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Art poética blog

Légèreté

13 Mai 2012, 11:26am

Publié par Samuel

 

 

La passion d’un goût d’un jour d’un temps de paille

Où nostalgie et sinueuse mémoire se rejoignent dans le battement d’aile d’un papillon

J’aimerai garder la légèreté au creux du cœur au creux des membres

Le jour le printemps fait du miel pour le sang une douce soie pour les yeux

L’envol du ramassis de bois qui n’est plus lourd

La dispersion et l’utile mesure d’envoyer ou tenir les branches de bois vers l’air

Une cape noire avait obscurci mes sens et ma vision

Un pas lourd et parfumé murait

Et donne naissance à d’autres parfums

Mon cœur léger comme le foin

Ma peau tissée de bruits d’âmes

Ma mémoire comme revenue

Et la larme de l’humanité croque dedans comme une pomme

Je t’ai dis qu’au fond des outremers et des vagues du rêve

Il y a une pureté jolie et précieuse comme un petit geste et un souffle

Un souffle de moineau une respiration de loup heureux à la fourrure de printemps

Cœur cloué par un clou de fer et le vent qui souffle derrière

Nostalgie mémoire sens revenus la saison noire du début de l’hiver se termine

Et les émotions au goût de cerises bercent en moi

Soyons nonnes moines prieurs prieuses vertu de l’écoute et de l’abandon

Le cœur est précieux les doigts légers sur le piano comme la mesure de la symphonie

Respirer à petits puis à grand souffle légèrement et profondément

Mai heureux comme le sourire imprévu au vu des âmes qui se promènent

J’ai vu ton âme cueillir une jonquille dans le flot de son âme et de ses pensées

Sentiments qui jamais ne meurent courez, courez, puis marchez en moi comme petits pas

Petits pas de l’âme nature embrassée avec la peau et les yeux

J’ai le cœur chaud les larmes fuyantes et muettes

Le courage de l’âme vaut bien le calme et les notes diffuses du silence

Se retrouver au bord du lit la nostalgie et le cœur encore à jeunesse

Les parfums doux parfums se délassent partout

Je te tiendrai les bras avec mes mains

Comme ton sourire et tes yeux noirs me rendent petit doux et serein comme tu l’aime

Moi le monde est comme un énorme lac où flotte un murmure chant des humaines sirènes

Où mordre le cœur avec sourire et rire pour que le sang coule

Ce sera sang pour la chair sang pour les yeux et un bleu venu en écho au ciel

Le noir a aussi sa part belle il scinde une sculptée et pure rose rouge

Le temps joue toujours pour nous prendre son temps un petit un grand temps pour soi

Moi le soleil éclatant dans le ciel d’or m’émeut

Sentiments d’or sentiments de sang et nouveau pas nouvelle marche

Je volerai par dessus les vents avec mon cœur et ma peau

Un cristal en moi reconstitué

Les respirations je t’en prie prends-les

Comme dans une main doucement coule le blé

 

 

 

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Pierre et vents

4 Mai 2012, 19:21pm

Publié par Samuel

Sur la pulpe du ciel strié de froid humain

A chaque croc, chaque lame, son chemin

Le cœur tiède et légèrement froid repose dans la chair

Sous les os parcourus de frissons

Sous une peau tissée de larmes passées

Sous un drap de chair, de vie et de mort douce entrelacés

L’air chante des mélodies, une respiration comme un goutte à goutte de fontaine

Un cœur qui est toujours parcouru de veines de laine

Une brise de froid et de glace, des gouttes de feu qui viennent accoter les larmes

Le cocon de marbre blanc, la glace protectrice

Les nœuds de pierre sur l’écorce d’un arbre solide et malmené doucement

En bref un léger frisson glacé sous des yeux de feu

Planté comme une croix à même la Terre

Les souvenirs en cahiers lisibles à la mémoire empilés avec quelques requiems sombres

Des rires enfermés dans des cubes de verre laissant la place à la naturelle fontaine

Des larmes et du feu léger au cœur

Le tison entier de l’âme qui se givre en six pôles, ou sept

Un diapason du sang à gauche dans la poitrine

Cocon de marbre, oreilles au vent

Naturelle forme de la fontaine et du tison

Le sourire ici n’est pas quelque chose qui serait étranger

La noirceur naturelle de la nuit, le bleu blanc du jour

Est un baryton sombre, une douce chanson de sirène que l’on écoute les yeux aux aguets

Se napper de sombre éclat d’univers, laisser couler le sang dans les veines

Les mendiants de pierres et les princes et les princesses rejoignent le même cortège

Du lac humain inaudible car il ne parle que de silence et il écoute

Pierre, talus de marbre et floraisons de pierrailles transparentes à bijoux

Des gouttes d’ombres, des brises de vents comme des papiers qui volètent dans l’air

Et pour finir une douce enveloppe de coton noir et rose sur l’âme et le cœur

L’ouïe écoute le froid et la vie

L’homme se réveille avec tous les instincts les émotions le sang et l’âme qui parfume

Jusqu’ici cet étrange et parfait accident de la pensée et des sentiments qu’est l’humanité

L’enveloppe de brume que je suis suit son chemin comme une tempête

Ses accalmies, son souffle et son inexorable nature de vents

Le cœur est parfait sous la peau

Et la considération ne manque à personne ici

La douce écharpe de brume se lace comme un déversement qui marche pas à pas

Et le Silence accouche du dernier mot de sa Nature

Premier mot du silence, commencement des regards et de la peau d’aigle

Les balbutiements sont les notes de la harpe du Monde

Regard et peau seront ces deux sentences

« Chant » sera peut-être un jour, mais c’est inscrit et imperturbable comme le froid

Quand au feu immémoriel, il sommeille

Accouche comme un brasier enserrant le cœur

Et fait luire les yeux

Chant sera mélopées de paroles dîtes ou non dîtes

Parfum et mélodie seront là pour parcourir avec nous

Nos pas, nos parfaites errances et le silence de marbre

 

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