Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Les haches

Publié le par Samuel

Sous les plafonds de luxueux palais
Bordés de velours et d’étoffes de lin
Se bordent d’ivresse les araignées au chagrin
Où coule une musique qui nous ressemblerait


Règnent les contours de doux bruits
Où l’on calcule mille morceaux
Comme de vocabulaire et de grammaire ravis
D’en broder comme un puzzle pour nous des manteaux


Ils ont le sourire et la voix de velours sombre et profond
Le culte du grand rire et du goût dans leurs langues rouges
Où ils s’abreuvent dans leur velours et leurs discours courts et longs
D’une phrase qui nous rend fou et où plus rien dans l’âme ne bouge


Triturant les mots comme des savants idiots
Découpant les concepts et nous servant leur cuisine
Empoisonnée on les invite souvent avec leurs oripeaux
Tous ceux qui les écoutent les lisent ils en font des manteaux


En cela ils n’aiment pas la jouissance de la femme
Car cela leur rappelle trop ce qu’ils sont
Grands velours publics ô puzzle des mots infâmes
C’est vôtre ami ce jour qui vous dira son poison


En bref ils reviennent disent « il faut »
Usent de la violence et de grandes forces métalliques
En bref incapable eux même de sculpter une faux
N’aiment pas l’art et jouissent dans un son mélodique


Ce sont les grands bruits de métal qui heurtent l’âme et blessent
Leurs cuisses et leur ventre tremblent vite quand ils ont fait leurs actes
Quand nous sombrons dans leurs machineries si modiques
Ils murmurent dans leur velours et rassemblent tels les pactes


Jouissez ! Donc avec nous de nos semblables avec vôtre bas ventre
Faîtes trembler vos cuisses dans le silence de l’humanité
Et à la douce prostituée que l’on paye on défoulera nos vices
Et l’on dira enfin que l’on a du pouvoir et qu’on l’a dominée


Avec nos amis nous mangerons nous torturerons ceux qui nous côtoient
En triturant le vocabulaire nous –aimons tant- goûter à la carne
Quand nos goûts sont ici infâmes et que le soleil nous salue enfin
Quand nous les paganistes jouissons tous ici et que nous haïssons les lois
Carne carne carne il faut dévaloriser le Christ et toutes formes de lois


L’amour l’humanité et la compassion sont dangereuses
Car nous ne pouvons plus jouir
Dominer enfin cette humanité trop radieuse
Au soleil nous pouvons nous nourrir


Et quand le Saint et le philosophe regardent ces choses là
Ils s’en vont car le puzzle a des contours et une forme
Plus ascètes et sûrs de ce que sera le lendemain
Ils s’en vont boire en enfer pendant que ces âmes difformes
Seront reléguées là dans un cachot où nous hommes aimons trop la forme


De ce ciel qui dépérit à chaque heure comme les yeux
De cet or de sympathie qui a cousu un gris heureux
Sur une douce vague sucrée où le rêve dans un regard est devenu trouble
C’est au fond des orbes noirs que les chimères montent dans la foule


Commenter cet article