyer pour l'empathie (début d'essai) 2017

Publié le par Samuel

 

 

Nous sommes dans une société qui évalue sans cesse la vie. Non que la vie ait à se justifier quand elle est à son plein, ou à un niveau de calme et de sérénité, c’est qu’à l’inverse une telle vision médiatisée de la plénitude accouche ici de son contraire, c'est-à-dire un rejet et un jugement total quand on se situe dans la chute.

 

Tous les préceptes philosophiques, de la dialectique de Socrate à Nietszche, jusqu’aux syllogismes de Cioran et les préceptes chimiques de l’univers, c’est dans le chaos et les plus petites molécules entrant en réactivité avec ce chaos et entrainant la vie, faisant jouer le hasard et la justice même du vivant, qu’on découvrit ainsi que les entités les plus attaquées et les plus souffrantes entraient en relation avec le jeu du chaos et de la vie, et du beau hasard du vivant.

 

La société issue du capital et de la production qu’est la nôtre a engendré une morale terrible découlant du principe même de cette société. Ce qui n’est pas dans le capital, le rendement et la productivité est nécessairement mis au ban de cette société. Il faut gagner, entrer dans un schéma de capital, consommer à l’aune de nôtre semblable pour entrer dans ce que la majeure partie du monde considère comme le groupe social auquel adhérer et rentrer dans le schéma de consommation, par les produits vendus ou un mode de vie dont « ce qui est dans le rendement et qui capitalise » acquière et jouit.

 

A ce point, tout ce qui fait défaut à l’image sociale et n’est pas justifié par l’argent sera rejeté comme étranger, marginal, méprisé pour sa chute, et peu écouté dans son langage étrange. On n’écoute plus, on ne se force plus à intercéder entre l’apparat et l’être, coupant ainsi la communication entre deux pôles humains dans une démarche où va naître la générosité, l’entraide, la compréhension, la bonne intelligence et l’humanité.

 

Si la clarté était de mise, la vraie signification du vrai bon sens et de l’âme, ainsi que de l’intelligence communicative, resterait comme une valeur commune. Nos politiques ont dans leur discours si peu de matière (comparé à la vraie légitimité de leurs actes et des lois utiles), et les discours issus des livres sont distillés au compte goutte, mais, il semblerait que dans une certaine sphère sociale littéraire et musicale, la morale humaine persiste. Il ne s’agit pas ici d’une critique de l’art, mais de la critique d’une morale sociale.

 

L’art, la littérature, la poésie, la musique et l’art visuel sont les soupapes sentimentales, affectives, émotionnelles et morales d’une société qui ne s’exprime qu’avec ses artistes, et échange ses instincts, comme un miroir ou une passerelle, avec les œuvres.

Ici, l’art légitime l’argent aux plus hautes sphères et dans les plus attaquées par la domination morale du pouvoir social, c’est l’argent qui justifie l’artiste.

 

La vue morale du groupe social dominant, dans une société comme la nôtre, ainsi que tout groupe social, est, par l’entremise d’une vraie morale et d’une vraie éthique, une vue du concernement du plus étrange, du plus souffrant, du plus particulier.

 

Ce qui prédomine dans le rejet social, c’est la volonté d’un individu de s’accaparer le pouvoir de la masse, et ainsi en s’alliant avec la puissance « conceptuelle » du groupe, sa prétendue morale, l’individu ou le groupe d’individus qui en rejette un autre veut s’approprier un pouvoir issu de la masse. Le grondement, la communication rapide, la parole violente, et le mouvement violent de la masse, tout en accord, ainsi en est il de cette appropriation. C’est bien de ce pouvoir dont il est question, dont l’individu persécuteur, il en est ainsi d’une telle morale, s’approprie la matière instinctive et la force, pour punir. Ainsi le pouvoir autonome du groupe octroyé à l’individu va à l’encontre de ce qui diffère, de l’individu qui diffère en tous points, alors que c’est bien le problème éthique de la caractéristique individuelle isolée et vécue dont il est question. Un rejet de la particularité pour raison de pouvoir, et faiblesse d’un groupe social dans son éthique.

 

On a là affaire à un phénomène de déresponsabilisation morale et éthique au profit d’un comportement de groupe à la morale discriminative quasi invisible, impérative dans le comportement du groupe, et pratiquée comme un tabou, jamais ouvertement admise, sauf quand il y a cynisme.

 

On assiste alors à un véritable instinct moral de la masse dans la contre éthique morale véritable, devenue son éthique comportementale.

 

Discrimination, abandon des valeurs humaines, insultes, mépris, indifférence, le tout ayant pour jeu d’accélérer le mal être de l’individu qui aurait besoin d’aide.

 

Toute forme de séparation prend du temps. La séparation sociale commence avec la douleur et la pauvreté, ou le choix de vie, qui pour l’individu, concerne ses passions et sa vue très personnelle. Ainsi un particularisme qui pousse quelqu’un, comme dirait Philip K. Dick, dans son temps de « mort humaine » à postériori à devenir quelqu’un de plus complexe et plus fort, issu d’une révélation spirituelle. D’où parfois le choix de vie.

 

On a, dans nos sociétés actuelles, à observer ce qui n’est pas devenu, par une sorte de réflexion générale, mais advenu, comme un accident tragique. Dans les sociétés les plus savantes et les plus cultivées, on connaissait l’utilité de la souffrance, le devenir des saints, la paralysie linguistique et sensorielle, tracés médians de la sagesse, comme nous le rappelle la symbolique chinoise des trois singes, l’un se masquant la bouche, l’autre les yeux, et l’autre les oreilles. Ainsi ici dans cet exemple nous voyons le néant et le silence total voulu et accepté comme un phénomène serein de la sagesse. Le début du Bouddhisme, en somme, même si il s’agit en ce cas précis du Tao.

 

Nôtre société parle trop, se figure très mal, et n’a pas les bons outils conceptuels pour bien réfléchir. Le comportement ignorant donne les plus grandes violences. Privilégiant l’égoïsme, le confort, le pouvoir, la vitesse, et tout ce qu’il y a de plus faux dans la parole la plus prolifique, on oublie que toute morale, toute sagesse, toute vie validée dans sa pensée, a pour origine le silence et la souffrance, ou alors plus rarement, une véritable éducation philosophique.

 

Le temps, la mort, le silence, la souffrance, sont les quatre points de jonction d’une réflexion sérieuse plus tard vérifiée. Les gouffres sont des puits de joyaux et de merveilles quand on sait que la philosophie, les contes, nôtre culture littéraire, artistique et musicale, et toute l’histoire culturelle, est issue de l’examen humain de ce que la société actuelle considère comme une déficience. A savoir toute forme de chute. Par son comportement, le groupe social actuel est devenu inefficient au vrai regard de la culture, pour accroître son efficience au vu du paraître, du pouvoir et de l’argent. Dans nos sociétés capitalistes, et vu dont la façon dont la qualité de « vie » est synonyme de « situation », « rendement », et parfois « pouvoir », avoir une belle vie signifierait avoir une bonne situation professionnelle, un bon rendement financier, et beaucoup de pouvoir.

 

Beaucoup de personnes seraient d’accord pour dire que cette définition est la clé même du bonheur social et individuel. Dans ce cas là où serait la contrepartie manquante, la partie sociale qui ne possède pas cela ? On voit ainsi toute l’origine du mépris, et la fabrication d’une morale de masse, par ailleurs totalement factice.

 

Celui qui a cela ne voit pas cela comme un grand privilège personnel, ou dans ce cas là en découlerait la magnanimité envers ses contemporains, mais voit cela comme la normalité, au pis l’idéal à atteindre. Une forme de bonheur à l’idéal fait de métal et de velours dont tous nos médias, pour des raisons qui ne sont autres que le rendement pécunier, font proliférer en tant que morale générale. Ainsi celui qui est hors de l’idéal que certains ont atteins, principalement fait de capitalisme communicatif et de communication vaine, au vu de la substance de la parole, celui hors de l’idéal de vie est signifié par le groupe comme étant hors de la vie et méprisé.

 

On a substitué à la vie et à la parole vraie une autre notion totalement factice, faite d’argent, de paraître, où celui qui a du pouvoir sur autrui est vénéré et non suspecté. Un gouffre moral dont beaucoup en subiront l’abîme, à tous les niveaux. C’est le temps des maîtres.

 

*

 

 

Accepter la notion d’éthique, c’est en avoir. Après tout dévale dans le monde. Le pouvoir humain que n’accorde pas l’oppression est accordé. La vie peut reprendre ses droits.

 

La perversion est une question d’opinions. Qui n’en a pas ? L’étrange face terrible, « l’autre visage » dont la perversion a accouché était une traumatisante expérience d’un délire parallèle, proche de la paranoïa. La morale et l’éthique luttent contre l’injustice. Bien la faire passer, avec cœur et dialectique, c’est remettre la notion de la chute dans son dynamisme. Issue de cela, la vraie justice peut fonctionner.

La perversion c’est la fraction, la chute c’est l’origine de la morale. Ainsi ce qui choit est philosophe. Mais cela, de tous temps, les groupes cultivés l’ont toujours su. Le mythe n’est plus restauré. Faisons appel à toute la mémoire.

 

Avoir une morale c’est transmettre. La notion de transmission est cultivée, pas barbare. Le chamanisme se sert du courant de l’eau, de la purge, du double raisonnement et de la vraie conclusion trouvée. On ne méprise pas le monde. Le vrai Monde. L’homme n’est pas fou. On n’est pas fou. Man ist nicht verrückt. Mann ist nicht verrückt.

Ce qui est dit ici c’est que le savoir acquis, quand on s’en rend vraiment compte, tend vers la vie. Et justifie la vie. On le sait bien.

 

Pascal était un penseur, Nietzsche un philosophe. Ce qui les différencie c’est une certaine notion de la perversion. Pascal n’avait pas d’éthique dans ses pensées.

 

La tentation de Nietzsche c’est la tentation du Mal. Ainsi en était-il de sa philosophie. L’idée, la notion d’idée, ne fut qu’à moitié respectée à la fin. Mais on sent qu’il fut manipulé par un pervers. Peut-être l’homme à la grande barbe noire. Le privilège des instincts. On connait la suite…

 

Dans la chute on assiste au phénomène de la différenciation, mais le phénomène de la Raison n’est pas respecté. Peut-être n’est-elle pas définie… Devenir du philosophe.

 

*

 

Passons maintenant aux enfants dans des corps d’adultes. Le retard psychologique et affectif grave. Si cela fait aussi mal, c’est que cela vient de ceux-là. Le jeu sadique poussé des « enfants », c’est le problème des enfants, de leurs cinq ans jusqu’à leur mort. Les enfants apprennent. Ce n’est pas une pathologie, c’est un serment de facilité. La vie, c’est le problème de l’adolescent, de l’homme, et des enfants tels qu’on les conçoit. Les enfants qui sont les détenteurs des secrets, des actes criminels psychiques permanents, c’est une notion de plaisir. Pourquoi être autre chose ? La continuité est évidente. Mais si la pureté est là, préservons là, car l’enfance est un acte rare.

 

Avoir de tels enfants, c’est les considérer comme le plus choyé, être sa mère qui le caresse en permanence, dans une utopie qui est un acte de déroulement d’un processus pervers. Evitons cela, c’est affaire de lucidité. Le Mal doit être combattu. Les autres notions sont comme du gâteau aux amandes dans la bouche d’un fasciné par la souffrance. En somme, ici le Mal est un jeu d’enfants qui se poursuit et qui continue jusqu’à la mort. Quel jugement porter sur celui qui n’a rien vécu de sa vie, pas même le sexe, ne peut être père, et qui sera cet être de jeu jusqu’à sa mort. C’est un serment. L’éducation doit exister.

 

J’ai vu cela chez une sorte de peintre appelé Enki, puis un autre à une galerie, qui était dans la symbolique sadique. Un père ne peut toucher à la chair de sa chair. On ne peut laisser son enfant à un vrai dingue. Conseil aux femmes. On connait bien, par cette dernière évocation, cette sorte de jeux d’enfants. Cette partie de l’essai est très dure. Ce sont les suiveurs des jeux sadiques de l’enfant Arthur Rimbaud, avec sa torture psychologique des jeunes filles par un groupe et autres inventions. Son « temps des assassins » son « invention colorée » trouve son origine dans la liberté totale. Cette époque est aussi celle des enfants dans des corps d’adultes, liés par le serment de facilité, qui sont les « enfants de Rimbaud ». Pas le poème, mais les suiveurs de la diatribe. Rimbaud emprunte à Gaspard de la nuit, mais ne crée que l’anarchie. Rimbaud débute une idée d’alchimie, la vraie alchimie, pour les innocents, et pour certains, est une vision particulière. Celle d’une forme de magie esthétique. Mais il vient du Mal. Et il pense à la morale humaine. Sa fin sera morale avec la lettre du voyant. On comprend que cela plaise. Moins qu’un pervers, un enfant fasciné qui construisait ses métaphores dans les pigeons qu’il égorgeait. Le meurtre a une étrangeté imprévue. Son écrit valable, sa seule interprétation mature pour une forme imaginative, est la « lettre du voyant ». Issu de l’amoralité la plus pure, Rimbaud accouche d’une forme et d’une vision esthétique. C’est un damné que nous pouvons respecter.

 

 

*

 

 

La méthode de la pensée est une appréhension du temps. Il arrive, dans les douleurs, que cela zigzague. Il faut que la Raison soit établie. Nous ne saurions arriver ici qu’à une conscience du mieux. Et c’est là toute la morale. A l’aune de cette conscience, c’est le Monde et la Raison. La mémoire ici joue. La réélaboration de la Raison et de la Mémoire accouche du vrai Monde.

 

Le cas du trauma implique l’agencement du doute. C’est un refoulement de la douleur et des larmes. Rapprochons-nous du cœur. Il ne ment pas. Nous nions le cœur. Tout totalitarisme s’efforce de nier le cœur. La vie n’est pas totalitaire. Elle est humaine. Les préceptes de vie ramènent à l’humanité. Préceptes : cœur, âme, pensée, raison.

Nous connaissons tous les préceptes de vie. Le plus grand des préceptes est l’âme. Tout ce qui n’est pas fait par l’âme est faux, fou. Reprenons âme, mémoire, et Raison.

 

Le vrai jugement moral se situe dans le monde objectif. Pas un monde qui entend, mais un monde que nous entendons bien. Etre en dehors du monde, après la chute, provoque un glissement. Pour certaines personnes, dans leur inconscient collectif, sortir du monde, c’est appliquer le jugement subjectif. C’est un fait analogique. La pitié est universelle, pour et par tous. La pitié est objective, c’est ce qui fait sa supériorité avec le jugement subjectif.

 

La haine en soi amène à la division du monde. C’est dit, c’est tout. L’humain objectif n’est plus là. Retrouver la langue maternelle est une question de vraie mémoire. Accepter toute la mémoire revient aux origines.

Le monde réel peut revenir, la haine se taire. Car la haine a brisé la langue maternelle, si bien qu’ici la souffrance nous faisait voler…

 

*

 

Perdre son humanité est une anecdote assez amusante. La grande humanité du monde a remplacé la mémoire du cœur. Faire avec âme en état de même recrée le lien humain. Nous sommes autres, nous l’avions oublié. Quelles différences ? L’état post-traumatique où la confusion règne, ce précis état, est un état insensible à l’âme humaine. L’âme humaine charcutée demande un certain sens de la mesure.

 

 

Le théâtre sadomasochiste est rempli de perspectives psychologiques qui n’ont rien avoir avec l’humanité, tout autant que le Monde. Entre le sadisme au cumin, la torture au poivre et l’entente entre plusieurs personnes sur une même perspective psychologique saupoudrée d’estragon et de ciboulette, quant à savoir qui dominera, on peut dire que le zoo est bigarré. Cela n’a rien à voir avec l’humanité, et peut être parfois dans la logique de groupe ? C’est là que la théorie est confirmée : le un est plus fort et raisonné que le plusieurs. D’où son isolation et sa vérité… Mais cela, la vérité de celui qui chute est bien la logique du monde, pas la logique du zoo, encore moins que le groupe qui parle d’une seule voix, à savoir que toute personne qui tombe a des ailes.

 

 

*

 

 

La chute profonde se caractérise par une grande désorganisation du plein. Il faut alors agencer tous les vides et tous les points vides, car on est dans la disparité des points pleins et disfonctionnants ensemble. C’est la grande cuisine du chaos. Quand une cuisine commence, elle met du temps. La théorie de la multiplicité doit faire son aube et son jour en quelqu’un, et l’apprentissage est loin d’être plaisant. La théorie de la multiplicité est la connaissance de l’un devenu multiple, et de tous les multiples en un. De toute façon, c’est un grand processus de connaissance identitaire. Le sol connu, l’âme meurtrie connue, il va falloir ainsi l’affirmer, cette âme, et revendiquer son sol. On devient ici l’étranger de Jim Morisson. L’étranger vit pour lui-même, acquiert dans la chute et la multiplicité le pouvoir créateur, mais il lui manque le vrai langage. Crocheté de chaos, revendiqué de silence, silence si dur à vraiment accepter comme un vrai bien, tant le chaos rampe dans ce silence, la langue va devoir s’affirmer. Quand toute la langue de l’étranger qui est dans la théorie de la multiplicité va pouvoir s’affirmer et bien parler, en tous points, alors la vie reprendra ses droits dans cette vie qui a chuté. Mais tout commencement profond, plus profond alors, est chaotique…

 

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Contre Daesh et la France en toc, vive la musique !!!

Publié le par Samuel

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The future of America (4)

Publié le par Samuel

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Résurgences

Publié le par Samuel

Le jour enferme tous les pas

Tréfonds comme du vent

Coutures et notes qui passent

J’ai demandé la tendresse

Comme une muse de porcelaine

Où serait planté un cœur de chair

Dans sa bulle de verre à neige froide

Que demander ô chemin

Ô triade de notes bleues cristallines

A chercher l’aura que donnent soleil et nuit

Mais dans le cœur git la terre vive

On prend les paroles les univers et va donc remémorer

Mais où était l’ancre le bateau d’herbe verte

Car nos pieds sont en verre

Si proches de la statue

Lyre qui chante

Et prend tout comme de la pluie sereine

Ainsi les chants de l’homme

Bercent et couronnent

Ainsi le pic est dans la douleur

Car le verre flotte, la terre coule

Ô innocence clair obscur des parfums

Je te dirai alors

Rêvant de refrains défunts

Que la vie a fini par nous tuer

A force d’humaines et étranges choses

Le seau de verre est plein

Les notes funestes ont coulé dans l’océan

Si si on était lointains et sans concernement

Car le vent humain transformé en grêle

Nous appelait loin des rencontres

Et ainsi cela chante

Mais les mélodies des perspectives

Comme voir le cœur d’un fruit et les racines de l’arbre

Nous touchent comme des petites plumes

Nous les étranges mammifères

Car on fond les noirceurs parlent plus vrai-

Car au fond les chants clairs ont les secrets tristes

Douce compassion doux vent de l’humain

Compréhension de la symphonie

Mais maintenant qu’un certain été de l’âme est revenu

Je cherche encore la grêle

Les sentiments lacérés de vin rosé

L’arbre noir au cœur des tombes du jour

Inventer

Un peu de plus que cela

Mais mécanique

Ô pantins que nous sommes

Tracer les destins

Coutumes et paroles

Ô jours d’Hécate

Comme le veut le temps qui passe

On ne réinventera pas de telles personnes

Mais cependant

C’est parce que ça tinte que ça chante que ça bénit

Je cherche la cloche qui tinte

L’invention de la vie parmi les bénédictions

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The decline of the America

Publié le par Samuel

 

English version

The news broke. The trump-care, the negation of the Obama-care.

It is a question here of operating a big punitive law. That the members who voted for the trump-care want to protect, it is the aristocracy of the money. The domination. A rich has to dominate. A poor man has to suffer and be dominated. It is the law of the domination that is voted here. If the poor people began to raise themselves at the level of the rich, it would be terrible. It would be the death of the aristocracy of the money. The end of the difference. A rich must be upper. A poor man must be handled in inferior. Rich male dominating against poor woman-children dominated.

The domination excites, and those who want the oppression of the poorest want to enjoy their domination. So much deprive of a well-to-do the sexual pleasure which he likes so much. His favorite prostitute, the poverty. And this one well has to die and be dominated well, and well has to suffer. A law for. A good law.

 

Version française

La nouvelle est tombée. La trump-care, la négation de l'obama-care.

Il s'agit ici d'opérer une grande loi punitive. Ce que les adhérents qui ont voté pour la trump-care veulent préserver, c'est l'aristocratie de l'argent. la domination. Un riche doit dominer. Un pauvre doit souffrir et être dominé. C'est la loi de la domination qui est ici votée. Si les pauvres commençaient à se hisser au niveau des riches, ce serait terrible. Ce serait la mort de l'aristocratie de l'argent. La fin de la différence. Un riche doit être supérieur. Un pauvre doit être traité en inférieur. Mâle riche dominant contre pauvre femme-enfants dominés.

La domination excite, et ceux qui veulent l'oppression des plus pauvres veulent jouir de leur domination. Autant enlever à un nanti le plaisir sexuel qu'il aime tant, sa prostituée préférée, la pauvreté. Et celle-ci doit bien crever et être bien dominée, et doit bien souffrir. Une loi pour. Une bonne loi.

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Future légalisation du cannabis en France et en Europe ?

Publié le par Samuel

On pourrait imaginer un rapport du gouvernement comme ceci:

 

 

Au vu du récent marché légal de la drogue en France, les arrestations de trafiquants ont diminué. Les délais économiques de la répercussion légale du marché de la drogue en France et en Europe suscite beaucoup de questions.

L'augmentation des psychoses et des hospitalisations des jeunes de moins de 17 ans, bizzarement coïncidant avec la dépénalisation du cannabis dans toute la France, laisse questionneur... Doit-on faire fi des associations de psychiatres, psychologues et psychanalystes qui ont défilé mercredi après-midi place de la République pour protester contre cette légalisation, faisant valoir de leur statut de médecins traitant des affections longues ? Mais bref on s'en fout ! Cool la France !

Le président, grand consommateur de hashich, veut aussi légaliser la cocaïne (mais surveillée). Il pose là un grand problème de manipulation des masses par la psychanalyse. A suivre.

 

Le Monde des drogues légales, supplément gratuit au Monde, février 2020.

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Cloches d'ombres

Publié le par Samuel

La trace de tes sanglots terribles

Est la grande ligne humaine dans la nuit

La trace de tous les cratères dans ta nuit

Est le poisson multicolore dans la blanche aurore

La rivière violette joue tout son conte ici

Et quand la trace est sombre

Il y a ces notes étranges

Qui sont les vies humaines accrochées

Comme de la viande par la bouche

Qui murmurerait si loin maintenant

Ô cyclones !

Vous êtes les éclairs de lin et de fer dans la nuit

Tous les poisons toutes les douleurs ô belle couleur

Sur l’immaculé, nous en sommes si proches

Quand la jarre fendue par le liquide mercurien

Comme du rouge aux yeux que peut donc

Quand la moisson est forte

Que la nuit est le bijou qui se boit

Ô parfaite vasque d’ombres tachées de lumières

Que le chaos peut être une symphonie de douceurs

Comme l’eau de pluie

Eau de pluie eau de pluie

Que j’aime les bijoux et les accouchements des misères

Je vois se balader des ombres aux iris de comètes d’or

Ô que l’ombre et l’or se marient sur le chemin descendant

Tombes explorées

Que se cache t-il ici

Odeurs de poussières et de poudres

Parfois la misère s’ouvre

Et dit la nuit pour chacun qui l’explore

Oui pour chacun qui l’explore

Et la lumière se rencontrera dans une coupe

Des ombres se transforment en fumées de nacre

Et revont dire l’innocence

Quand la nuit et la lune sont touchées par ô pures ombres

Que de finesse ici et les destins à nouer

Que dire comme vies à tout reprendre

L’impossible était là

Que de frêles coupures parcourant l’histoire

A quelques marches il y a quelqu’un

Quand l’être se rejoint à lui-même et tend la main

Qui le voit ?

Ainsi il doit tracer lui-même son couplet

Sa symphonie et ses silences comme des puits

D’où ressortirait peut-être l’idée d’un rêve

Ô réalité que tu nous fais de contes

D’instants de solitude réclamée

Le temps est un lacet défié de nombres

Que nous prenons comme des cordes

Les trois cordes du temps

La nuit n’est pas interdite

Elle est le temps terrible qui s’emploie à tous les rêves

Tu n’as pas un beau souvenir continuel ?

Un beau morceau de vérité à raconter à renouer au temps

Vie qui s’inventait oblitérée par la Mort

Ô proches qui moururent

Il y a par delà les temps et les générations

Des lignées de jeunesse fraîche qui demandent

Qui répondent sourient et pleurent

Quel est proche

Quel est proche

Je sais les lointains cœurs fidèles

Ceux qui se battent par tous les temps

Congratulation pour cette victoire du courage

Atteignant le sommet où se pose la mésange

Au sommet du cœur ô âme étrange

Chante donc l’étrange, le symphonique bleu et ta mélodie

On entendra toujours tes chants par ici ou là

Je sens l’étrange qui revient et qui combat

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Les sectes et nous (pour l'instant dans les médias)

Publié le par Samuel

Comment démonter une secte ? On fait.

On fait du labyrinthe !!!

On fait du labyrinthe !!!

On fait du nazi-reason !!!!!

On fait du nazi-reason !!!!!

On fait de la culture...

On fait de la culture...

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The future of America (3)

Publié le par Samuel

 

English version:

 

A mental backward person to the white house

 

If Trump had the possibility to suppress the intellectual perceptiveness, the philosophy, and the science of his country sure he will done it.

He apparts to the sphere the most ineducated, the most brutal, and the most dangerous for the culture that it was happened to the presidence. He has for him the physical weight, the vehemence, and the money, these three virtues being adulate by those they have nothing, and that they admire because the intellectuals should make them some shadow in the school.

If the great naïvety of America, the lake of political conscience of his residents and his taste for the most apparent in passing all what is shining the most and what it makes the most of noise, combined to the fact that Americans will never have trust to a woman for being in charge of them country. Those what Trump were elected face to Clinton.

The America will have face to her for govern someone who don’t support the intellectuals, the culture, and who has just raise the intelligence one day. To believe that the presidence consist to manage a casino were an error for those they voted Trump.

The only dream admit for the Americans is the money. Not an happy communauty, no, the money. Trump makes money, want to make money, and works for money.

The power is before all a public responsability affair. The last presidentials decisions make proof of a totaly misknowledge of the system of education. If the cultural budget is suppressed, the violence in America gonna make a giant foot.

The culture regulates, polished, refines, settles the manners and the sociability. For Trump these four virtues have to amount to a single thing: food. We do not expect from the culture and from the politeness here, it is a rough regime.

Urgently a party executives within the American government have to be set up for puppetising Trump. We shall to soften him, him to cook, to put to sleep him, to deceive him with beautiful invented dreams and to persuade him that he had this so beautiful idea to which we have just offered him.

The multiplication of the political advice opiumics and dreamy have to be daylight in the circle of acquaintances of Trump to soften him.

Furthermore, if within the government we see an influx of new proposals come from the outside or from members of parliament, the governance can be as much democratic as republican.

More the political emanating proposals members of parliament will be new, relevant and original, and that we prove their efficiency, then Trump, as in France the President Hollande, will puppettised by his government. We do not obey a man of straw. We manipulate him.

 

 

Version française:

 

 

Un arriéré mental à la maison blanche

 

Si Trump avait la possibilité de supprimer la finesse intellectuelle, la philosophie, et la science de son pays sûr qu’il le ferait.

Il fait partie de la sphère la plus inéduquée, la plus brutale, et la plus dangereuse pour la culture qu’il soit arrivé à la présidence. Il a pour lui le poids physique, la véhémence, et l’argent, ces trois vertus étant adulées par ceux qui n’ont rien, et qu’ils admirent car les intellectuels devaient leur faire de l’ombre à l’école.

La si grande naïveté de l’Amérique, le manque de conscience politique de ses habitants et son goût pour le plus apparent, incidemment tout ce qui brille le plus et ce qui fait le plus de bruit, combiné au fait que les américains n’auront jamais confiance en une femme pour diriger leur pays. Ce pourquoi Trump fut élu face à Clinton.

L’Amérique aura face à elle pour le gouverner quelqu’un qui ne supporte pas les intellectuels, la culture, et n’a fait qu’approcher l’intelligence un jour. Croire que la présidence consiste à gérer un casino fut une erreur pour ceux qui votèrent Trump.

Le seul rêve admis pour les américains c’est l’argent. Pas une communauté heureuse, non, l’argent. Trump fait de l’argent, veut faire de l’argent, et bosse pour l’argent.

Le pouvoir est avant tout une affaire de responsabilité publique. Les dernières décisions présidentielles font preuve d’une inconnaissance totale du système d’éducation. Si le budget culturel est supprimé, la violence en Amérique va faire un pas de géant.

La culture régule, polie, affine, règle les manières et la sociabilité. Pour Trump ces quatre vertus doivent se résumer à une seule chose : manger. On n’attend pas de la culture et de la politesse ici, c’est un régime brutal.

Il faut de toute urgence qu’un bureau politique au sein du gouvernement américain soit mis en place pour pantiniser Trump. Nous devons l’adoucir, le faire manger, l’endormir, le duper avec de beaux rêves inventés et lui faire croire qu’il a eu cette si belle idée alosr que nous venons de lui offrir.

La multiplication des conseils politiques opiumiques et rêveurs doivent faire jour dans l’entourage de Trump pour l’adoucir.

De plus, si au sein du gouvernement nous voyons une affluence de nouvelles propositions venues de l’extérieur ou de députés, la gouvernance peut être autant démocratique que républicaine.

Plus les propositions politiques émanant des députés seront neuves, pertinentes et originales, et que l’on prouve leur efficacité, alors Trump, comme en France le Président Hollande, sera pantinisé par son gouvernement. On n’obéit pas à un homme de paille. On le manipule.

 

 

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The future of the america with trump

Publié le par Samuel

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Next future: Cara Delevingne hacked

Publié le par Samuel

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Brumes d'acier roses

Publié le par Samuel

Des ailes tranchées d’oiseau malade sur le visage

Une tache de nausée pointée comme une flaque sur l’âme

Ô comme les flocons de gentillesse volent au loin

J’y vois courir le désespoir l’amertume aux lèvres

Ainsi la couleur grise bleue est teintée de poussières

Qui disent que la gentillesse s’attrape ici

Que le mal est comme la nuit, une très belle unité

Qui se confond avec la lumière de quelques poudres d’émotions

Qui donc est capable ici d’un bon geste

Il manque le vrai moment

Comme un arrachement de laine aux bras

Des tracés noirs de silence

Qui gardent au fond couvés la bonne colère et la bonne joie

Prisme de la justice gardé par le silence murmure

Il te manque ici et je le sais quelques traces sombres

Et je sais qu’une sorte de destin s’annonce

Quand immolé par l’accident de sang et la tragédie fine de la chair

Nommée enfant qui dit au loin nous sommes si calmes

Mélodies affrétées comme des chaines à un bateau

Et le chaos commençait par une note étrange

Une vue de la nuit qui scintillait

La joie noire comme une bouche souriante et close

Ô belle colère vue juste de la compassion

J’y vois des scories qui mangent les mains tendues

Car main qui mendie est main tendue

Ainsi le veut la tendresse et la compassion

Et ce qui voulait dominer

Avec sa haine son envie et son mépris

Fut battu par une colère qui était son opposé

Lui pardonna et je vis la confusion

Comme une diatribe de mépris qui soutient le pantin dans son élan

Et veut dominer car c’est ses muscles qui parlent

Ainsi un singe lança une pierre

Et nous voyons un théâtre de zoo

Car ici c’est la lune qui chante

C’est la gloire du cœur qui peut enfin dire

Là le don est possible

La parole ne venant pas

Il fallut quatre douleurs pour commencer le chant

Et assurer la main

Car on chante bien étrangement ici

On dit bien pour celui qui choit

Et mains tendues

A dire si celui là est fou

Quant à la question

Comment voyez vous cela il dit

Je n’y suis pas

Il faudra parler trains voies ferrées et Sartre

Dire que c’est une étrange émotion l’être

Et quand les langues de fer ont assez

Usé de leurs muscles instinctifs

On parlera de la douce émotion de l’être

De la belle forme de cette pensée

Si elle est utile à quelqu’un

Ou à soi

Et on dira c’est beau mais très étrange

Vous irez loin avec cet espoir

Et les oiseaux diront pour ceux qui savent écouter leur langue

Et les chats regarderont et diront ensemble encore

Même que les chiens

Je prédis la fin du mépris

Et une compréhension générale

Ne tremblez pas hommes sauf si crimes il y a

Comprendre cela veut dire saisir toutes les profondeurs

Et rattraper un défaut

Ô grande et profonde histoire de la gentillesse et de la sanité

Ici l’on criait

Car cela faisait du sang aux bras

Et ceux qui criaient beaucoup

C’était aveuglement habitude de la boue

La gentillesse comme

La dernière et sans doute la première

Finalité de l’intelligence

Regardez cette négation du mot civilisation

Il y en a un autre

Barbarie

Ainsi ces lames et ces coups car avantage

Et volonté d’asservir

Fut adolescence.

Je vis une philosophie de l’âme plus claire et inventive ici

Quand on regardera ces mots ces actes moraux

Ces crimes humains

Ce sera comme si une mère mangeait vivant son enfant

Et la lune sera de couleur de mélodie et de symphonie

Pour celui qui ose dire « être et âme avec mon espoir,

Cela pour demain. Maintenant paix. Paix et colère

Pour demain. »

Je vis les fleurs blanches tourner une à une comme un cyclone

Dans les mains d’un Destin qui était forces accomplies

Qui avaient muries dans l’ombre

Comme sous la terre

Que faire de la forêt de chênes en devenir ?

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Les mouvements de la licorne

Publié le par Samuel

L’hermine noire est passée dans l’esprit

Craque la petite conque blanche coquillage sous les dents

Où que tu sois le vent souffle comme une prière et une bordée de flûtes

Oiseaux tachetés de rouge

Donnons-leur des rêves

Plus loin celui d’être humain

Goût de pierre crois tu

Que l’on dorme au chaud si proche

C’est si confus quand je comprends cela

L’émoi noir

La botte de baguettes de paille

Vois le silence comme une symphonie douce

Il n’y a que mort aimée qui fut si sombre

Aimer

J’y vois ce que tu sais

Ainsi tu sais la poudre et la poussière

Mais repense au silence

Ainsi ici tu connaissais le Bien et le Mal

Les plaines et le chant du ciel bleu

Le chant de la nuit noire

Les clic et clic, et clic et clic c’est donc aimer

Recherche les bruits qui ont parcouru l’antiquité

Ô histoire

A chaque oraison d’un Destin tout flambe comme des torches

D’un nouveau venu chez les dieux

Ou oracle ou demi-dieu

Ou prophète des savoirs de son âme

Vue de nouveautés

Comme des grains de ruisseau

Tréfond de la haine ô néant

Tu étais enfant perdu

Quels ont été les crimes

La chanson comme une rivière qui coule

Comme souffle le vent

Le temps met ses falaises

Où par un anneau je fus jeté dans les pouvoirs

Et récolta du silence

Falaises du silence dans la vie

Car maintenant c’est un quotidien

Une étude de plus en plus fine

Je voulu être eau

Et donc à moi destin de ruisseau

Là où se transformera en fleuve

De par les falaises du temps

J’eu décidé alors

De compter les souffles

De marcher sur les bordures de pierres

Et que fut cela le quotidien des autres, mes contemporains

Ignorant chaque nature de la vie

Se repaissant de mensonges qui disaient

Haro au rêve

Ils n’en eurent

Aucune réalité

Tout à mon contraire

Quand humiliant de rage un chien en pleine rue

Celui ci m’insulta en français, les badauds se turent

J’avisais un chat que je vouvoyais qui me répondit

Et fut sur le point de me conduire au conseil des chats

Qui se trouvait près du cimetière

J’eu peur de l’heure qui couchait l’obscurité

La rencontre avec la licorne noire sauvage que je redoutais

Au vieil homme habitué au monde cela lui arrivai d’y aller

Il y a neuf ans je renonçais.

L’homme nie le réel car son espoir est mort pour lui

Et prêche la mort

Car je sais

Et il en est ainsi du monde que les contes

Quels qu’ils soient

Se repaissent de contes

Qui font grandes symphonies à la vie

Et cela sent l’odeur de l’or et de la poudre de bois d’automne

Ainsi est l’espoir et la lumière

Ils se nourrissent d’ombres

Pour prendre la vie à plein esprit

Et à pleine main

Mon silence moi le ruisseau aux amis morts

Est celui du chant

On n’attaque pas le chant

Alors il devient murmures

Sortilèges retrouvés

Et sa colère est comme le matin

Sa gloire comme le midi

Et sa raison comme l’air du soir

Patient et humain

Ainsi sont les eaux et les vents

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SDRM, droit civil et SACEM

Publié le par Samuel

La SACEM est une association à but non lucratif.

Le droit civil protège les auteurs, les droits d'auteur, à savoir la paternité de l'oeuvre. Si on est l'auteur de l'oeuvre nous sommes protégés par le droit civil, et rien ne peut nous forcer, à part les impôts, à donner de l'argent à quiconque sauf par contrat quand on est auteur.

Si la SACEM existe, c'est en tant qu'assurance privée n'appartenant pas à l'état. Personne ne nous oblige, et dans ce cas là nous sommes protégé par la loi sur les droits d'auteur, à donner de l'argent à quiconque quand on est auteur sauf aux impôts.

Quand le producteur n'est pas l'auteur de l'oeuvre, oui cela relève du droit civil, et la SACEM obéit à la loi civile. Pas l'inverse.On n'a jamais vu une société privée qui n'a rien à voir avec vous jouer le rôle de l'état dans la demande de frais et d'argent.

En bref on ne va pas souscrire à une assurance quand on n'en a pas besoin. On n'a jamais vu une société d'assurance se substituer à l'état quant à la demande d'argent. Ce serait illégal, surtout si vous êtes l'auteur et le producteur en même temps.

En somme si on est l'auteur d'une oeuvre musicale et que l'on gère tout, pas besoin de SDRM demandée par une assurance privée ! Pareil sur la soi disant ponction d'argent sur vos revenus. Vous êtes l'auteur, pas un filou !

La SACEM gère les producteurs pas les auteurs. Nous sommes protégés par la loi civile.

De même il y a de fortes pénalités légales si on essaye de s'approprier des droits d'auteur qui ne vous appartiennent pas. On est protégé par la loi pas l'inverse ! Halte au flou juridique  quant à nôtre vision de nôtre oeuvre !

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La reine des vampires

Publié le par Samuel

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Anankè/ Grey ice machines/ 2016

Publié le par Samuel

Cet album est noise gothique. Il comporte 9 titres. La sortie sur deezer, amazon, spotify et youtube aura lieu le vendredi 13 janvier. A acheter ou à réécouter si ça vous plaît. 13 janvier 2017 sortie.

Pour écouter et télécharger sur deezer cliquez icihttp://www.deezer.com/artist/97320

Pour télécharger sur amazon cliquez ici: https://www.amazon.fr/s/ref=nb_sb_noss?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&url=search-alias%3Daps&field-keywords=Anank%C3%A8+grey+ice+machines

Anankè/ Grey ice machines/ 2016
Anankè/ Grey ice machines/ 2016

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Pétale du fer de tempête

Publié le par Samuel

Lames et mouchoirs de tempêtes

Comme un refrain sous l’air noir

Les couleurs du corps s’attachent

Aux épingles du sol

Quitte à être cassé comme de la porcelaine

Les barques aux ailes rouges chantent leur chemin

Parties de la bouche et des yeux jusqu’au-delà

Carillon en harmonie avec le cœur

Ô les petites mers de soie et de laines écarlates

Quitte à aimer toutes cassures

Voici une autre chanson silencieuse

Où tambourine le sang et ses notes incertaines

Incertaines comme l’horizon

Qui s’irise des présences silencieuses

Comme parfois des crucifixions

Voilà que s’ouvre les yeux aux bras noirs

La garde humaine des affections

J’attends toutes les notes

Bois qui aime le naufrage

Pourquoi pas saborder le capitaine

Dans une coupe de champagne

La garnison et le chef-lieu diront

Qu’ils ont de bonnes oreilles de bons yeux

Et si oui cela oui cela fait un bon cœur

Ô grand tombeau bleu du silence pâle

La vision toutes visions même les chants à honorer

Humains sentiments ô comme la colère et le dédain

Poutres humaines qui cachent la tendresse endormie

Colère du soir bruine éternelle aux hivers

Silence comme tous les traits d’union

D’union entre le cœur et le temps

Comme contempler le somptueux et violent mélange de

Toutes les atmosphères présentes

Ô Reliques nouvelles du langage

Cerise fraîche à la vision

Et on se demande par ce temps

Mais quitte à bien pêcher le sentiment et les gestes

Comme ceux de l’âme et du cœur

Cela va comme les saisons

L’inaudible se capture

Muscles bleus outremer de la main

Et la langue du vent avant cela langue des pierres

Comme s’insinuer dans les notes d’un cyclone

Et encore trouver le silence rassurant comme le cœur

Pierre des iridescences ardentes

Cyclones au cœur de la statue

Et chant des lumières

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Moisson du coeur

Publié le par Samuel

Les couleurs de l’écharpe de nuit

Enveloppaient les chairs et l’esprit

Muse et colibri du chaos

Va tenir ton vol et ton chant près de la fenêtre

Les cristaux de brise s’enlacent au silence

Au tapis de pâquerettes lancé si près du cœur

Dans l’horizon naviguent des bateaux noirs

A la coque transparente

Pour mieux y tenir les rêves

Sème sème dans le cœur

La nostalgie et l’amertume en sont les couleurs

Ô affections pour les gros bleus du cœur

Les déserts de sentiments

La marche rude et douce au soleil et au crépuscule

Je voudrai voir un phoenix blanc

Qui dirai cela est possible pour ce sentiment-ci

Tressé au gré du ciel

Quand le silence joue du piano

Ô élixir du cœur élixir de la raison

Quand s’abattent les moineaux de pierre sur le front

Accroché à leurs pattes les graines du ciel

Elixir de cœur bleu de la douleur

Qui sème le parterre au doux son de la flûte

L’apparat de la raison comme saisie par des griffes

Tendre pulpe des doigts qui dit « fragile présence humaine »

Noté comme cela un temple au mensonge de la dégradation

Effacé par des chants qui disent la fragilité

Morale terrible comme une zone de peste sur la conscience

Car « douleur », « foi », « cœur », « raison » et « affectivité »

Etaient de même harmonie

Cachées là sous la honte et la peur

La loi du fouet humain des cris barbares

Ô cris barbares dans le ciel et le cœur

Ô fragilité

Morale elle même de la vie

Car on danse comme des tziganes sous la lune

Ô culture

Pincée barbare fragilité cœur et raison

De quoi filer toute une vie avec ses mains

Penses-tu donc, donc il y a tes mains

Qui donnent toujours même en secret

Prie pour tes mains ta tendresse qui gonfle avec l’amertume

Et tu ne veux pas en faire ton théâtre quotidien

Lune rouge barbare de la violence

Il ya tes sourires et tes yeux de faïence et de marbre

Cape d’airain pour tout maintenant

J’aimerai y voir un visage

Et tout ce qu’il y a de la sincérité

Tout ce pour quoi au fond tu vis

Viens force par ici

Repends la goulée fraîche du temps

Avec cœur et raison ouvre les bras

Ô la falaise des réflexions

Philosophie je pense à un vrai sens

Un sens qui dit avenir, mains et dons possibles ici

Carafe de larmes ruminant de par le cœur

Je sais que parfois au loin tu prie

Fait que loin et proche

Au cœur de la vie

Rejoignent leur équilibre du présent

Et quand la nuit ou le matin se montre

J’aimerai que tu entendes la cloche de fer et d’argent

Au son profond

Qui résonne de partout

Et tes mains

Même au courroux

Ô couleur de générosités

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Le mangeur de lumière d'outre-monde

Publié le par Samuel

Entre la haine cachée et le syndrome de la conscience

Entre la haine cachée et le syndrome de la conscience

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Rivières

Publié le par Samuel

Après quelques nuits où

Le sommeil manqué fut réparé

Comme on coule dans un nuage gris

Il est arrivé ce soir que la tôle froisse et crie

Que l’on demande ici ce que

Les fruits de l’amour n’ont plus de racines

Moi chair fine et visage avenant

Fruits de l’amour bleus et rouges

Ô douces mémoires

Tu manquais de quelques minutes silencieuses

Et même alors ce fut ici car chair tu ne

Voudrai ici pour l’instant de son toucher

Comme du métal froid et terrible sur la peau

Mais âmes !

C’est les fruits de l’amour et du présent

La mémoire synthétique la vie qui passe ô rivière

Dans ces tôles d’hôpital à amour duvet

Je ne touchai pas l’amie dont le toucher faisait peur

Je ne touchais pas la fille battue qui reposait ici

Confiance à présent à ma vue fruits de l’amour

C’est le cri qui demande bien duvet !

Facile à avoir ici même esprit

Que de refus pour nôtre douce fidélité

Mais noirceur et musique ici !

Quelle paix !

Douceur de la nuit gestes de ma fille affectifs sur moi cela

Me faisait peur elle avait été violentée moi père et

Ô les larmes pour son passé je la mets dans sa chambre au couvent

Là plus personne ne t’agressera il y a

Trois ans maintenant ô vingtaine et mathématiques tu

Réclame silence.

Mais avec ce sommeil étrange la tôle criait

Ma fiancée à cette heure est absente mais

Je réclame avant tout

Mémoire.

Et toi aussi, pas chair tout de suite

La chair la nôtre est pleine de vents

De rêves cassés.

Pas à accorder à tout le monde ! Eh !

Se reprendre recoudre le silence

Noter peu à peu

Reprendre sa chair

Réinvestir ce silence et la musique et les bruits

Musique mémoire la tôle criait

Et la chair faîte de poudre et de poussière

Car silence prend son temps

Raison est là.

Médite un peu reprend les oraisons

Car les fruits de l’amour sont là

Il faut s’en rappeler les digérer

Reprendre l’amour qui fut car ici c’est silence et âmes

Et cela est fatalement silence

A ce point c’est normal

Ô foin bottes de pierres cassées

Ta main donne grande alors

Dans le silence comprends

Vis cette large histoire et reprends-toi

Il s’est passé beaucoup de choses

Etoiles dans le silence

Main de la mémoire

Et douces rivières

 

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