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Art poética blog

Sanglot

17 Mars 2012, 17:26pm

Publié par Samuel

Chante larme grelotte de bleu clair

Fumée de sombre douces senteurs de tonnerre

La bouche comme un lissé de plume

Tombe en ruine

Comme une dune

Lissé des yeux dune d’un regard

Et d’un sanglot je me maquille de fard

Voile tunisien du guerrier rouge des sables

Qui en la langue de l’océan abyssin

Recouvre de sa traine le voile sur le visage

Murmure la bouche calligraphies sombrages

Les mots et les éclairs qui filtrent dans le noir

Ne valent pas le battement de la chair

Et ses sentiments ses émotions d’oripeaux

Je vogue comme un berceau de plume

Je suis l’humain à peau pâle

Qui murmure, chuchote

La langue des sables noirs

Mes mains viennent de la danse

Mes yeux éclairent comme une flamme

Les danses ombres immenses

De la lumière qui ploie de fatigue

Dans la terre verte et pure du monde

Je chante la nuit

Et je m’irise d’odeurs

Et de murmures

Et de chaleurs

Comme les douces pétales

De la voix des filles angelines

Pétales pétales qui semblent dire

Part pour cette nuit

J’attends un tendre navire

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Fleuve

17 Mars 2012, 17:21pm

Publié par Samuel

Une fleur s’est répandue sur la tige de marbre de ton corps

Ton cœur est comme le velours noir du rouge d’une rose

Mort qui s’égrenne sur la vertu aérienne de la solitude

Vie qui souffle ses paroles à demi-nue sur mon lit de mort

 

Ô toi je connais tes vertus tu le sauras le sort

Rassures-toi sais tu ce que c’est qu’un sort

Par exemple une pluie fine sans prévenir

Voix d’une Déesse que tu murmures sans mot dire

 

Je reste hébété, taquiné par la vie

Drapé de soie une perle morte qui murmure

Dans les yeux une symphonie à faire tomber

Ne vas pas voguer si loin du Léthé

 

Tu me cause, petit morceau de bleue et cristalline pure Rose

Des bleus comme des cerises savourées au cœur

Tu me parlais, et dire que j’avais buté sur tes gestes

Je pleurais, j’entendais ta voix comme charmante

Des litanies de rires et des pétales de pleurs

Toi ma Gabrielle j’ai silencieusement pleuré ta fleur

Un rire comme un reflet mes yeux pour une ombre

Quand tu t’en allais silencieusement

De la rose j’avais la couleur de ton parfum je n’avais que l’ombre

En marchant en pas de pierres vers une autre rencontre

 

Cette après-midi couronné d’une rose

Mon anniversaire pour la deuxième ce fut autre chose

Flûte, on a oublié la rose !

Soirée de nuit avec une blonde de deux fois ton âge

Un petit sac en tissu pour y mettre

C’est un message

Bon anniversaire et plein d’autres choses

Sur mon mur séchée et belle j’ai accroché ta rose

Ton sac, Martine, y ont traversé des bijoux

Ornement et porte précieux

Deux précieux pour

Un précieux ?

Bah oui idiot !

Ce qu’on dit comme sottises, le modeste et douteux

Comme on est seul, quand on lit un livre

Mais où l’as-tu trouvé ?

Au fond de ton cœur comme mes baisers

Ma rose puis la tienne

C’était du papier

Ton écriture et ton secret

Un baiser dit presque comme un adieu

Ton cœur tes yeux

Une noirceur scellée

Couleur noire en cette year zero

Année des aubes sombres

Siècles des fumées d’ombres

J’attends tous vos arts

Dorés et si noirs

Ma peintre et ma poête

Blonde et brune comme un art aux vapeurs de vin

Moi je pense à ce qui se conserve

Comme les édifices, le roc les plus anciennes murailles

Je pense aux bois morts, les pollens douteux

Qui en une saison d’amour sans prévenir prirent feu

A la bêtise humaine, dont apparemment je suis comme l’eau sur le verre

N’adhérant pas et s’évaporant vite

Vite, vite !

Bêtise humaine comme le pollen sur le feu

Dont il ne reste que des braises

Pourquoi dire adieu au Feu

Bêtise humaine s’envolant pas à pas

Au fil des siècles, y aura-t-il d’autres pas

Vers l’amour, la notion de Précieux

Pourquoi ne pas se mêler au Feu ?

Il éclaire et ne grandis pas

Croyez vous

Vous êtes comme des pierres éclairées par un brasier

Auriez-vous oublié le cœur ?

Un adieu

A un amour de feu se confond

Un adieu cruel et violent

Je sais vos âmes au fond

Un amour qui se meurt

Des mots cruels trouvés

Je parlais une langue

C’était le Léthé

Une haine comme une ombre

Sur le velours est passé

Je pense aux vieilles pierres, aux décombres

Aux terrains vagues aux jeux d’enfant

Toi, sais-tu ce que c’est que l’amitié ?

Je pense à l’amour, à ce fleuve

Que je chantais

Pourquoi mourir de pleurs

Pour des édifices trouvés ?

La haine n’y répand point d’ombre

Ce sont symphonies du Léthé

Je repense à un Ami, une ombre

Nous nous sommes séparés

Cruauté et folie sans nombres

C’est mon ami, je suis inquiet

Une parole de ma part sombre

J’y tiens, je suis inquiet

Je pense aux bourrasques de pierres

Qui viennent gifler la mort

Aux terres neuves, vent couvert

A toutes les larmes

Et les embrassées veuves

Au courant noir du regret

D’une époque et de rires comme bénis

Je chante une langue si vieille

Qu’elle perle comme le vent

Sur le cou des jeunes enfants

Etait-ce ma part de vent

Ce cœur ce cœur

Où va-t-il en courant ?

Je pense à ma nuit à tous

Les amis que j’aime et qui m’ont quitté

Ceux présents et passés je les aime oui

Toujours je pense que la haine est un bon échange

Tu me le diras c’est un compliment

Pour moi

Je pense que leurs cœurs n’est pas fait de cendre morte

J’ai peur qui sait si

Il n’y avait pas des cendres sur cette amour comme un

Drap de laine et toi tu es là   réchauffe moi

Je suis seul

Et ce soir j’ai entendu vos voix

La tienne est lointaine

Mais tes si gentils et doux mots sont là

Je pleure ma veine ma veine

Je l’avais mêlée à toi

Ma peine ma peine

Il fait beau et ce trépas

Comme ma peine en bas de laine

Qui m’enserre et mes larmes sont pour toi

Ma petite Marie sereine

Des larmes des larmes pas à pas

Tu fus l’unique première

Tes derniers mots sont toujours là

Il y a comme des adieux sur les plateaux de pierre romaine

Mon édifice laissé sans moi

Mon édifice de mots de graines

Et les tiens     des fleurs si nobles

Un au revoir s’est éteint

Sur une si belle lettre

Qu’elle semblait dire au revoir

C’était ta main dans le lointain

Je voulais te faire un dernier baiser

Je n’ai eu que ta lettre

Et ton amour comme des grains

Je n’ai pas pu te donner ma main

Pour tout te dire

Je n’ai que mon silence maintenant

Un au revoir ne peut se dire

Qu’ai-je dis là

Un au revoir ne peut se dire

Tu me le disais

Au fond d’une lettre

Mon au revoir je ne peux le dire

Tu me manques, c’est tout

Je crois que je vais mourir en larmes

 

Tu fus le phare de nacre sur la mer de larmes

Que je portais au fond de la nuit

S’il y a une lumière qui a le charme des étoiles et le regard porté sur la nacre

Elle s’appelle Marie

 

Je poursuis ma nuit comme une frégate

Chargée d’or et de diamants bleus

Péchés au fond d’une rive

Une fumée de roule taffe t’en veux tabac blond blond blond

Il y a comme des pierres qui ont été pleurées

C’est la nuit divin parfum les ombres vont sans fin

Il fait beau dans le parfum

Où va cette aile au cœur défunt

Au fond du noir fond le parfum

Des cœurs sans fin des cœurs de vin

Un doux parfum

Porte sans fin

Un cœur de lin un doux parfum

Qui a plu comme l’aube des soirs au fond des lambes

L’ambre doux comme ce soir

Limbes douces au fond du miroir

 

Pétales douces je pleure et je ne peux voir

Des ailes poussent il y a une fleur derrière toi

Qu’elle était douce

Quand tu as entendu sa voix

 

Ta poitrine s’ouvre en répandant les immenses ailes d’un phoenix

Douleur de louve tes éboulis feraient scintiller l’onyx

C’est un nuage que tu portes

Bleu comme une cohorte

Imprime-le au fond des yeux

Et berce berce tout ton feu

Goûte à la pierre

Cette cerise bleue

Ainsi s’en va le lierre

Dans l’aurore bleue

Des fontaines de prières

Des grappes de souvenirs

Il fait cette nuit entière

C’était un souvenir

Il fait beau et c’est le lierre

Qui chante l’avenir

Le passé au cœur de Terre

Conte le ciel

Et les étoiles de saphir

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Disperses

4 Mars 2012, 11:26am

Publié par Samuel

Le lac noir se fait mystère

O misère douce, tendre et dure, sûre alliée

Conseillère des ombres

Les cordeaux dans l’estomac forment un linge de noirceur chaude

On se fait mains à mains avec les brasiers du soir

La glace est la poitrine, et o misère

Plus douce et rude des conseillères

Tu promets les larmes et les douces tendresses de l’âme et du cœur, et du dos

Comme le dos est un passe montagne avec les yeux il forme le sac bagagier

De l’observation et de la marche, il ouvre la bouche au regard

Ainsi que le reflet de son propre visage

Le vrai visage est l’innocence

Mais la noire, froide et brasiérante innocence de misère pure

Qui plombe le cœur et fait naître tout le visage

Le rend sensible aux chants du silence et du temps qui passe

Silhouette sombre, pèlerin de la nuit

L’homme reprend forme en ces ombres éclairées d’appauvrissements chantants

Le coeur au plomb de sang au plomb de larmes et de cris gravés

La poitrine écorchée, la prière et le sourire cassé

Qu’avons-nous à offrir au jour et à la nuit

L’ombre nous apporte ses cadeaux et ses offres pour les visions

Mais misère ma conseillère

C’est bien le manteau de nuit que je porte les larmes aux yeux

Ma forme et ma silhouette d’ombre se découpe sous le ciel

J’ai des lacs bleus et remplis de vagues dans la poitrine, ainsi qu’un soleil se noyant

Ainsi est le feu de la misère et du rocher de pierre d’albâtre

Le coeur est le plomb portant qui bat à casser le sol et le ciel

Bâton des vents et couronne de cordes grise que je porte

Les miettes de roche sont la disperse de la musique et l’écoute des chants invisibles

Le cœur de l’arbre bat, à moins que ce ne soit une chouette

Et toute la magie de l’hiver demande l’écoute du nomade un peu lacéré par le vent

J’appartiens à la nuit, j’appartiens aux silences et aux murmures

On ne fait pas attention à certains de ces invisibles murmures

Qui comme les brises

Tourbillonnent dans la nuit

 

 

 

 

 

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