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Traduction du Grand Papyrus Harris (non finale).

Publié le par Samuel

Grand Papyrus Harris. 20e Dynastie, vers 1150 av. J. C.

Humble Traduction

Loué sois ce Poète Egyptien

 

 

Une nuit où une étoile luisait. Le vent soufflait. Un vent qui emplissait la nuit. D’un coup. Un mouvement. Et. Le noir. Le noir silence. Le vent de la nuit de glace. Le sable. Les grains de sable sous le vent. Le battement du désert. Le désert qui grondait. Je murmurais sous le sable. Je vis une lumière. Je fus ébloui. Je fus brûlé dans le noir. Je tremblais de peur. Je fus soulagé de mes larmes. Montre-moi ce que tu es ici. Sois où tu es, ici. Un homme ou le dieu Seth. Pardonne-moi. Je t’en supplie. Que nous soyons pardonnés. Que nous soyons tous absous. Il faut que je leur pardonne. Que je tombe sous la pluie de sable. Pour que l’âme parte loin. Yell iya Shillian. Je suis l’Aube de la lumière du désert. Je suis le noir du désert. Ne t’écroule jamais. Lève-toi dans la lumière. Reprends-toi. Calme-toi et Respire. D’une âme féminine une larme de moi coula j’eu une crise de larmes de cris le cœur gonflé d’où provinrent ces larmes. Du ventre du cœur et du souffle mes yeux embués flous. Douleur de l’âme et du coeur qui tintait l’âme au cœur et la faim. Ame cœur et voix de l’âme un mot venu de la faim endormit mon corps mais mon esprit resta éveillé. Du ventre jusqu’à l’esprit. Mon âme tremble et mon esprit est dur. L’âme et l’esprit parlent. La musique lumineuse de l’âme et du cœur chante. Quand le ventre l’âme et le cœur parlent fémininement la faim noire de l’homme se déploie dans le corps et l’esprit et se plante l’apaisement. Nous sommes au sol lumineux comme nous tremblons glorieusement. Ici c’est la nuit. Le noir est opaque. Regarde quand tu souffles. La chair et l’âme sont assises. Ton esprit et ton cœur sont là. Ton crâne est fragile. Ta tête est dure. Ton corps est souple. Ton âme est en ruines. Détends vif tout ton corps parle parle et reste là. Raconte ton histoire. Tout ton corps qui parle. Moi j’ai faim, j’ai mal, et je suis fatigué. Du calme. Nous avons quelque chose de précis à dire. Maintenant le sentiment du cœur est dit et tout coule dans la paix du coeur et de l’esprit. Les secrets du corps du coeur et de l’esprit. Le soi. Je suis entouré d’une Aura de fumée. La chose que dit mon cœur est la brise tremblante et souple. Le lien de l’âme de l’esprit et du corps est détendu pleinement. La douleur est devenue repos. La bonne douleur du cœur. Le verbe du cœur disait noir au milieu de mon coeur c’était de l’or. La plénitude de tout mon corps, mon cœur mon esprit et mon âme, de mon coeur vint le vide. La faim, puis la conscience. La soif la douleur dévoré par la faim. Mon corps frais a soif mon cœur a un peu mal mon âme est reposée et monte comme une goutte dans mon esprit. La faim et le coeur et l’âme comme une goutte coulent dans l’esprit puis tout mon corps est secoué et je pleure. Je suis enfin détendu. Je respire et je souffle mon âme goutte cependant j’ai faim et enfin tout mon corps mes membres et mon esprit se calment. La détente de mon souffle et de ma respiration du coeur venu jusqu’au corps le lien de la faim de l’âme du coeur et du son humain jusqu’à la conscience. La vie parlait et mon esprit était dur la femme parfumée de la parole et de l’esprit, de l’esprit de Râ, elle dit « Maycôm » puis ferma ses lèvres douces et veloutées après avoir parlé en apaisant ma faim par son nom et son existence.

Je fus entièrement calmé puis l’espoir et le sourire montèrent enfin jusqu’à la joie. Ma poitrine s’emplit d’un souffle parfumé et le soulagement et la rivière du cœur me détendit dans tout mon corps. Mes épaules frêles, ma faim apaisée vers mon côté gauche à mon thorax et mon esprit, un point piquant de peur au milieu, l’effroi, redevenu moi-même et posé, cependant un pressentiment de peur me pris comme de la glace, et j’étais calme, immobile et aux aguets. La grande fatigue me pris, et je failli m’endormir les yeux à moitié clos. Du creux de mon ventre la peur éveillante brusquement monta dans tout mon être. Et l’effroi glacé me pris et me fis plisser les yeux mais j’étais sage et pensif, l’esprit plein, et je regardais aux alentours, calme et murmurant. La lame d’acier de mon épée fendit vivement l’air et décrivit une courbe horizontale en sifflant durement et fit vibrer le milieu de mon thorax et mon crâne ainsi que mon esprit la lame courbe et large était d’argent de sa couleur je la posais tout en ayant ce point brûlant de douleur au milieu du thorax et j’étais méfiant je me retourna, posé et calme, les yeux dans le doute je me rapaisa et me calma entièrement de mon esprit embrumé, moi, Nikossia. (* Nikossia : « Voix qui chante Regard bleu et Esprit clair comme ses yeux »). Droiture. Je le prononça. Et je dis aussi force du cœur et de l’esprit. Mes bras tremblaient j’étais fatigué et mes yeux se fermaient et mon ventre calme le lien jusqu’au cœur et qui incarnait l’esprit douloureusement et le profond silence me couvrit de l’intérieur et ma conscience s’éveilla ainsi que mes yeux grands ouverts qui se fermaient et je dis Conscience. La lourdeur au creux du devant du corps m’engourdit de tout mon être et de là intérieurement monte une colonne jusqu’à l’esprit tout mon corps vibre puis je parle mon âme et mon esprit se détendent de tout mon corps et je ferme les yeux. L’air autour de moi parle le frais et je le dis les lèvres féminines du coeur murmurent en soufflant le nom Sishana. Du ventre jusqu’à l’esprit vient le nom Sishana. (* Sishana : « Finesse Esprit vif et Regard noir »). Faim repue et esprit jeune. De la poitrine jusqu’à la parole parlait Sishana une jeune enfant morte. Les muscles de mes bras mon coeur et mon petit corps ; mon corps tremble, mon coeur mon esprit et mes yeux brillent, disait-elle en souriant. Et j’ai le coeur chaud et le souffle frais. Maintenant j’ai le corps et l’esprit glacé et je pleure. Sishana qui parlait qui respirait qui avait un cœur qui parlait et regardait. De son corps calme de ses épaules droites et de son beau petit visage aux cheveux noirs courts. Ma petite Sishana je pleure. La grâce blanche de son petit visage comme une musique encore Sishana esprit et coeur ouverts ce souvenir cette image de cet être entier, Sishana je la regrette.

Puis mon esprit se raffermit et tout mon corps se rafraîchi. Il soufflait une brise et il faisait froid tout autour de moi. Tout mon visage mûr était sérieux et dur. J’étais d’une droiture et d’un éveil de marbre. Un vent fin et musical passa devant mes yeux puis il me fit entièrement frissonner. Le calme douteux me fit respirer un parfum et je leva mes yeux vers la gauche en haut. Je brandis mon épée effilée. Elle était faîte de métal dur et je me leva. Je tranchais de sa lame. La coupe vive tinta en un éclat brillant. Je donnais plusieurs coups d’épée autour de moi. Une silhouette sombre apparu brusquement à côté de moi. Et ce fut le noir absolu. Il n’y avait que de l’air et de la poussière grise. Il semblait que c’était l’ombre et l’esprit de Seth. Le silence semblait chanter avec le vent. L’ombre entièrement noire de mon épée tendue devant moi me terrifia. Le geste de Seth était le coupant de mon épée comme une lumière d’or. Mon épée était courbe et droite j’eus peur et ferma les yeux j’en fus étourdit. Seth le tranchant je le regardais de mon visage et de mon regard impassible et dur. Seth venu de l’esprit et de mon cœur en trouble. Je soufflais, pleurais, et me rassis. Je refermais mes bras autour de mes jambes recroquevillées sur moi, tant j’étais fourbu et emprunt d’amertume. J’étais glacé et noir aux yeux fermés et une lumière luisait dans mes paupières. Puis je balayais tout d’un coup, et je me mis à murmurer puis à chanter. Le nuage de fins grains de sable s’enroule et fume le métal le tranchant et pur métal tout ondule et repose comme un lac. Epée longue et pointue le fleuve qui coule et qui tombe tout en un geste est comblé dans le ventre noir. Les clochettes sonnent et souffle le vent qui tinte à mon iris. Puis mon ventre s’apaise mon coeur gonfle et mes lèvres se closent. Mon crâne est dur mon tronc et mes épaules s’écoulent comme de l’eau diaphane. Je parle, moi qui suis, Khânat. Du ventre jusqu’à l’esprit je sais discourir. Je sais faire des discours, contredire, et acquiescer. Je sais penser et raisonner. Je sais chanter, parler et conseiller. Je suis sage et fin. Je sais me faufiler aux côtés de Seth le noirci. Seth le vent qui se faufile et siffle. Je suis fort et coriace. Moi je suis de la finesse. Moi je suis de la dureté qui sait frapper. Je suis le calme dormant. Je suis l’éveil vigoureux et fin qui garde sa pensée au cœur dure et acérée. Je suis le somnolent éveillé. Je me dresse vigoureux et vif de pensée. Mais je suis très calme.

Je me détournais dans le calme, au fond de l’horizon mon cœur et mes yeux étaient embrumés, puis je vis la lumière du soleil poindre. Une nuit horrible et coriacement noire où l’ombre nocturne de Seth s’était dissipée. Secoué à la noirceur de l’abîme où du noir se faufilait l’or de Râ.

(Pour la suite l'auteur du texte en hiératique ne souhaite pas que le reste soit dit).

 

Source: Norma Jean Katan "Hieroglyphes L'écriture de l'Egypte ancienne" 1981. Texte en hieratique conservé au British Museum.

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Pour qui les glaçons sonnent

Publié le par Samuel

J’ai vu la torve et pluvieuse assassine aux yeux de nacre et au cœur chaud

Au printemps les vingt et un la monnaie les paye de plus que cela à un bourreau

 

Je chasse l’air ambiant les mains serrées sur la pointe étalée de mon parfum

Je chasse comme me viennent les mots d’un vieux gardien aux sorts absinthe

 

Parfum de viande cuite le chasseur-cueilleur a son garde manger dans sa maison

Sur les bords de Seine il fait ses feux ses repas de chair humaine bien sans prison

 

Les deux victimes et le bourreau, deux amis qui parallèles comme les griffes

De celui dans lequel on planta la graine du mange-chair et la main qui reçu un actif

 

Deux Destins si troubles au fond je veux bien que pour manger et dormir sous les combles

On fasse tous les métiers moi j’observe ce bien étrange tour des horribles Contes

 

Dans le Conte on est si heureux de vivre les coeurs sont chauds et la pensée lucide

Des calculs à n’en plus finir garde ta monnaie et meurs, petit enfant, je suis bien trop lucide

 

Et je pense au mange chair qui fait ses feux au bord des rivières de l’Essonne

A coudre les Légendes à chasser dans ce territoire si vaste mais le coeur sonne

 

Deux amis qui ne m’ont jamais fait de mal chacun ses raisons ma chère

Mais pour toi usurier dans ton horrible cœur si tranquille j’attends que le glas sonne

 

Un petit peu plus j’aurais chassé les horribles mouches de vos âmes

Mes amis et toi si belle comme divine sorcière aiguiseras-tu ta lame

 

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Le Conte et ses vagues

Publié le par Samuel

J’ai vu l’aqueduc la longue barrière très étrange

Où tu t’y promenais avec le souvenir et le murmure des mésanges

 

J’ai vu ton ombre clouée à la porte de la féérie

Et tu pleurais parce que pour toi vivre était interdit

 

J’ai vu la dorure et la porte merveilleuse se dessiner entre les bourrasques

Seawakefullness merveilleux ô mistral qui redonne du courage

 

Hourra hourra il y a de la pluie qui tombe sur le bitume

Tu te rendis compte que tu devais bien des comptes à a lune

 

Des contes à la lune la porte s’ouvre ô vie réel de toutes les mésanges

Ton adolescence un brin taciturne un rouge cœur cerise un cœur étrange

 

D’où vient ce sourire il pleut de la rosée ô larmes qui sur la joue se sont déposées

Mémoire de la vie je compte les heures du Conte où la vie y est toujours susurrée

 

 

 

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Printemps calme des douces amertumes

Publié le par Samuel

 

 

 

Dans le giron des plaines et des pièces

A se réécouter soi-même par delà le froid

Il y a le cœur qui bat et n’est pas en pièces

L’horizon profond recèle maints endroits

 

Maints endroits de l’âme et au coin des yeux

A se recoudre un manteau de laine grisée et pluvieuse

Trainer ses pensées de clarté ou de brume dans les cieux

Une humanité proche apporte toujours ses couleurs radieuses

 

Même si le clou enfoncé dans le bois martèle son onde sourde

Même si le vent mélodique et la brûlante rafale clament

Cela en un venteux mouvement de musique et l’odeur de poudre

C’est à l’avenir des vents que mon âme promet et proclame

 

Une mer de larmes sur laquelle repose doucement ses pieds

Je te dirai que les venteux horizons et l’amertume sont des joyaux

Un sourire et les flammes s’allument c’est presque tout un drapeau

Le cœur est poudré d’amandes et ô étranges sentiers

 

Je suis voilier noir et bleu à moi seul dans l’écume du temps

J’en vois tant des souvenirs des mains tendues dont le souvenir souligne

Quelques silence et présences le temps et le cœur sont chauds

Au printemps la nostalgie et la raison on en récolte tout un champs de vignes

 

 

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