Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Art poética blog

Silences de crépuscules

3 Juin 2015, 00:53am

Publié par Samuel

Plateaux de givre mouvants

Il y pousse des fleurs comme des ballons rouges fruités

Ce sont des fleurs plantées dans la glace et qui glissent comme du plastique rond

Bulles mouvantes qui glissent comme des feuilles dans la gorge

Sac de chair du cœur sang acide et doux et amer

Nuit de crépon lumière de papier blanc coloré de jaune et d’ombres

La nuit attend comme un chat aux aguets

Les temps ont ramassé tout le début de l’été dans une conque en verre

Tout est calme au-delà et par dedans la nuit douce

Rien ne mord à part des souffles de temps

Ô sable noir du cœur

Tout s’est arrêté sur une méditation pleine à midi ou au soir heureux

Joie des minuscules feuillages sans peur qu’as-tu à dire

Sur la pierre grise de minuit posée dans le thorax

La nuit est muette

A force de réfléchir sur la muettude dans le soleil et le vent

La morte terre se tait en symphonie de violons descendants

Le soleil luit par delà la nuit

Traine la beauté comme des feuilles vierges posées

Allié du temps alliée des feuilles vertes et du vent

Alliés des sols et de la mémoire solide et pure

Que chante doucement le cœur par sa soierie de peau si tard

Mémoires multiples, multiples coutures improbables et lisibles

L’étrange conte silencieux attend des notes inconnues

Silence ô allié puissant

Livres sereins et pleins de connaissances sur le conte et les lieux

L’innocence enfantine à ce moment est unique à observer

Bourrasques fraîches d’une vie sur la soirée qui est muette

O roses avalanches vous êtes mes roses préférées

Unité du temps tout est un sanctifié silence

Je m’écroule un quart de seconde devant la merveille de mon ficus Natacha

Cette vie pleine ici dans le royaume de la pierre et de la chaleur

Ô méditations

Loup de velours cœur de rubans noirs et de sang transparent

Un écrin de métal noir frais glisse dans une rivière glacée

Je n’ai jamais eu à justifier ma présence

Conte aux heures étranges

Philosophie si loin des cultures qui s’hypocrisent

En elles-mêmes

O étrange jeunesse amoureuse des ombres et du noir

Etrange enfance habituée aux rendez-vous manqué des adultes

Au coin de la régularité du cœur

Griffures terrifiantes dans la vie

Instants insondables et monstrueux

Les soirs venteux en Eté la hargne humaine ne montre pas sa face et ses râles

Temps gagné temps gagné

Silence miraculeux

O escaliers du rêve

Le palais de velours qui montait jusqu’aux yeux et les colorait

Larmes faîtes de grenadine larmes sucrées et bonnes

Terrible défaite qui a su dire que c’était fait exprès

Le velours des pierres colorait les montagnes avec du parfum

Jusqu’à y respirer

Le palais colorait les yeux avec de la nostalgie ô herbe

Le temps ici est une lettre écrite en bleu à lire

Histoire nôtre histoire

Merveilles inéduquées

Qui dira tant sur les quarts de seconde pleines d’épines de roses

Temps chéri mesure de la nuit

Rameaux de bois du corps

Langage en boucles

Certitude des grandes ondes en masse sur la pensée et les hommes

Balancier des corps et des sens et de l’âme

Pendule au cercle précis et qui gravite si bien ici

Ouragan comme des branchages en multitude sur l’herbe

Méditations si pures

Liberté de la pendule de l’horloge

Commenter cet article