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Art poética blog

Rivières

25 Mai 2014, 08:41am

Publié par Samuel

La rivière noire si noire où se prélassent les sirènes d’ombre
Est une chanson jouée par une flûte qui parcourt les veines
On couronne les statues de fer et de chair avec un laurier d’un beau vert pomme
Et un serpent de sang court sur le torse et les bras c’est l’âme du diamant du cœur
O sang de l’âme si rouge et or comme une plume qui tombe dans la grâce
La glace parfois comme un bref son de cor c’est le tombeau de torpeur
Jouons à ses noirs accords pendant les nuits où la Lune est belle
Le poison de souffrance comme un miel qui nous réserve du fer noir à voir le jour
Comme une fraîcheur que reste t-il de cette alchimie une senteur nouvelle t’en rappelles-tu
Elle raccorde tous les accords et les sirènes chantent au fond de la rivière ô tombeau
Mais oui c’est bien un trône faits de chants noirs et ors qui nous tient marchant et sur un seuil
Qui accueille des ouïes nouvelles des regards nouveaux et une Déesse chante dans le ciel
La sirène au corps de rapace et à la tête de vestale murmure sur l’arbre un accord de cœur
Mystères et chants étranges pourtant si harmonieux c’est le soleil qui se dresse pour saluer
Non le Lion mécanique mais nous avons son cœur de bronze nous sommes le vent mélodique
Cet opéra si mystérieux nous révèle et nous attendons le chant des lunes prochaines
Ô rivière à nous seuls peau de vent cailloutée d’or et cœur frais ô eau de crépuscule
Laissons nous laissons nous donc pénétrer par la lumière du Monde
Regardez donc vos yeux ils auraient presque dirait-on l’éclat d’un inconnu et beau saphir

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Baies de brume

9 Mai 2014, 05:08am

Publié par Samuel

Les roues de bois ont émoussé leur mousse
Sur la fière nuit faîte de poussière et d’éclats de blanche lune
Le cœur rempli de blé et de graines noires soufflant douce
La poussière et la lumière comme l’écrin de glace qui se brise d’amertume


Les soleils se sont tus et ont poussé des vents des fleurs de vertiges
Et quand la joie comme un drap de soie nous prend
C’est le temps et le noir qui nous dit regarde le lac au loin fait de roseaux de tiges
Et quand le noir est pur la conscience claire plante cette Humanité qui Nous rend


Ainsi pas de folie juste traine et traine quand le soleil dans nos rétines luit
C’est le travail qu’importe lequel qui comme un parfum macère
Le cœur pourpre comme un flot de foin sanglant nous attendons bien la pluie
Et quand l’âme a la joie douce le soir nous nous enroulons sur les cimetières


Ô âme de toutes les musiques le silence nous convient bien
Bien que cachée la mélodie secrète porte sa musique sur les cœurs empourprés
Portée par le vent cette douce musique a la Mort et la Vie dans nos écrins
Et c’est bien cet écrin précieux qui de nos regards font au loin dans le coeur la mélopée


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Cavaliers

6 Mai 2014, 09:32am

Publié par Samuel

Le char des glaçons bleus a arraché une flamme dans mon être

Je te dirais que les âmes ont leurs âmes qui scintillent

Voile fait de cristaux de glace à la douceur de soie et de velours

Tu puises tes ondes dans le sommeil et dans le prisme blanc de cristal au milieu du torse

Tu entends crier les oiseaux au fond de l’âtre horizon derrière et s’entrouvre une lumière

Ouvre le corbeau au milieu de toi et que le bec et les ailes rejette-le et laisse son chant

S’élever avec un envol de plumes pour ne laisser que l’amertume et la musique du ciel

Braisant les yeux de visions fugaces si ce n’est celle du devenir des sentiments

Ô ardemment et comme un serpent qui rampe repu et alerte déploie tes ailes et ta couronne

L’œuf rempli de brumes qui git au fond est la mélodie des miséreux et des heureux

Car le noir et la lumière comme l’aube est le commencement de l’Histoire

L’écriture de la première pensée est venue avec les ombres pourchasser les gloires

En regardant de tout ton âge ciel or et bleu c’est la porte de l’écoute pleine du Monde

A décider enfin avec raison et décision ce qu’est les choses je te le dit c’est là

Cette question qui en devient mille clés pour encore comme une âme fouiller

Brûle la braise j’en allumerai d’autres dans les cœurs

Une rose blanche n’est-ce pas le signe de l’espoir

Image de cela je te dis file mais le parfum de la vie diurne et nocturne

Comme un diamant rouge transparent aux reflets cristallins luit

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