Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Les aspects de la peur

Publié le par Samuel

 

La peur est un chaos. C’est totalement étranger. La peur est une sorte d’effroi. Effrayé. Je fraye avec le chaos. Mais si on fraye avec le chaos, on connaît toutes les deux natures, la nature de celui qui fraye et la nature du chaos. Sans peur, c’est une connaissance. Avec peur, c’est une ignorance. La peur est donc une limite nécessaire au processus de la connaissance. Mais c’est un pur rapport d’appréhension, pas de confrontation à la notion de danger. Il y a une morale réelle de la peur. C’est vrai. Nous parlons d’une peur qui est étrangère au vrai danger physique. C’est le ressenti frontal. Il semble que nous ayons posé les bases d’autre chose. Une découverte de ce qu’est en réalité la notion de peur et ainsi une vraie et bonne assurance. Un autre rapport à la réalité. Plus sûr, sans dommages réels. Une connaissance. Philosopher pour dompter la peur et connaître le creux où git l’émotion. C’est supposer le Monde Humain. En espace ou en pays non barbare, il n’y a pas de problème avec ce danger. Cette peur que recèle le grand monde, où l’humanité est autre. Un monde qui semble barbare mais qui en réalité ne l’est pas. Ce n’est pas concéder à la vrai morale quelque chose de l’immondice, mais c’est passer à une tolérance, qui fraye, avec l’étrange monde humain. Mais qui n’est pas véritablement barbare, c’est-à-dire ignorant et sans culture, ni même morale.

Car si le danger est reconnu, connu, il ne nous agressera pas, même dans un espace naturel ou domestiquement animal. Qui sait. Je ne dompte pas les lions, je les évite. Mais l’herbe, au loin est sûre. Car le lion symbole de la pure peur barbare et animale, ne nous atteindra pas. Car nous sommes en sécurité et nous le savons. Eviter le lion, la lionne, et les hyènes, c’est sentir, et autrement, comprendre, vraiment comprendre le lieu de non-agression, là où le lion est dépassé. Si c’est réel cela perdure.

L’étranger attaque. Le connu discute. C’est son langage. Observer sans danger. Sans peur. Connaître la nécessaire limite de la peur et la comprendre.

Connaître, c’est avant tout comprendre ce qui git dans la peur. Est-ce le cœur de quelque chose ? Mais là encore, c’est un cœur froid, dangereux, qui se laisse juste observer. Nous-mêmes ? Ainsi, puisque si je connais, je peux être avec. Et avec la peur, il y a un double « je ». Dans la connaissance de ce qui git là où est la peur. Une émotion qui rassemble, sépare, et fait comprendre. C’est une sorte de vision humaine à soi-même, donc une transmission. Là on a une vision à transmettre. Quelle vision ?

La compréhension incarne l’être. Le double « je ». Le soi qui connait le « cela qui fait peur », qui n’est plus le « je » qui a peur. Un autre « je ». Et un triple résultat aux dés, le troisième « je », si l’humain est incarné à l’opposé. Car c’est reconnu et compris. Reconnu et compris, ça n’attaque pas. Ainsi est la peur, aussi. Reconnue et comprise, elle n’attaque pas. Elle invite dans une plus grande vision de la vie et du Monde et de soi. En ce cas l’émotion, la sensation renvoie à la sensation, ainsi cette vision, cette émotion. La suite de la peur, c’est la sécurité, l’intelligence, la connaissance.

Qui n’a pas peur ne sait pas ce qu’il y a derrière. La peur sans danger, c’est le passage à l’autre monde, à l’autre « je » plus humain (ou autre « cela » humain) à nôtre opposé, qui ne fait plus peur, et nous, accordés, à un autre « je » personnel qui a dépassé la peur, cette peur, et qui l’a vécue. L’ancien soi, l’ancien monde, l’ancien autre, est entouré de chaos. Trés réel ce chaos qui fut anciennement peur. Dépasser la notion de la vraie peur, c’est vivre dans le Monde, et réaliser Tout le Monde, mais aussi le Monde dans sa totalité, ainsi observé, ou humainement vécu. A chaque palier sa logique, et ce n’est que dans le danger réel pour soi ou dans la souffrance d’autrui, très réelle, que nous périssons réellement. Autrement, on ne peut pas dire que ce n’est pas humain. On peut comprendre cela.

Qu’avons-nous à connaître ? Sans danger, nous observons. Le danger est fatal. L’homme ne s’est pas désinscrit de ses vrais crimes. Mais cela est rare. Qui est rare ?

Peur deviendra compassion. Compréhension, vie. La vie vient de la peur et du chaos. Mais c’est dire qu’autant une fleur pousse et qu’elle n’aurait jamais connu la nature de la terre.

Commenter cet article