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Traverses du temps et du monde

Publié le par Samuel

Le moineau de nuit et de glace s’est posé près de la fenêtre
Un vent joue sa flûte par delà vers nous
Immense noir plein de calme les feuilles dorment lentement
O volutes de nuit qui s’infiltrent comme la cape d’un magicien
Tout est à créer dans la glace si tendre de ces moments
Quand les canots vont à la rivière près de la lune
Recueillant le givre qui coule
Une magie si mémorielle en somme un glacis lointain
Un mystère à aborder avec la douceur d’une plume
O dureté des murs plein de l’atmosphère
Mystère froid et coloré d’un bleu qui semble murmurer
On charge la cargaison près des rails une cargaison odorante
Pleine de tissu de mets fruités et de blé jaune qui sonne sa senteur
Palais des sentiments tu renouvelles les mémoires terribles
Quand un orbe de sorcellerie vint tout griffer ici
Qu’un drap fut abandonné vide au lointain silence de la mort
Qu’un crâne invisible fut nommé destinée
Et des paroles sourdes abandonnées dans le chaos
Pour revenir à un silence de graviers et de métal et de nuit sombre
Que l’espoir et la magie vinrent couronner de neuf et d’oubli
Ainsi les seuls plus petits bruits et raclements furent ici vérité
Et calme
La mort passa comme un train noir dans les consciences
Et l’on fut chargé dans un cargo qui portait la mort du monde
Et de son voyageur
Depuis j’entends siffler les échos de l’enfance calfeutrée par une bâche
Et tout fut immolé sur la colline
On perdit la mémoire de tout sauf de valeurs d’amour auxquelles ils n’entendaient rien
Et l’on fut immolé dans la poussière, la bouche ouverte et les yeux cassés
Et depuis cela forme une boite à musique
A la poupée fissurée de statufications
Et la mélodie craquelée et belle résonne toujours
Le sang coule
Et le cœur renouvelle les saisons maintenant
Morsure d’une mort qui fut la fin du monde et de nous
On alla chercher les restes au fond d’un puits noir
Et l’on joua les loups et les aigles pour de nouvelles merveilles
Le monde s’éveillait de nous et il était neuf et nous étonnamment jeunes
Pleins de contes rafistolés et d’idées nouvelles et de vie
Mais l’ombre de la mort avait marqué une césure
Et la mélodie recommence à chaque nouvelle lune
Car on n’enlève pas de son caractère terrible à la terre et à la mort et à la vie
Nous étions moins que nous-mêmes
Et les merveilles et leur chaos nous dépassèrent
Mais nous fumes entier
Pour tous les festins de la lune et de l’aube
Et la nuit murmurait plus profondément et anciennement
Nous savions écouter tout cela du temps
Et les parfums du temps et de tous les temps à venir
Dirent que ce raisonnement était folie
Et marque sur des cris glacés
Le traumatisme ressemblait à de gros cailloux qui roulaient sur une voie ferroviaire
On toussa de gris
Qui ne se mélangea point pourtant à l’atmosphère
Mais l’image d’un chat apparu
Et la mémoire du monde était enfermée dans un bulle de verre
Il neigea de l’ombre
Et le vent froid et noir recelait les vérités inverses et cachées
On jeta l’ancre sur de la terre
Et la vie se réappropriait tout
On aurait même oublié les fleurs et la vie
Si la mort entrelacée à la création
Ne venait offrir son flot de vérité et de divinité et de nouvelles choses
Les odeurs étaient là
Et l’immense bateau de nuit qui volait avant déversa sa cargaison d’hommes et de machines
On s’aperçut que le monde crissait de pleins feux
On n’oublia pas le mystère caché ici
Et la grande pierre noire terrible résonnait de sa forme
Tant à découvrir su l’origine des vents
Quand le monde sonne comme une cloche d’église
Et que le monde est à réécouter

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