Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Non loin d'un certain jardin

Publié le par Samuel

Il n’y a plus de mémoire
Il n’y a plus de culture
Il n’y a plus d’histoire
Il n’y a plus d’identité
Et si soudain il n’y avait plus de pensée
Peut-être et sûrement refleurirait les lierres dans la contrée des Séphiroths
Dans le noir d’une ombre avec la pierre comme recouvrance
Soufflent les vents où dehors le ciel culmine
Un serpent de bois avait rampé dans les herbes près de l’arbre c’était une racine
Les corbeaux criant que vienne le bon temps la mort passe par ici
Elle passerait dans le silence bien sur tes lèvres à ne plus savoir qu’un peu
Et rien à ne plus vouloir contempler le temps qui sépare de l’aube
O lumière éternelle aile de colombe qui a vu les nuages
Qu’a-t-elle à dire au coin du Paradis
Et l’enfer peut être un gentil Lieu de passage
A quoi bon les diables au corps de porc et les diablesses maudites
Viens par ici je te dis je te raccompagne
A la lumière une femme éblouie par toute cette liberté
Et la nature a aussi quelque chose d’antique et sauvage
Au coin d’une ombre où le soleil pointe
Une musique quelconque douce et amère comme une figue musique à l’écoute
Que de veloutés dans cette voix qui tarde à se prononcer
O annonce du calme beau silence
Que tu es
Et le cœur rouge sang de cerise quelle sentence
A une chose que tu as promise
On ne cache plus rien dans l’humilité humaine
Car les poisons de l’âme sont des sentiments qui s’épanouissent comme les chênes
Et la musique diras-tu tu es bien lointaine
Dans ce courant froid et pur
Et la douceur d’une solitude humaine
Ne reprocheras jamais au noir d’être là au midi d’exister
Et au commencement les lierres pointaient
Et se sont tous répandus dans le monde
Que de vie douce comme la musique d’une harpe
Comme une chanson sur des cordes qui tintent
Et l’air et puis l’Euphrate
Diront à l’arbre du Destin que la vie l’emporte
Avec la Terre et puis va
Le cœur rouge cerise frappe toujours dans ces cas là



Voir les commentaires

Un passage de la Bible (Deutéronome)+ texte personnel documenté

Publié le par Samuel

Tu ne contracteras point de mariage avec ces peuples, tu ne donneras point tes filles à leurs fils, et tu ne prendras point leurs filles pour tes fils; car ils détourneraient de moi tes fils, qui serviraient d'autres dieux, et la colère de l’Éternel s'enflammerait contre vous; il te détruirait promptement. Voici, au contraire, comment vous agirez à leur égard; vous renverserez leurs autels, vous briserez leurs idoles; et vous brûlerez au feu leurs images taillées.

Deutéronome, 7.

Alors je me dis que je dois respecter ce commandement de Dieu, car au fond depuis une certaine réforme qui arrangeait beaucoup de monde, sont apparus les catholiques qui n'ont rien à voir avec les chrétiens de l'antiquité, catholiques qui ne connaissent pas le Christ et encore moins la Bible, et qui font -des idoles.

Alors à ceux là je ne livrerai point mes filles, à ceux là je ne dirai rien. Le silence est ma voie, et le Christ sympathique. Sachons lire. Le Christ était un peu faiblard dans sa philosophie au milieu de l'histoire, Baudelaire le contredit, quant à savoir ce qu'est réellement la chair. Il ne voulait pas le savoir puisqu'on voulait le tuer, on en voulait réellement à sa vie. Passé cet épisode, il réitère ce qui est dit dans le Deutéronome: " C'est pourquoi mes biens-aimés, fuyez l’idolâtrie.(...) Puisqu'il n'y a qu'un seul pain, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps; car nous participons tous à un même pain.(...)" (Corinthiens , 10).

L'intuition du Christ est géniale. Nôtre chair, notre corps c'est du pain. A savoir que les ingrédients qui arrivent au pain, à cette chair, c'est le même principe. Qui a dit que les chrétiens méprisaient le corps ? C'est du pain.

Voir les commentaires

Le chant des plumes du phœnix noir

Publié le par Samuel

I. Le chant de l’ange défunt






Vous rampez comme des plumes, vous qui écoutez le vent. Est-ce que la fraîcheur de l’air et du printemps se mire ainsi dans vos yeux pour que vous ayez oublié le temps ? Vous glissez, vous souriez et les larmes se versent… Pour quel homme, quel Dieu ou femme donneriez-vous intégralement votre vie ? Il y a plus d’années en moi qui se répandent comme la lèpre, autant d’années passées dans les obscurités en lambeaux, que la vie en moi tout comme la Mort qui a tous ses charmes et aucun des miens, qui s’est progressivement, comme une gale superbe et délaissée, qui s’est peu à peu répandue comme de la cendre d’os de momie sur mon regard. Pour être franche je ne connais absolument pas le vôtre. J’aimerai réellement vous emmener dans des contrées lointaines, visions des astres que seront vos yeux, odeurs comme l’émotion humaine peut sentir, arrivée à un magnifique degré de poésie. Viens, suis-moi… Je vais essayer de t’emmener avec moi… Tu ne sais pas qui tu es ? Quand même… tu n’aurais pas envie de verser des fleuves de larmes non plus ?... C’est beau ce sourire. Pleure, c’est magnifique aussi.
Car vous êtes les androgynes. Les anges noirs filtrés de lumière. Moi qui suis-je… Un Maître qui passe et qui raconte. Et bien. On va raconter, on va se raconter, et vous allez… rêver, vous allez voir des choses comme les plus belles ruines. Inexistantes mais réelles.
Les mélodies des ombres sombres se répandent dans la plaine de vos âmes. Que vient faire la foudre et le tonnerre ici ?!! Allez ! Voici la rivière rampante des cœurs battants. Voici la rivière des sangs purs. Voici les odes sombres. Oh vous voici giflé de vent ! Agréable n’est-ce pas ? Ah voici les vies et les oiseaux noirs, et j’existe ! Qui êtes vous ? Comme si je ne le savais pas ! Quoi, moi qui voit tout ? Oh… mais vous n’avez pas tout vu…
Je danse, je suis la danseuse sombre à l’œil à l’éclat de mélancolie… Je suis les fourmis du désert… je suis l’ombre de métal… Je suis le vent des contrées blanches et de brume… Et j’existe… Comme si vous n’aviez aucune vie dans vos veines ! Ah…
Mais la tendre sable coulant dans le vent m’allonge dans la noire émotion… Connais-tu les contrées parfumées de noirs parfums, toi dont j’ai oublié la structure même de la chair. Bon, mais qu’importe, jeune homme plus innocent que la blancheur de ta peau… Car tu aimerais danser comme moi… Satan exauce tous les vœux parait-il… Cela fut effectivement un nom il y a cinquante cinq mille ans, quand, devenu femme, alors que j’étais ange et sainte protégée par Dieu, je tombais, mais doucement, à côté de lui ; le fou errant et sans plus de langage alors qu’il le possédait avec une telle vivacité avant ce traumatisme. Moi l’ange incarnée par la lumière de ces inscriptions des anges écrites de la main propre du Créateur lui-même ; assistant au spectacle ; et tombée des cieux, je vis tomber les paupières sur mes yeux pour atterrir dans le monde des hommes. Bien que je fus sa seconde femme, au fou qui avait oublié son nom dans cette caverne sombre et qu’on nomma d’un nom courant à cette époque… Il était tellement traumatisé, amnésique et perdu, qu’on lui donna une couche et qu’il devint malgré lui le premier « Ankhé », professeur personnel et très largement respecté par la contrée, d’une religion de la Terre et vouant le respect et la connaissance de Dieu. Yahvé, ou Yové, en ce temps, c’est la même chose. Dieu. Pas plus. Beaucoup plus humain encore. Bien que je fusse la maîtresse de cet homme bénissant la Terre et le village qui l’avait recueillit ; et enfin retrouvé à lui-même ; et malgré toutes les années qui me séparent de sa mort définitive, qu’il demanda, cet homme immortel par sa profonde essence d’Ange, la Mort ; à Dieu lui-même ; car il avait perdu sa femme et son fils dans un terrible accident naturel ; j’en sois encore, malgré ces siècles détruits, à le pleurer et à me souvenir de l’étreinte de ses mains. Amen et au Christ le Destin. Ma mort fut splendide, et mes funérailles grandioses. Je n’en reviendrais pas si c’était à refaire. Mon Amie Cléopatra la sombre blanche aux yeux de tristesse pure me reproche encore tous ces gestes inconséquents de cette époque… Mais je peux peut-être exaucer tes vœux… Les roses mortes tombent comme les battements, et les lèvres sont humides. Connais-tu le goût de l’eau fraîche ? Il faut savoir la goûter, l’avaler et prendre sa glace. Tu boiras, ainsi, pendant quarante seconde, cette eau glacée. La voilà.
Connais-tu les minutes grises, les atmosphères de cendre, le regard de loup mélancolique ? Le connais-tu ? Connais-tu les détresses des temps humides et frais, pleins de chaleur dont tu as même oublié le toucher ? Ah… Ce n’était pas rêvé ces instants mais tu ne fais que cela rêver... Et le monde est humain… Les soirs sont parfois irréels mais le monde est aussi présent que la voix. Entends-la ta voix…


Cela n’est pas perdition mais fatigue, non pas isolement mais retraite. C’est juste une ombre qui passe, ce n’est que cela… Mon âge de lune morte arrivera dans quatre mois, en février le milieu de midi le onze pour être précise. Je ne sais ce que cela veut dire être née avant la Naissance du Christ. La Naissance du Christ est marquée de l’an 1, sa Naissance en tant que Roi de lui-même ; maître de ses sens et de sa pensée la plus autoritaire et forte comme l’est l’acier le plus dur et le plus profond, ainsi que son Nom d’Homme au Service de Dieu; ma mémoire ne l’oubliera jamais… Jesus Christu. Yesua Christ. Christ. Né Araaméen, du peuple d’Aram, Araméen, converti à la foi du peuple des juifs, roi des ombres et maître de la clarté, il a été baptisé Roi. Ca veut dire être roi de soi-même, ça veut dire être roi de soi, ça veut dire être roi d’un seul… amour… ça veut dire être roi de son amour… ça veut dire quoi l’amour… ça veut dire que je suis un être humain… ça veut dire que… Il devait les conduire vers Dieu. Même les paroles restent au-delà de certaines mémoires voyez-vous, qui oserai dire… enfin… Voici comment je me souviens, moi qui y étais, comment parla le Christ. On ne crache pas sur les belles choses et la poésie fine, sinon je vous tranche la tête et même mes envoûtements ne pourraient vous ranimer, j’arracherai votre cœur avec mes ongles et ma force et ma vitesse, avant que vous ne souilliez le mien. Libre à vous de ne pas me croire. C’est vrai. Ai-je dis quelque chose de profond ? De fait les écrits sont comme les paroles, la poésie est surtout une affaire de cœur, si vous êtes sans cœur, sans cœur, tournez-vous vers le Christ, et ne le reniez pas ! Et cela est le calendrier chrétien, depuis plus de deux mille ans. Qu’est-ce que l’éternité ? Que veut dire le temps ? Que le temps est le présent. Je te laisse le temps de rire. Qu’importe. Mahomet aussi fut un très grand Homme, mais je n’étais pas présente dans son pays lors de ses prières et de ses gestes, de sa foi et de ses yeux fermés, dont on me dit, par quelqu’un, que la larme, je ne sais pourquoi à cet instant là, avait la pureté et l’envoutement du cristal. Il garda pourtant sa femme auprès de lui, la protégea. Elle ne mourut pas. Je ne comprends pas. Peut-être est-ce plus simple, plus humain comme nous, l’histoire de cette larme… Les écrits de Mahomet, comme tout Noble de race humaine, plus noble que ses propres bras et plus humble que le désert quand la nuit y tombe, ainsi fut Mahomet une nuit de Décembre, et je l’avoue ses plus profonds et humains écrits, portent son style inimitable et gracieux, et éminemment et éternellement sacré de Poête Arabe, non loin de Jérusalem, dans le Pays où est construit la Mecque.
Tu viens de comprendre une vaste portion du temps où seul le présent était absent, où seule je parlais, où tu écoutais et parlai peut-être ; et où seule la perspective était présente. Cela fait peur ! Réveille-toi ! Shéhérazade, crois moi, ainsi que les plus vieilles femmes de l’Algérie profonde, racontaient et racontent encore mieux que moi les histoires encore, si elles se souviennent encore de leur langue de conteuses sombre et terribles….Ce n’est qu’un livre ! Moi je suis née dans un continent sombre au-delà de l’Egypte dont le nom fut oublié, et où je me souviens, je parlais déjà avec célérité des gestes et du regard, ainsi que la grâce, aux loups. Et toi qui es tu ? Ce que tu viens de te prendre en pleine tête, c’était cette soirée où j’ai achetée une Rose des mélodies du velours noir et de la rosée, et où le temps et mon Age, mon âge Sombre furent présents. C’était un peu avant d’écrire ces lignes. Que vois-tu ?
Les odeurs et toutes les musiques comme des trainées de feuilles et d’allumettes d’or le plus dur et le plus pur vient se répandre. Quelle contrée se dessinera dans le soir, dans les atmosphères ? Moineau fatigué, souviens-toi de tes jeunes années adolescentes pures et subtiles, et miséricordieuses. Moi je parle silencieusement, je traine mes pieds le long des rues obliques et dangereuses dont je sens le sang qui resta au fond de l’air, et la fatigue me prend par l’épaule. Mourrons ensemble. Que la feuille se dessine. Nous mourrons. Que le rouge se colore de feu et que nous soyons baignés d’eau. Car nous sommes au plus profond du lagon des créatures. Nous sommes le lagon des créatures. Ferme tes paupières. Un vent a baisé tes lèvres.


Un masque de métal plus dispersé que le souffre a soufflé ses notes. Le cœur aux battements de métal. Le squelette de la poussière et des larmes. Chant funèbre, chant funèbre. Voilà que je m’écroule comme une botte de foin. Je suis la pierre et les yeux noyés. Vois la crucifiée sur le sol de pierre, elle erre, et elle tombe.
D’où vient ce grondement inhumain, il ne peut être réel. Il ne peut être réel. L’Art est mort. Chantons dans le silence, et dormons.


L’Humanité s’est réveillée à petits souffles. Comme il est dur de commencer une époque, de commencer un Siècle, de commencer un millénaire. De poser un pied sur une Tombe. Quelle tombe ? Pour quelle tombe de Poète ou de Créature plus étrange irais-je donc trouver la tombe ? Voilà la Magie qui s’élève en toi. Sens-la, elle est puissante. Je te l’ai donnée…
Seras-tu assez discret pour ne la transmettre qu’aux érudits sains et purs ? Je te fais confiance.
La vie est longue et bruyante. Comme les feuilles des arbres un soir d’été… Il faut que tu réapprennes à sentir, par tes narines, par ta peau, il faut que tu sois mieux, mieux pour…
Mieux pour sentir Ami et Amie, il faut que vous soyez mieux pour sentir… Vous venez de grandir, et cela est beau, profitez du silence et du noir…
Le sourd grondement du silence et de la musique qui souffle dans les enceintes numériques faîtes de plastiques et ourlées de métal ; et dont l’électronique est absente, où seul le son et l’écho profond éclate, se répand dans la pièce pour notre plus pur calme. Qu’est-ce que le soir, qu’est-ce que la nuit, qu’est-ce qu’un début de nuit ? C’est un grondement sourd et silencieux. Le corps résonne. Le corps papier de chair, immobile, ou prêt à écrire… Un souffle, et les yeux se voilent… La nuit est le début de la poésie, et qu’est ce donc que la nuit, c’est la poésie de la nuit…


Le jour s’est levé avec un calme de vent faisant pousser les voiliers grecs anciens sur la mer méditerranée. Les oiseaux chantent comme tombent les pétales des fleurs. Le jour a son dévoilement lui aussi. Il se lève, brusquement, pour éclairer le ciel d’un bleu blanc dans un silence fracassant, ou seul un seul oiseau chante. L’entendras-tu ce jour naissant, ô toi qui me lit ? Notre corps fait de chair et de papier velin ancien s’y promène, et cours, emporté par les mélodies anciennes, les voiles d’eau couvrent nos yeux, et nos bras sont des toiles. Nous sommes des corbeaux, des chats de la nuit qui se réveillent, et la nuit a gardé son noble fard sur nous. Nous n’avons rien perdu, ainsi est notre être, car nous sommes êtres de nuit, même dans le plus glacial et envoûtant des jours. Soleil, nous pardonneras-tu d’être des fleurs de nuit en plein ciel ? Viens, silence, je marcherai sur le sol. Viens, corps, je te prendrai dans mes mains. Viens. Cette journée a la nuit pour passant et les corbeaux sont toujours magnifiques quand ils passent. Ecroulons nous, nos plumes se pressent pour se déployer, et le vent montre ses crocs. Nous avons les mains des voiles et le visage des marbres devenus tissus. Mélodies, mélodies, mélodies, voilà la mélancolie douce…
Le soir est tombé comme des enclumes noires frappées d’eau de pluie. Le corps a repris les droits et l’on s’est nourri de volaille cuite et de riz. Est-ce que le souffle le plus lent contient les plus douloureux pleurs, ou est-ce une impression ? Hurler. Un jour cela sera nécessaire. Mais la fumée est comme le mal de crâne, elle passe, et le sommeil emporte tout. Est-ce que les nausées de vie et les vapes de réel valent le prix des maux de corps ? Le vent sombre et le froid est un cercueil agréable. Les pleurs seront poêmes, et le dernier voile, la dernière plume tombée sera soulagement… Moi je sanglote doucement…
Donnez-moi le prix des prières… je prie pour mon espoir, des yeux plus tristes et plus clairs, plus noirs que la nuit … Un regard que jamais n’oublierai… Ma souffrance est mon amour. Reste là, mon cœur est dur, appuie toi contre moi, je t’aime, tu es mon amie. Reste… L’amitié est invendable, rien ne peut la reprendre ; je t’aime, amie de toujours, Prêtresse celtique repentie des sables, amoureuse de mon âme, tu m’aimes… et je souhaite que tu ailles bien en ce moment… Bonne nuit.


Une jeune fille venue des étoiles et des planètes jumelles m’écrivit un jour ce poême, que je terminai. Écoute-le. Ecoute la poésie. Je te hais. A la folie. Et je te hais. toute ma vie. Et toi es-tu toute ma vie. Pour me haïr à la folie. Mais la folie des vies sentimentales. Ne sont pas aussi belles. Que la fraîcheur. D’un visage. Qui dit toutes ces choses. Je te hais. Comme une prose. Mais le poême. Combien de roses. Une seule. Qui me dit ces choses. Cette poésie s’est tracée en un tracé, au soir, et elle s’est tracée. Que vient dire les petits bruits du monde et des couloirs et des chambres, au-delà de l’infamie, de l’ombre que l’on réclame… Une musique nouvelle manque à nos oreilles, disait Fredric, le philosophe allemand plein d’humour et d’humanité… S’il te plaît, compose-la pour moi… Cette musique du crépuscule, du vent et des orages… des murmures et des silences. Des murmures et des silences. Des murmures qui s’en vont en mélodies…




*






Les temps les plus propices à l’essor sont ceux du réveil ; et du soir. La lucidité prend l’entrelac de l’enfance, le reste est raison, la poésie a son temps, la poésie a le temps de vivre. Les draps de poussières dans lesquels on s’étale ont la chaleur et la fraîcheur de la bonne saison et du bien être. L’ombre fait partie de nous, elle est notre cape et notre habit. Notre chair reposée et remplie de magie et de douce mort nous fait des mains de tissu et de coton. Sommes-nous cire ou drap de tissu de soie et de velours ? Ou chair ? Ou chair… Les lacs d’ombres sont profonds, et ta lucidité même diaphane réussirai-t-elle à s’éveiller, oiseau de chair, volupté insidieuse du venin du serpent rouge. Le tribalisme des chants noirs et africains, vaudous aux yeux enflammés et pleins de peinture rouge sourient, est-ce un rite, ou autre chose ? Mais le feu est là… L’ombre, la couleur noire de la nuit et de ton regard attendent une réponse, je vais te la donner… Ce sont les larmes, et l’amertume et la politesse me laissent comme du papier… Verse, verse… La réponse est belle comme l’espoir…
Les entrelacs des mondes plâtreux et poudreux, des chairs qui odorent les nuits passées… Est-ce qu’un éclat d’eau et une image de marais, ainsi qu’une grenouille prise dans les mains… Une grenouille, ce petit batracien sympathique, se laisse facilement attraper dans l’eau. Un coup de main rapide dans l’eau liquide et sombre de la rivière, et tu réussiras à la prendre dans tes mains. Elle ne croitra, croâ, croâ, plus, et tu la relâcheras… ; J’ai ainsi, à six ans et demi, ma mère me l’avait fait comprendre, cette méthode, réussi à prendre une grenouille comme cela et ensuite l’ai relâchée. Une enfance comporte des moments vifs et intenses, ne t’en éloigne pas trop, cela pourrais-être ta salvation, un enfer n’est pas supportable, il n’est qu’instantané. Le reste, tu es vivant. Et puis… ? Et bien, souris, il y a de la vie, et le monde est noir comme la nuit, et tes mains sont belles, et tu es vivant… Reste encore un peu dans les eaux de mes lignes, moi j’écris, toi tu lis, et je te demande, as-tu un jour pris une grenouille dans tes mains ?






*




Un batracien à peau verte et à la chair palpitante, l’eau entière et une bouche et des yeux comme de petites billes. La peau d’un batracien et une main humaine. Une main humaine. Ainsi sont tous les hommes, les jeunes hommes et les jeunes femmes. Mais c’était tout de même une main…
Me suis-je prise pour un batracien en essayant de me prendre pour une grenouille ? Ou me suis-je pris pour une enfant… Mais je sais que je suis plus silencieuse qu’une grenouille. Ainsi croassent les grenouilles, elles chantent… Mais quoi, mais quoi, mais quoi, c’était Otan du Nord et de l’Ouest de la lande qui disait celà… Mais quoi, mais quoi… Et les jeunes et les vieux se demandaient mais quel temps venteux et pluvieux et odorant de terre sèche et de poudre… Et le vent bleu et blanc comme les voiles pendus aux cordes tressées au chanvre, au vent du Sud, près des bâtisses, et les dames, polies, qui chantaient, un jour d’avant ; le jour tristement…


Le soir traine ses basques dans les cendres, et l’humidité du Printemps a le charme mélancolique… Créature à peau sombre tachée de noire ombre, tu vogues, la jeunesse dans la bouche… Tes lamentations sont des larsens électriques, ta voix tombe comme des baguettes sur une peau de batterie, et tu chuchotes en souriant, tes yeux sont beaux et tes cheveux glissent de graisse propre et d’humidité… Tu serais Femme tu me ressemblerai, bien que je ne sois que moi, peut-être que les mélancolies similaires ne se rencontrent pas, jamais ou jamais plus, ou juste en écrit, ou en musique…
Que dire de cette invention formidable du vingtième siècle qu’est la guitare électrique ?... Les sons de mousse épaisse et noire et friable et étendus comme de la poudre en tintements, en grains ; et de morceaux de pierre qui grésillent et sifflent comme des pics glacés qui se prolongent et se distordent et se dissolvent, éclatent en un tintement prolongé et noir trouble et fin et dur, distordue, pleine et long jusqu’à s’éteindre, cette plainte de la guitare électrique à la légèreté du liège, le vent de palissandre et la finesse profonde de l’aiguille… Si seulement tu pouvais m’entendre jouer sur cette guitare venue des sorcelleries aux sigles d’or et d’argent à chaques touches du manche… Je joue comme je trace mes traits quand je dessine à l’épingle et au pinceau noir, et les sons se mélangent en nappes fondantes, crissent et éclatent en myriade de copeaux de givres et d’airain qui tombent lourdement, dans la distorsion de braise rouge jusqu’au sombre métal.


Les ombres murmurent et la lumière réchauffe nos paupières. On dirait qu’une immense obélisque d’ailes d’onyx sculptées dans le marbre noir veut s’ériger et pousser comme un jet d’eau fait de pierre couleur d’ébène en fissurant et découpant finement, comme s’écartent les feuilles l’une de l’autre, notre dos. Au lieu de cela il s’étale comme un liquide-fumée, et devient notre couleur, un noir pur, et lumineuse, intensément et finement lumineuse est la nuit… Elle éclate comme l’est le monde, elle éclate, cette nuit, cette fin d’aube, ce début de crépuscule nocturne, ce début de sabbat de feu plein d’orange et de vert pomme, comme le monde, elle est nature sauvage et claire, elle est nuit, et je suis femme qui trace ses lignes et qui sourit… La nuit est noire comme un feu de bougie qui luit dans l’immense lac de nuit qui s’étend au-delà, au delà… Là où vivent les animaux, les bêtes, les hyènes au pelage chaud, les chacals et les fennecs à la fourrure odorante de sable cherchant un morceau de bois…


Une tornade de pleurs vaguement irrésolus et voluptueusement douloureux s’est abattue sur ma figure amaigrie. D’où vient cette douce douleur comme une jeune fille qui m’appelle ? Mais quel est cet être qui m’appelle de si loin, dont j’entends la voix, sent le cœur battre et les pleurs couler sur ma pommette gauche ? Je sens une jeune fille pleurer au loin dans la nuit, et je pleure avec elle… C’est une belle et fine fontaine où je renifle comme une enfant. Un nom prononcé comme on recueille un voile sur la paume étendue des mains et de l’espoir… Où sera le nom, qui, quand par la personne qu’il faut, rencontrée et parlée, prononce enfin avec clarté et émotion votre nom, non pas comme le prononçaient vos parents, mais une femme, ou un homme mûr, donnant ainsi couleur à ce qui vous nomme. Le plaisir enfin d’entendre son nom tel que le Poête ou le musicien créa ces sons pour en faire ce qui vous dénomine le plus émotionnellement du monde, ainsi je ne dis jamais, ni prononçai à personne son nom véritable, tel fut le cours de ma vie, je n’ai révélé le voile qu’avec des mots, non avec ma voix… Ou, sous le coup d’une passion passée et brûlée, ne le faisais-je que le répéter jusqu’à le noyer sous ma voix, puis l’écrire…Ces chants poétiques dédiées à un homme jeune et talentueux de plus de trois mille deux cent six ans et aux cheveux blonds brillants et durs et longs, à l’allure étrange et mystique, me prirent toute une saison, et le jeune homme me prit par le bras avec reconnaissance et nous nous promenâmes dans la fin de l’automne, doucement, le long des rues…






*






Mais le voile d’une tempête de tissu s’est fracassée devant moi ! Tissus longs comme de la fumée tricotée en énormes draps de laine bleu outremer qui s’écharpe corps à corps avec mon visage figé, comme un instantané photographique, sur une grimace aux yeux ouverts et clairs, noirs, et une bouche pleine d’agression muette et figée de stupéfaction. Qu’est-ce que cette nudité de la face et de la poitrine, cette peau retrouvée dans la douleur ?
On dirait que les vallées ou paissent les herbivores à laines blanches et tachées floues de noir s’est répandue sur mon horizon de vision… Une impression de vallon de montagne, en plein acier glacé sombre de nuit ! Le vent et le soleil révèle cette nuit, et même le plus clair dessin et forme d’un arbre sous la lune cachée m’apparaît éclairée comme dans les rues de Lyon au soir… Une clarté de vision dans la nuit, un soleil que je repère de l’autre côté du globe, au Laos, alors qu’il a disparu… Ici c’est la poudre, la poussière, les graviers des chemins de nuit… L’herbe frémit sous le vent printanier, et il fait bon dehors, bien que le noir soit complet…


La nuit a la peau pour cendre, et sa peau est velouté blanche. Les suffocations du bloc de nuit éclatent come une feuille de métal dans le noir, et deux feuilles de chêne semblent disparaître dans un miroitement d’éclat de lune dans le nocturnal vent doux comme une peau qui promène son visage et ses yeux de pierres précieuses après minuit.


Allongée dans les vapes dispersées de plumes et de vapeur noire et d’éclair blanc comme des lumières sans teint, je décide de maudire le sommeil, le renverser sur ma couche et de respirer dans l’éclairage nocturne et l’humidité des ombres. Mon cœur craquelle comme la peau du temps, et les vieux mythes grecs se gravent comme le vent sur mon front. Colère de convalescente, réminiscences des bruines de contes et de l’enfance vagabonde, attirée par les pierres des tombes et l’image de la mort dans sa robe noire. Le monde est froid comme l’avril de glace, comme le blanc et l’or du soleil au crépuscule, tout autant que l’herbe et les corbeaux. Je décris, je décris, mais ma peau est comme un tissu de flanelle de robe bleue clair… La foudre des filins de cordes a le squelette agile, et les reniflements se soldent par le sang du sommeil. Je le maudis, car j’ai eu assez de chair aux yeux fermés auparavant. Peau tendue, cauchemars sanglants et oubli vaporeux, il ne me reste que le temps et la lucidité ! Je dormirai comme on assassine quelqu’un, droguée par le réel et le présent, pour m’affaler sous mes paupières après avoir marché un souffle de cuir crevé rempli de vent frais dans le cœur… Car le sommeil m’a tordu les chairs et les a retendues, assouplies et reprises en forme comme une peau lavée, saine et fine. Les muscles nous suffisent, mais reparle moi de tes muscles quand je les aurai battus au fouet en lanières, laisse moi dévider mes mots aux métaphores sans sens que je ne prononce qu’en direction pure du vent, et où tu pleureras ; malgré moi ; malgré moi sans moi, en pensant à moi comme je t’aime ; dans un demi sommeil… Car mes rêves et mon sommeil, profond comme le cœur du métal, m’avale et me broie, et je n’en sort indemne que dans la colère et la souplesse restituée de ma peau, griffée de toute part par le passé, que j’éclate de mes doigts, pour la rendre comme un tissu purifié par l’eau de mer et le sel, sans cris sourds, rien qu’éveil, et malédiction du sommeil tout autant que mon assassinat demain à une heure de respiration qui se ferme pour déglutir, et sombrer, après avoir pris ma peau et mes souvenirs dans mes paumes… La colère digérée dans la fatigue se dresse comme une vague après un sommeil agité, et déferle sur le premier venu à mon esprit… L’odeur rouge et noire se répand comme un tissu d’herbe brûlée, et les narines exhalent le frais, le corps, vers un esprit lucide et plein de rancœur, qui se finira par le calme et la pondération.








*








Des levers de brumes comme des navires aux voiles de couleur de cercueil aux yeux pleurant sont tombées. Le rouge sang de la mort a abattu ses serres sur moi. J’erre, lente comme le brouillard et le gris d’une couleur oculaire, comme une route qui gondole et ondule, fine comme une feuille grise de papier de soie. J’ai des grondements dans la poitrine, de la rancœur dans les yeux et des enclumes de larmes prêtes à tomber sur mes joues. Le dégoût plutôt profond de mon âme me prend comme un filet d’eau bleue. La convalescente erre, en proie à l’absurdité du choc noir et de la dévastation pointée sur son corps, non énorme comme l’ouragan, mais vaste comme un zéphir d’air glacé sur la peau.


Je sanglote avec un peu de dégoût, le cœur tremblant pour une âme à peau souple, et les poches de larmes glissent et chutent doucement, et chutent si doucement pour les muses muettes par malédiction à la haine. Comme le vol des oiseaux, mais chaque matin et chaque nuit. C’est une outre de tristesse et d’amour qui veut se déverser. Une cascade attend de pleurer et chuter comme son battement calme en trombe. Les mouchoirs de larmes tombent lentement et doucement sur mes joues, et mes yeux sont noyés d’ombres et de tristesse dans l’âme au-delà de la notion connue de pureté de ces muses maudites du castel de Valachie et leurs souvenirs, et son cœur et tout mon amour.


Elan noir de la plaie, solitude de la misère. Retrouveras-tu tes pas dans le brouillard des mimétismes qui s’effacent, qui se palpent comme autant de regards et de mains qui tâtent et frappent, doucement dans une douce continuité, ô combien de pâquerettes, de mains et de rayons de soleil qui viennent percaliser tes iris et tes yeux. Champs de jonquilles de la saison, immémoriel, Ô Mendiant des Déserts que j’ai connue, jamais, que je vis et dont je crains chaque pas et chaque présences, va t’en connaître ce que je sais ! Et va nous parler, peau lépreuse comme la ponce aux yeux bleus d’effroi pour ma sensibilité ; et aux moustaches beige dont la simple imagination me dégoûte, car j’ai peur des cultures souillées et délavées, qui savent parler comme on balbutie, et qui ont pénétrés des mystères qui me glacent. Crépuscule déchiré au sang et des plantes maudites de la racine par leur aura étrange, venues des injures et des malédictions du désert dans le Froid et la Nuit…


Nous sommes cette solitude de nuit, nous sommes tous les Enfants de la Nuit. Poitrine tâtée de battement de cœur et reniflement de cette eau dans les narines, plus beau, qu’est-ce, que ce sourire qui avait tant de mal à se dessiner ? Enfants des meurtres et des incertitudes couronnées par la morbidité, innocence de solitaire triste et amoureux des pierres de cimetière et des Eglises ! Seul le Sacré t’importait alors, et le Cimetière qui battait sous tes pas, le Christ t’avait déjà giflé de ses pleurs quand tu regardas ces pierres ! Soleil puissant, Eté des Grecques Déesses, ainsi vaut une Eglise dans la Nuit pour Nous, Enfants solitaires, avant de nous coucher… Car nous sommes tous par nature des Païens, des Satanistes Antiques au culte de La Terre et de Yové, Dieu de la Nature et cette créature qui couronna ces yeux, tes yeux de son souffle, car nous avons toujours été enfants de la nuit ! Que nous importe alors les Serments des Prêtres ! Nous avons plus de raison qu’eux, nous cultivateurs du Satanisme Antique, culte de la Terre et de l’évidence de Dieu, nous les passants sombres et joyeux. Il y a des tragédies de prêtres que je préfère ignorer… Car nous sommes les plus forts des Templiers par Nature, défenseurs de ce que nous possédons au plus profond de nous, l’Amour, la Terre, la Vie, la joie et la compassion la plus souriante, naturelle et joyeuse qui soit. Cependant la Nuit des ombres, les sombres contrées des Vampires, des loups, des Prêtres compatissants et heureux comme le Dallai Lama de cette époque, ainsi sont les Prêtres Chrétiens, car ils ne jugent personne, et accomplissent la Foi de Christ et la gloire de l’œuvre de Dieu, sont nos propre statues dont nous sommes déjà loin derrière ou à côté, car nous sommes êtres étranges, ô nous Loups et Louves de la Nuit et des Mystères sombres et dorés. Le Christ fut la tragédie du Monde, Satan fut son frère, et quand deux frères d’âme se rencontrent, le plus vieux a forcément des choses désagréables à lui dire… Éloigne-toi de moi, vieux diable, Satan, chitane, créature impie à ma foi et mon désespoir… Satan s’éloigna, triste de n’avoir pu guérir le Christ de sa tristesse et sa colère, insulté en vieux Dieu des contrées anciennes, que Jésus de Nazareth, le mélancolique sauveur, ne voulait plus entendre avec ses leçons de morale… Satan des astres, oublie moi, car ma tristesse est ma mélancolie douce et bienheureuse, ainsi parle le Christ, et, comme Hugo le poète le décrivit, Satan le sage et le fou, l’ange meurtri par sa compassion, ne pu s’empêcher de s’en aller doucement. Ne priez pas pour Satan, Dieu a assez prié pour lui, et son bonheur est l’Ange liberté, mais son rêve est aussi éternel que la naissance d’un battement de cœur sanguin, c’est le lien le plus beau qui puisse se faire. Prions ensemble pour les amoureux maudits qui valent mille fois le paradis des fiançailles et des baisers, et des battements de cœur à leurs sourires… Car je vous le dis, si le Christ aime le Diable et a pitié de lui, Satan s’allie à lui pour mieux lui parler avec Raison, le sauver et le remettre en entière face humaine, ce grand divisé, ce Diable destructeur que fut pour moi un jour mon plus tendre et douloureux Ami, que je guérissais mal et durement, un peu, n’ayant que peu d’effet sur son âme et sa conscience ; que dire d’un homme cultivé et souffrant devenu fou ; Diable qui fut Ange, regarde tes mains, le monde ne te veux aucun mal, pourquoi le blâmer. Tu ne comprends même plus un message d’Amour… Dors et repose toi, des milliers d’âmes fidèles prient chaque jour pour ton salut…


Ne venez pas nous donner de leçon de morale, ne pêchez pas par orgueil, vous trahiriez le Christ ainsi que votre meilleur Ami, non Dieu, mais bien cet être humain qui vous aide et vous est proche, moi pour un petit temps, mais Dieu a guidé cet autre Ami vers vous, la vie aussi, n’avez-vous donc jamais appris ce que c’était que l’Amitié ?... Douleur, sentiment ! Ah, oui le sentiment fait mal, car il contredit le mal du corps… Vous auriez dormi et seriez plus clair, mes paroles vous seraient tranquillité… mais, bon c’est humain tout cela et c’est bien aussi…
Auriez vous oublié d’être humains, seriez vous devenus des vieux diables jusqu’en en oublier le sentiment d’amour. Dormez, buvez de l’eau, lavez vous et reposez vous sur le bord de ce lit, il vaut tous les espoirs réels, je le sais… Je le sais bien… Ainsi commencent les prières en silence… La joie n’est pas loin, une larme, un sourire… N’est-ce pas vôtre musique que vous commencez à jouer ?


Un jour un homme cracha sur le Christ. Un jour un homme cracha sur la foi. Un jour un homme cracha sur Satan. Un jour un homme cracha sur l’Amour. Un jour un homme cracha sur Dieu. C’était un Saint au bord du désespoir face à une bande de porcs qui étaient tout autres. Que faire des crachats quand on n’est qu’un crachat soi-même ? On crache. On crache sur tout ça en même temps. Simple analogie. Que faire des crachats quand on n’est que des crachats, on crache tous en même temps, on crache tous en même temps sur la même chose, et l’on n’est que glaire car c’est la destinée du glaire de cracher sur les belles choses. Voyez un porc, ou des porcs. Ils crachent. Et je suis désolée, les araignées qui tissent leurs toiles, femelles sombres et arpentistes de la pensée sont bien plus belles que les Porcs. Elles ne font que tisser leurs toiles pour se nourrir de mille façons et font leur art avec recul, et mangent en souriant. Les porcs ne sont que porcs. Au pire de mon insulte la plus atroce, des excréments faits par un porc, eux-mêmes malgré leurs parents, telle est, je le sais, la teneur et la matière interne de leur langage quand ils oublient leur esprit, et de leur vocabulaire le plus courant quand ils nient la pertinence et le sérieux le plus naturellement respectable d’un acte fait par autrui. Les pantins sculptés dans les ombres des ordures placées par un fou ont toujours du mal à courir, et c’est leur nature de finir dispersés par les pas et les pieds chaussés des hommes, car on vit à cette époque dans une ville propre et j’ai malheur à voir que malgré celà parfois les hommes crachent par désespoir. Situation impossible dans une époque civilisée, situation possible dans la colère digérée par la haine pure, inhumaine et dangereuse, et toujours la plus désolante possible. Un peu de coeur pour nos semblables, un peu de confiance en notre avenir. Je respecte énormément les animaux du zoo, mais là je dois avouer que la vison et l’odeur d’une telle souillure me donne malgré moi des hauts le cœur que j’évacue très vite. Pourquoi chercher plus loin ? Un peu de charité pour les porcs et les peaux graisseuses sans morale ni charme à la permissivité des chiens excités sans éducation, cela fait beaucoup pour un homme, surtout quand il touche beaucoup, ne fait rien, crache partout avec l’orifice dégueulasse qui lui sert de bouche. On ne souille pas la beauté. Les hommes maculés de poussière finissent dans la campagne des sables portés et des vents malsains comme le désert rude et inamical du Texas, contrairement à ses habitants, vieux êtres de culture et d’art qui ont bien le courage de survivre à tous les climats, habitants du Texas et des terres d’Arizona, qui comprennent tout et ne lisent que mal, alors qu’on ne les a pas insultés mais qu’ils respectent tout le monde, et je pense qu’un peu de bière et du désespoir font de la très belle poésie, avec l’esprit de son âme et de sa lucidité et de sa netteté, ainsi que la lumière de l’écriture par un stylo à encre noire, même humains, pour avoir l’impression d’avoir commis un acte digne d’un Grand Homme, tel que Martin Luther King assassiné par un dingue absolu, prix Nobel de la paix qu’il était, et je ne sais ce qu’est un grand homme, mais sauver la vie de quelqu’un, par acte physique et proche, alors qu’il va mourir ou qu’il va se suicider, et que l’acte est fait et la personne sauvée, ça, cela vaut bien un Martin Luther King, et c’est vrai. Ecrire, je ne suis pas, moi, celle qui écrit cela, de la race des grands hommes, mais la valeur d’un travail littéraire, de poésie ou autre cela se voit, se remarque, se confirme, et est une valeur reconnue par l’évidence de la qualité. On voit toujours un acte d’écriture, ou autre par le vrai, et avoir très bien fait, ou même fait comme, ou être un grand homme, ce que je ne suis pas, et bien oui, cela est bien possible. Et c’est vrai. Etres humains infectés par la poussière, aussi vides d’esprit et de matière de l’esprit et en actes de grandeur qu’ils estiment aussi important que leur propre avenir d’homme dans le monde et dans leur coeur, quand ils oublient de pleurer, de parler et de vivre, alors que la vie est comme eux, rude, solide et raisonnée, et qu’on n’est jamais seul, et que parcourir quelques pas vers des hommes que l’ont ne voit plus comme des hommes alors que leur cœur est similaire au nôtre, hommes- panthères buvant leur désespoir avec la sécheresse, alors qu’ils auraient dû se respecter eux-mêmes. Offrons leur notre silence. Une parole réfléchie est un courage aussi efficace qu’une flamme allumée dans le noir, le souffre a bien pris feu, et la lumière a illuminé la chambre où brûle doucement la bougie allumée par la flamme. Les Fils de Chacal hurlent plus fort encore quand ils sourient. Offrons leur notre silence.


Ainsi le porc ouvrira grand les yeux et la bouche, et s’étouffera avec ses glaires et ses crachats. N’avez-vous jamais été une belle putain sur laquelle on a craché. La Beauté est supérieure à la souillure. Elle reste. La souillure part et disparait. La souillée part, et reste dans sa langue et sa noblesse, sa fierté humaine, cette putain sur laquelle on a craché ! A la tienne Arthur ! La putain souillée est pauvre, et c’est pour cela qu’elle a toute sa richesse. Son existence est vide comme le néant sacralisé, ce souffle de chaos blanc et noble dévalant tout, la bouche qui l’a soufflé y compris. Deux clignements de paupières font du néant une peau de sang. Entends le soleil éclater tout là bas.
Profond et profonde comme la souffrance et les murmures soufflés, les zones implicites et les fréquences induites et subtiles dans le silence. Ainsi se présente le néant et l’humanité, remplie de pailles sombres de poussière pure de larmes de battements de cœur. Le néant n’est que silence et face au silence et au néant on se couche. Corps douloureux, allonge-toi dans le silence car les muscles et le sang se ressoudent lentement dans le sommeil.
La Beauté a été murmurée, tu l’as entendue, tu l’as entendue… Il y a des insomnies remplies de souffrance et de café et de musiques et de paroles où le néant n’est que le silence, pas plus, et l’on se rend simplement compte que l’on respire. Et l’on se rend compte que l’on respire. Le silence est doux comme le sang qui circule et les larmes qui coulent.


Les authentiques hôpitaux psychiatriques sont des lieux sacrés et extrêmement sains. Les vrais fous nuisibles et de très mauvaise foi, tout en en ayant conscience, il faut le savoir, les dévoient forcément. C’est pourquoi ils n’y comprennent rien. J’adore les cris de peur et j’y prends même plaisir. La peur m’a toujours été saine. Parfois ai-je joui de la peur de l’autre, comme un animal, que je ressentais. Toute cette assertion est vraie.


Je ne suis pas folle et j’ai été malade. On ne remerciera jamais assez la grâce de l’aube naissante au bord d’un lit et en sortant par une porte vers le soleil et la nature.


Ils arrivent que les femmes aussi souillent la Beauté… Peut-être par inadvertance et par perdition. Souvent par orgueil, je le sais bien. On se remet de l’orgueil par une crise de larmes et un deuil est toujours un deuil. Quand à la folie profonde, une seule chose est vraie, les larmes que l’on pleure ne mentent pas car elles font du bien. L’Homme n’est pas mauvais, il souffre mauvais et dans ce cas là qu’il dorme et qu’il se purifie. C’est tout. Ma couronne de Dragonne est devenue blanche et noire, écarlée de rouge carmin et je marche comme battent les ailes des papillons et souffle la vie et les jambes et les bras et les mains et le cœur comme un vaste souffle écouté et qui écoute… L’oxygène ne ment pas, nous ne sommes pas des raies Manta tapies dans le sable noir sous l’eau. Nous sommes des êtres humains, et nous n’allons pas maudire l’oxygène. L’air pur. Je suis quelqu’un qui respire, pas plus que ça. Pas moins, pas plus. Je pense et je respire. Si vous voulez voir une Tombe, sachez que je n’y suis pas. J’écris et je respire. Comme la Bêtise humaine peut faire d’un nom; d’une parole sans sens que sa phonétique pure, un objet sans sens que l’on craindra. Alshanta Me. Maudite de tous les sangs. Je suis ce que suis. Arrivé à un certain stade de la raison, l’on n’est pas bête, l’on sait que l’on parle dans une langue avec sa grammaire et son histoire réelle, historicité des mots et racine de l’orthographe qui donne un sens profond à chaque mot, et une langue n’est pas faîte de hurlement, si c’est le cas elle n’est rien et n’a pas plus de sens que ABRASHAR RAMORAKA DEMARKALE ce qui s’est écrit n’a pas de sens je l’ai inventé à l’instant et tous les non-sens où seul le sentiment de peur et un hurlement de crainte était inscrit, et bien cela est un non-sens, cela n’existe pas; et seule la langue dans laquelle je parle et vous m’écoutez a un sens, car on comprend chaque mot n’est-ce pas, et le reste n’a pas de sens, car rien n’a de sens sinon le sens en lequel je parle, le sens cohérent de mon langage et du sens de mes mots ainsi que la grammaire les articule et que la raison la plus saine les dicte car quand on est dans la Raison seule la souffrance d’autrui peut nous faire taire complètement et toutes les autres insultes ou cris venus de la peur ne sont que des sons sans sens. Un hurlement n’est qu’un son guttural, ça n’a pas de sens, ce n’est qu’un bruit. Mais je veux bien rassurer la personne qui hurle si elle s’est fait peur avec son propre hurlement, et si elle hurle de douleur physique et bien cela passe, car la douleur physique peut être apprivoisée et annihilée en soi et chez les autres. Quoi ? Mange un peu et bois de l’eau, prends du thé ou un café ; l’étonnement est une chose humaine. Juste de la beauté qui se trace sur le sol comme le vent.


Hommage à Mademoiselle Rachida Madani, qui l’a si humainement servie, la beauté cachée par ces voix qui sortent des pages sa voix de femme et la voix d’homme dans sa mémoire, ce livre qui hurle quand on le lit, qui hurle réellement sa sonorité verbale, le son de ces paroles écrites qui parlent comme la pensée se forme dans la tête ; ainsi le voilà, une partie de votre talent d’écrivaine, mademoiselle Madani, livre et vers et phrases et elle avec son bruit de voix à vos oreilles tel que ces paroles, ces écrits ont été écrits. On peut aussi lire l’écriture silencieusement. Et aussi servante de la Beauté par ses vers peu évidents et d’un voile si noirs qu’ils en deviennent illisibles. Il suffisait juste d’ouvrir les yeux… Que les hommes soient tous maudits par le Christ disait cette femme aux cheveux noirs. Tout le monde sait pertinemment que Satan était le frère du Christ.


Mais elle raconte n’importe quoi mais elle raconte n’importe quoi mais elle raconte n’importe quoi, mais elle raconte n’importe quoi, mais elle raconte n’importe quoi ; mais elle raconte n’importe quoi, mais elle raconte n’importe quoi.


Je ne comprends pas cette dialectique.


Voici une phrase bien formée, très dix neuvième siècle, une goutte romaine et un peu de la patte de Nietzsche. Sale animal. Sale animal. Sale animal.


Sallanimal.


On ne remerciera jamais assez la grâce d’une nuit tombée sur vos cœurs.


Je me réclame de la poésie de Daniel Filth, ainsi que son groupe de black métal, une poésie aux dents acérées qui osent montrer la lune pour se prosterner devant vous.




*






Socrate était-il le plus sage des hommes ? Socrate avait des émotions. Socrate était-il le plus humain des hommes ? Socrate était intelligent. Socrate pensait-il ? Il lisait. Socrate comprenait-il ? Il comprenait. Socrate était-il laid ? Il n’était pas stupide. Pourquoi Socrate écrivait-il ? Pour qu’on le lise et qu’on le comprenne. Qu’est-ce que l’intelligence ? C’est la compréhension, la lucidité, et la certitude de cette compréhension, la mémoire permettant ne serait-ce que de relier sa pensée à soi-même. Soi-même est dur et triste. La réponse à l’intelligence c’est la pensée.


La réponse au doute c’est l’évidence.


La lucidité permet de respirer.


Sans l’art d’aimer, de chanter, de voir, et d’écrire, la nature n’aurait aucun sens.


Le bon sens des paysans, c’est leur propre Culture.


Ces gens sans culture qui ne se sont pas redressés dans leur Morale…


La vie est faîte pour être Merveilleuse. C’est vrai.


A ceux qui nous ont le plus fait mal sciemment la meilleure réponse est de les priver de notre amour de façon définitive. On ne creuse pas un trou déjà creusé. Et les fontaines ont meilleur goût dans la solitude avec notre propre amour non souillé par les cancrelats et les mites de la Beauté. Pourquoi donner à quelqu’un le minimum de ce qu’il nous a pris au maximum, de notre vie, de notre raison et de notre amour pour les détruire jusqu’à la cendre ? Après la longue période du sacrifice, purifiant nôtre cœur, après la période la mort en lambeaux et en lamelles pour le profond criminel qui semblait jusque là faussement heureux et tranquille, le pardon peut revenir. Le criminel ce n’est pas nous, ça c’est affirmé et sûr, nous avons été la victime. Aucun crime n’est impuni. Punition faîte, nécessaire et accomplie, la naturalité du coeur peut revenir. A celui qui ne s’est jamais excusé, que le Pardon face son office. Aimer, cela a toutes ses conséquences. Le reste n’est que vie, et que celui qui continue dans la mort retrouve lui-même la vie. Nous c’était naturel et nécessaire. Nous savons tous où nous en sommes. Plus fort ? Nous avons tout le temps d’écouter. Cela est dit. Avec un peu du style et de la Parole de Luna. Même neuf mille ans après, une femme transmet et reste fidèle à ses principes essentiels, dépassés, mais de toute façon transmis. Parole faîte et vie accomplie comme des yeux fermés sous la lune du jour, sous l’éclat de la nuit, en la vie du cœur. Il y a des pouvoirs occultes qui me sont encore étrangers. Mais à neuf mille ans d’écart, on se respecte bien, au moins, et au plus.


Quel est le plus sage des hommes ? Socrate, dit la Pythie. Et la Pythie se mit à parler, la bouche fermée et les yeux noirs : cultive-toi. Et du disque de métal cerclé d’or gravé du plus tendre des pinceaux, elle sourit. Le pinceau érafla en effleurant la feuille. Le pinceau était noir. La pythie avait une famille et était très humaine. Voilà pour la fin de la petite histoire. Qu’est-ce que la poésie au fond… Qu’est-ce donc que cela, dites moi, la sensibilité et l’écriture des choses dans le verbe. Commencer une histoire avec deux êtres trés humains, n’est-ce pas au fond un beau conte à écrire ?


Le doute est une chose effroyable, la fatigue en est une autre.


Un créateur a du talent. Quand il a une lampe dans les mains, et qu’avec toute son intelligence il prouve à la personne qu’il a devant soi qu’il est, suivant les contes arabes, le Génie de cette lampe, il vous a menti. Le talent, la fatigue, l’intelligence et la limitation des forces vampirisant l’âme peuvent mener à la folie. Le Génie de la Lampe est un conte arabe. L’homme en question était un créateur et un poète. La femme l’a cru et l’a vivement réprimandé pour un tel acte de mensonge, et lui a fait la morale. C’étaient deux poêtes et la lampe était faite de vernis bleu turquoise. L’homme était triste et peiné, et avait vécu beaucoup trop de choses.


Le Génie… ? Un peu plus que du talent. Quelque chose de magique et d’inattendu de la plus grande profondeur quand on crée. Je n’ai jamais vu un Génie; tel que cela est décrit dans cette phrase. Mais une telle conception me fait peur, une très humaine peur. Je ne sais pas ce que c’est qu’un Génie. J’ai juste du talent, je dis ça en toute humanité, pour éviter les sentiments et les regards réflexes et dubitatifs purs sans mauvaises intentions venus de l’extérieur. On dévoierait Apollinaire et son talent, ainsi que son âme, ainsi que sa poésie, si on le traitait de génie. Il y a des gens trop sérieux et dans leur âme et dans leur art pour être qualifiés de tels. Ils ne sont pas modestes, ils disent ce qu’ils font. Les créateurs trop submergés sont parfois incompris. Je ne suis pas Guillaume Apollinaire. Je suis une créatrice et j’ai du talent. Comme les autres. Comme une autre, comme une souffrance, comme un écrit bordé de sang…


Un homme simple et humain se révèle et devient de chair au développement de la main qui le touche comme un négatif d’autant plus à la mesure de la fascination qu’on lui accorde, fascination qu’il possède déjà en lui-même, qu’il possédait déjà en lui-même. Les créatures sont humaines, mais la colère, la haine, la légende et la nécessité de vivre peuvent accorder beaucoup plus que du crédit à une légende…


*
Sans limites, l’angoisse et la destruction du soi guettent.


Le sens palie à la folie. Le corps ne ment pas et la pensée est réelle.


Où voulait réellement en venir Leibniz avec sa monadologie ?


Le corps sans souffrance qui se réapproprie dans ses limites humaines et sa peau, n’est-ce qu’un palier des monades de Leibniz ?


*


Contre l’aphasie, une solution : respirer, se taire et observer. Les créatures silencieuses finissent bien un soir par trouver leur souffle pour parler.


Douter de son intelligence est de la folie pure. C’est un non-sens total. L’intelligence paralysée par le doute, après cela, se rattrapera d’elle-même. Cela arrive d’avoir des coups de folie, qui peuvent être de ce point de vue extrêmement dangereux. Dangereux pour toute sa propre existence personnelle, et relevant d’un doute ayant abouti à une conclusion folle, détraquée, absurde, monstrueuse, immonde, car on ne perd jamais et en tous les cas son intelligence, la compréhension même de la majorité, voire l’intégralité de ces textes, le prouve, toute votre intelligence est restée subtile, lucide et acérée, y compris dans la maladie d’Alzheimer, qui est une maladie touchant juste à la mémoire à court et à long terme, et pour être précis, non aux facultés intellectuelles pures. Toute personne regardant un malade, très âgé, atteint de la maladie d’Alzheimer, parler, ne pourra, avec toute l’évidence que le malade mettra à le prouver, alors qu’en plus c’est naturel, ne pourra échapper à la vivacité d’une telle pensée, normale pour les gens âgés, dont juste certaine petites et précises facultés mémorielles ont été altérées. La science moderne a déjà commencé à palier à ce problème à notre époque. Il y a aussi des gens âgés dont le silence a tout absorbé, et qui ont perdu, juste, la parole. Mais juste une chose : les conclusions détraquées et incohérentes, bouffées par l’angoisse, la mort, la peur, déchiquetées aux rasoirs de la maladie de l’âme, n’aboutissent toujours qu’au chaos mental, interne, profond, issu du doute le plus infect qui soit. L’intelligence est là, vous le savez, point. Compris. Tout. Le reste aussi. Preuve par l’absurde et par les larmes pour les tragédies de l’esprit et de l’âme, quand on reprend pieds. Il y a des larmes plus terribles que cela.


Les créatures silencieuses ont de beaux et grands yeux. Cela a du sens, mais quels sens sensoriels et olfactifs du soleil irisé de violet liquide et de bleu métallique comme le verre sous le soleil peut-on, à ce stade de créature, trouver à son tour ? Les gouttes d’eau sont plus minérales que les yeux, et les émotions sont réelles.


L’objectivité d’humanité, de réel et de profonde évidence devrait être une évidence tenue, mais acquise. On ne laisse pas sur la pierre les murmures des barbares aux yeux brillants. Corps de pierre, vient tenir dans mes mains… L’histoire cristallisée et reliée au corps assoupli qui a de la mémoire, au fond les vieilles poussières antiques ont le parfum du merveilleux… C’est une intuition jetée…


Ces gens qui pensent que la vie est un vaste et sérieux petit jeu et qui s’emportent dans leur caractère réagissant tout en en y prenant un perpétuel petit plaisir. Moi je ne joue pas je vis. C’est pour celà que je n’ennuie personne par jeu qui va avec son petit plaisir. Même un coup dans la figure, pour ces gens là, fait partie du petit jeu et des grands et petits plaisirs. Un homme sérieux ne frapperai ni ne maltraiterai aucunement son enfant. On attend tout à fait ce genre de réaction de la part de quelqu’un qui n’en est pas un. Un homme. Non, la boucherie chevaline avec le mauvais caractère du boucher. Non point un acte sérieux. Un petit jeu sérieux avec son grand ou son petit plaisir. Un homme sérieux ne lèverai jamais la main sur son enfant. Histoire de concessions humaines, l’histoire de la folie en est tout autre… L’histoire humaine de la tristesse ouvre d’autres perspectives. Hommage à Francis Bacon, qui va mieux que tout maintenant, et qui enfant, tous les jours, sur ordre de son père, son père ordonnant au valet de cette famille particulière dont Francis Bacon faisait partie, sur ordre journalier, chaque soir, sur ordre de son père, le valet le battait violemment, fortement, chaque jour. Il devint peintre et fit de la psychanalyse picturale et devint un des plus grands explorateurs technique et créateur des formes et des résonnances aussi précises qu’un trait de plume trempée dans de l’encre sombre et pure, tout en ayant la force et l’inventivité d’un coucher de lune, mais avec son regard et avec ses mains toujours déterminées à peindre, et coloriste unique, chercheur, peintre absolu de l’homme et de la femme, avec toute l’humanité d’un authentique saint, dans la recherche de la compréhension de la souffrance de l’autre, pour la résoudre, le peindre, et finir heureux et dans le mystère et le silence de lui-même et dans toute la plénitude que peut apporter la vie, malgré tout, avec tout le monde, avec cœur, toujours. Amen.





II. Les chants discordants de l’usurpateur de Diogène sous la vue méfiante d’Héraclite (juste un enfant qui cherchait à savoir). Il finit par parler après y avoir mis du temps. Il ne connaissait personnellement ni Héraclite ni Diogène. Il n’avait lu qu’Héraclite, pas plus. Les deux ne rencontrèrent jamais le troisième.






*
Ophélia couchée dans ses longs lys




Toute culture de terre est peau. Toute la terre est nourricière. Une peau éternelle à soi est culture, est terre, est terre de la culture. De même comme les morceaux de terre, l’odeur de la terre, et l’origine même de la matière de la terre, terreau à la vie.
La mémoire, comme les cernes de l’arbre coupé, et l’œil humain qui les regarde et les compte, est en ce cas le problème et le cas du vieil arbre coupé. Si personne ne le regarde, seul le ciel, l’air et ses jeunes pousses existent en tant qu’il est arbre sur terre.
L’œil qui regarde compte. Voit. Mémoire de l’arbre vivant, mais coupé, puisqu’il ne subsiste que le tronc et les racines. Qu’est-ce que ces cernes, la mémoire de ces ans, de ces années, et chaque cerne sa calligraphie et sa couleur ?
Autant que le photographe, le scanner qui scanne la photo du photographe et tous les ans et les vieillesses de cet arbre, ainsi est la mémoire et le retour éternel des marques du tronc de l’arbre dans toute une photo, photo de l’arbre prise par le photographe, scanner qui scanne la photo, et l’arbre et son histoire. Ainsi est l’éternel retour. Mécanisme de scanner et film comme l’est le cinéma. Un retour intérieur de la mémoire. Si une ou plusieurs maladies de chaque cerne ou toute une partie de cerne vient à revenir en mémoire, ce n’est pas la raison de l’arbre qui est en cause, mais tout ce groupe mémoriel entrecoupé et distinct mais cependant formant, en un groupe distinct, d’une certaine manière uni, les souvenirs distordus. Douleur du retour dans la mémoire. Mais la raison est nette et préservée. On verra ainsi un groupe d’attaque par la mémoire-douleur, qui, de par sa nature même, est distorsion, mais ponctuelle. Un (simple ?) phénomène.
Le temps passé à la douleur ponctuelle passe. Le retour à des états antérieurs idéaux et idylliques redevenus à même la peau n’est pas sans douleur. La peau fut marquée, mais le corps fut conservé. L’attente et ces douleurs passent. C’est très psychanalytique. Cauchemars, retrouvailles des lucidités et des pensées deviennent plus clairs. On ne se purifie pas pour rien. La lecture est conseillée, polars, science fiction, fantastique, poésie. Ce n’est pas du tout une métaphore mais une activité de détente réelle. Repos conseillé. Retour au réel et à la distraction nostalgique et saine. On en arrive à des états d’isolation et de rêverie, de sommeil qui sont constructeurs. La reconstruction par la réelle distraction. On peut entendre cette phrase sous plusieurs sens. L’innocence du distrait qui sommeille, qui rêve, qui se détend, qui se repose, et qui lit. Car les histoires, alors, ne lui sont plus que les plus veloutées des pages, car ses yeux et ses oreilles prêtes à écouter, à lire, et à se reposer. Un devenir-lecture, comme la sérénité du lecteur de livre et de l’auditeur de musique, reposé et sommeillant. Car il écoute. Il faut comprendre l’exception et le caractère unique de cet état, pour comprendre à quel point il est précieux. Car la perte antérieure à ce retour, à cette créature devenue créature qui écoute, faisant advenir un gain, un devenir de sens et d’être si particulier, cet état si rare n’existait pas avec autant d’acuité avant et n’était pas si unique. L’état de la créature devenue humaine par sa peau, mais créature, et silencieuse et attentive à la moindre couleur et au moindre bruit. Car elle est la créature des nuits qui avance et qui marche dans le jour, et qui a le tombeau pour sommeil. Le matin en devient subtil comme la nature. Ainsi est la créature tapie dans l’herbe près des buissons, et qui respire avec ses narines, et ouvre ses yeux. Tout homme ou femme qui la verra la reconnaîtra comme la créature étrange et fascinante, mais humaine. Car les hommes et les femmes ne respirent pas par les narines, car si ils le faisaient, la buée sortie de leur bouche en plein hiver, s’étalerait dans l’air, alors que la créature respire avec ses narines le plus calmement du monde, la bouche fermée. Mais le monde frissonne autour d’elle, ainsi qu’elle, mais elle demeure calme, et respire l’air. Ainsi est la créature des saisons. Elle est le chat sauvage tapi dans l’arbre, qui observe, prêt à bondir.






*
La valeur des émotions exprimées




Le système des émotions-valeurs se concentre et se fond.
Un lien est unique, pourquoi ne s’est-il pas réalisé ?
Première hypothèse : on ne savait pas.
Deuxième hypothèse : Les émotions-valeurs étaient uniques.
Troisième fait : c’était un lien d’amour.


Quatrième chose : on ne peut contrôler la tristesse.
Cinq : la première valeur consciente ne s’est jamais révélée, ni n’était réveillée.
Six : la seconde aussi.


C’est à la valeur qui réunit les quatre couleurs de parler. Sa langue sera ténébreuse, mais elle aura le droit de parler. Car elle parle.


De fait une émotion-ténèbre ne peut se réaliser que dans la confiance.
De fait une émotion ténèbre ne peut se réaliser que dans la confession.
De fait les ténèbres des émotions parlent mieux mains dans la main.


Que la Mémoire se fasse et que les dés soient jetés.












*
Pensées extraites et mises sous le scalpel inflexible du langage




La conscience c’est la mémoire, le lien et l’arrêt qui permet un retour sur soi-même. Le monde est palpable et la conscience fonctionne. La conscience est un mécanisme de captation, d’appropriation et de retour. La suite c’est le dynamisme de la conscience où suit la pensée en abstraction, si elle n’était pas déjà présente avant mais informulée ni révélée, et prise par les mécanismes inconscients. La conscience matérialise l’être, la pensée et le sentiment. L’avant conscience c’est l’absence; la pensée abstraite dans le tourbillon des relations inconscientes. La mémoire prise en compte et en conscience permet à l’esprit de fonctionner cependant la conscience peut être absente de sa relation directe avec les objets extérieurs, et de même un phénomène analogue est la conscience fonctionnant dans ses mécanismes sans l’esprit de profondeur, tracés médians de la pensée, au fond l’être et la mémoire sont une bonne base pour penser, être et exister. La conscience du monde suit la conscience de l’être, et la joie de se réapproprier devrait être une chose perpétuellement réappropriée, perpétuellement mécanisée en retour en soi. Le psychisme a ses mystères. Le cœur est perpétuel dans tous les mondes, et comme le savaient les Egyptiens, il est bien un des sièges principaux de la Raison. L’articulation de la raison du cœur est un des phénomènes sentimentaux qui sont des choses profondes et importantes que l’on ne peut remettre en question, et dans l’histoire et l’être, mais aussi pour la qualité et l’importance de la Vie elle-même.




*


Il a longtemps été muet, peut-être n’a t-il pas assez entendu pour trouver sa voix.


*


En chantant, elle tremble comme le verre sous la brise. Sa robe contre sa peau est le grain de sa voix et son silence.


*


Terrassé par la culture de l’autre il en oublie de penser. Il écoute. Mais il écoute tout le fond du grain de la culture qu’il écoute. Peut-être se cultive t-il d’une certaine et subtile, particulière manière sans le savoir… La cire imprime même le son, m’a-t-on certifié un jour ; comme l’écriture permet de parler.


*


L’écoute, une qualité que je ne possède pas, je suis trop arrogant pour céder au bruit culturel. Le bruit subtil possède une plus grande profondeur que mon écoute. Je ne possède pas l’attention ordonnée. Je me décide, après maintes douleurs, à écouter, parfois j’ai l’impression qu’on m’insulte en silence. Je suis trop arrogant pour céder mon silence à un autre silence.
Je parle de moi, dans cette phrase, et de mes propres pensées, car je n’ai pas l’habitude d’identifier le lecteur par un procédé de personnalisation directe. Apprendre l’expression « parler pour soi ».


*
Hommage de marches d’escalier à midi
(Cils noirs sur visibilité de soie pâl
e)


On m’a dit un jour qu’on était plus fort à l’ombre, quand on pensait dans une ombre enveloppante, sans visibilité d’horizon dégagé, sans finesse de la lumière. La parole et la personne étaient très fines, mais la mémoire, la Raison et la clarté permettent de mieux se faire comprendre. Comment une chose pourrait-elle être claire quand elle est obscure. Il y a des sentiments sombres, mais la clarté de notre regard sur ceux-ci, clarté certaine, lucide et conclusément humaine, donc apparente, ne peut que nous rendre plus forts dans la clarté et le clair obscur. Le cœur a une faiblesse. Pourquoi être aussi illucide sur l’amitié ? La clarté du négatif de la photo a des contours plus précis, subtils et plus percutants, parfois, quand il s’agit d’un clair-obscur. Sans clarté, la Raison vacille. La poésie aussi. Mais comme la flamme. Dans l’ombre, contemplant sa beauté sur l’instant.






*


Quand on est privé de ses sens on est privé de toutes les significations extérieures. La cohérence et la compréhension du monde passent par le sentiment d’intimité et de don de soi aux autres. La plus petite générosité fera naître la plus grande attention : ne pas porter atteinte, atteindre, et être attentif refait advenir le don des sens. Quelle sera la première attention ? Le don de soi. Exister et faire apparaître le sourire ou la chaleur fraîche de la voix sera attention de notre cœur par notre propre existence. Se suicider serait priver le reflet de la lune de la lune elle-même. La lune a le mérite de charmer et d’attirer une de nos deuxièmes ou troisièmes premières attentions vers le monde extérieur brut. La nuit et la lune font partie du charme. Elles existent pour ceux qu’elles charment. Ne privons pas le reflet de l’après-midi de l’après midi même. On n’enlève pas la vie de ceux qui ont le cœur en vie. On ne tue pas le sourire des autres avec notre propre mort. Le suicide est une privation d’essence pure, une pure privation des choses les plus essentielles. Personne ne nous prive de nos attentions et nos intentions sont sensorielles. Le monde existe. Les statues n’auraient pas une telle détermination ni une telle sensibilité à lire. L’incertitude humaine est une chose humaine.
L’attention première sera de percevoir et d’exister. Ce que nous faisons habituellement. Comprendre nous le faisons trés bien. Ne plus vouloir comprendre est une amertume, une isolation. Le monde est monde et le silence peut-être naturel; et est accepté. L’humain est parfois vitalité terrestre profonde, triste; et humaine.


*


Il a violenté un cochon avec ses mots. Mais le cochon était conscient…


Il a fait prendre des extasies à un porc. Sciemment. Avis du porc ?


Franchement je ne sais pas comment il a fait et dans quel état il était quand il a dit ça, mais il a vomi quand il a dit ça. Non, moi je suis lucide, mais lui c’était un vrai malade mental bourré à la viande. Oui maintenant ça va mieux, pour moi. Crois moi que j’ai vite fait d’oublier ce qu’il a dit tellement c’était une insulte à la cohérence pure.
On se remet très vite de ses esprits et de ses émotions ébranlées devant une tasse de café et un verre d’eau. Le calme revient toujours, la raison retrouve toujours ses marques et son calme, les vieilles habitudes du silence permettent, au-delà de tout, l’acte de contemplation pure avec soi-même comme coupelle des sens et des odeurs alentours, la nuit, en octobre, ou en février. Les nuits silencieuses ont presque toutes le même parfum.


Retrouver l’évènement qui vous a le plus amoureusement marqué, s’en souvenir et enfin comprendre. L’amour de la personne aimée demande ses larmes, et le deuil d’un amour immense pour la plus chère des personnes, encore présente à notre amitié et à la vie, demande la crise de larmes. Le cœur était si beau. L’amour reste, le bonheur perdure, et les larmes manquent.


Un doute sur soi-même et sa propre essence pure et complexe, et humaine, implique toujours son inverse le plus total. On est ce qu’on est, on le sait, et c’est bien pour cela que l’on doute, que l’on en doute, cela fait bien partie de notre personnalité… Ah.


Fissuré de l’esprit de conscience simple et subtil à une époque par du haschisch pur, bien malgré moi. Un traumatisme du cœur dont on parlera, l’inhumanité de certaines pratiques, en tous les sens des termes définitifs, je l’espère, pour cette pratique et cette manipulation, conditionnement monstrueux et chimique et intellectuel, cela par une sorte de petit culte, mafia particulière à l’argent, traumatisent, en plus, tout au fond de lui-même, un jeune adolescent. Les pervertis de l’âme sont humains, bien malades à se vomir dessus, mais une telle tromperie profonde, surtout sur la majeure partie d’une ou deux générations, à cette époque, dont la mienne, la génération née en 1980, mordus par la broyeuse d’éther chimique des drogues jusqu’à en perdre au soi au plus profond de soi-même, et la pensée craquelée et éthéré au sens pur du terme, l’éther dans le cerveau, ainsi que certains de mes amis, le plus, le plus en excès de détraquement et le plus en ce qui me touche et me peine, à présent, et moi aussi, pris que j’étais dans cette caravelle pourrie des drogues de cette époque que la perversion de l’esprit eut mis à la mode pour un temps, de façon volontaire et consciente, en prenant en compte tous les effets boules de billard que cela engendrerait, brise aussi franchement le cœur… surtout pour nos amis. C’était une assertion poétique avec son ton, ses ruptures voulues, qui est d’une cohérence qui a aussi son étrangeté. Juste une parole qui demande un certain état de sensibilité pour être parfaitement comprise. Sensibilité et cohérence se rejoignent, mais sur une même vibration. Je sais que tout est passé dans ce que je viens d’écrire. Redevenir soi-même, retrouver ses ruptures de paroles si humaines, et finalement retrouver… sa propre voix… Nostalgie adolescente qui dans le cap de la convalescence, qui est la rémission d’une longue maladie, ne peut s’empêcher de nous toucher. Un adolescent qui commence à vivre peut entamer sa sensibilité et finir ses deux barres de chocolat aux noisettes, au moins ce qui est sûr, c’est que là, il a l’esprit tranquille… Avantage d’humanité, mystère léger pour la compréhension de cette dernière phrase, lucide, assurément.

III. La nuit du Diable autour du chant des statues mortes








Le diable chante comme le murmure des colibris bleus. Sa nuit est ancienne, ses ombres sont sa lumière, et les battements de son cœur sont plus lourds, au fond, que la douceur et la dureté du métal ; si doux et légèrement rugueux quand on le touche. Il voit dans son esprit toutes les images de sa mémoire, même la fleur couleur de tombe à l’âme échardée par la sécheresse et la lourdeur de cinq battements de cœur mélangés au froissement des ailes grises et claires d’un oiseau. Le lycanthrope au poil gris et sombre, un jour par une nuit d’acier et de froid noir et intense, sent le sang couler dans sa gueule. Ses yeux miroitent comme des étincelles lumineuses et le gris se fond au blanc lumineux, et le Lycanthrope a le regard aveuglé au sang et par la lune. La mélodie de l’abîme peut-elle réussir à ce point à perdre un Loup ?
La particularité simple de l’écriture dans une simple et charmante, envoûtante et nue délitement et décharnement floral pourpre de l’âme tout en ayant la richesse et la force du style ; la vigueur du ton et le simple tressement des phrases et des mots, donnent un texte de livre attachant au cœur et à l’esprit qui a la beauté et la force de sa simplicité. La littérature et le son des mots peuvent faire avouer l’âme sous la torture et lui faire cracher son liquide carmin sanguin et sa flaque de sang sur bien des pages. Il arrive que le sang soit froid comme l’air glacé dans la mare et la vivotière des crocodiles. Le corps et l’âme morte dans ce cas là, glacées comme le marbre, ne peuvent échapper à l’immobilité, pose fatale des membres dans le silence. Le cœur ourlé d’un mouchoir de roses et d’épines ne cessera de vibrer et résonner comme la pierre dans le vide. Les morts ont la rage dans les muscles et le regard foudroie de façon noire l’horizon nocturne bercé par la lueur du petit jour.
Je ne suis pas un homme, je suis un calme renard au poil de feu. J’ai le calme de la curiosité et la lenteur de la fouille douce à travers les choses et le regard attentif, lent et dur comme un pelage du renard ocre rouge, qui s’apaise au battement de sa poitrine et se fie à ses oreilles comme un animal nocturne à travers la douceur de la nuit et de l’humanité. Le loup est peut-être proche de mon propre corps, mon regard est bleu ciselé mais il risquerait de virer à l’ocre, de fermer mes yeux, et le loup a plus de calme que le vieux renard aux bras de braise que je suis, et la poitrine du loup est plus calme et plus sûre que la mienne. Mes yeux ont la couleur ocre verte et l’étrangeté d’une lumière dans l’obscurité, bleu ne fut jamais la couleur de mes pupilles, mais parfois mon regard me semble plus étrange que le bleu même, que je ne possède pas réellement. Seul de fins reflets bleus viennent parfois veiner mes cheveux au soir sous la lumière, cela me parait étrange pour un renard aux yeux aux reflets de loup proche de la perdition, de l’inanité, de la pierre et de l’abandon corporel et comme l’est le cœur, étouffé de son souffle, des statues.
J’appris par le sang d’un homme qui maudit, dans un accès de folie, une grande partie de ses amis, ce message de certitude et de sûreté, de sécurité, qu’il laissa parcourir, ensuite, dans le sang, c’était un rire continuel et horrible, absurde, qui se confondait en sanglots. Peut-on oublier tout son malheur dans la folie du désespoir et des larmes où tout n’est que sanglots et que la douleur n’existe plus alors, dans ces larmes absolues de tragédies ? Vlad Tepes, premier du nom d’une famille qui eut ses homonymes, dont le célèbre Draculea, et ce Tepes-ci, Dracul, Drabol ; le premier de son nom ; errant et non encore chef de province et père, comme il le perdit de sa raison puis la retrouva, son propre prénom, dit alors beaucoup de choses ensuite encore depuis cette goutte sanguine de 1493. Je ne… saisis pas… l’entière portée de ce message. La sagesse est sûrement dans la raison, pas dans la folie. C’est moi qui le dis, et je sais que c’est vrai. Point pour cette partie de phrase là.


Il avait fumé de l’os. Il en a fait un disque. Il l’a vraiment fait. Il s’appelait Marylin Manson. Son nom véritable était réellement Brian Warner. Il a tué des prêtres. Puis il s’est converti en tant que saint baptisé par la mort elle-même. Je l’ai écouté en 1999 et j’ai respecté son œuvre. Je suis encore vivant. Mais peut-être que je ne suis plus mort. Mais au fond je me demande si mon cœur n’est pas un envoûtement que peu de personne ont compris. Une jeune fille peut-être, une passion d’ombre. Elle s’appelle Gabrielle. Elle s’était appelée passion d’ombre. Nous avions l’ombre de la passion. Elle avait la passion de mon ombre. Je murmurai des chansons…


La mort est une sombre mélodie de perdition des mains et des yeux dans le noir et dans les hurlements de rage d’une bête envoûtée par le soleil d’un matin de septembre. Les passants du matin sentent l’odeur de fumée et de parfums qui se déversent des membres de la créature sombre aux yeux noirs, portée dans ses os, ses muscles et ses lèvres closes en nervures de sang impalpable au regard, ce sang qui innerve les mains blanches et tendues par la vie verte comme un serpent de cuivre vivant qui vit dans ses entrailles, à ce mort écorché par le poison de la vie souillée par la nuit et la violence de vivre comme une bête. Humaine et simple, ainsi est cette créature Une bête ? Oui, un animal domestiqué à l’Humanité, à la voix faits de murmures et d’émotions, mais à la détente du cœur qui bat comme celui d’un taureau au repos dans une arène. Ainsi est un matin de septembre pour un homme, ou un autre. Je ne suis pas encore né. Le désert m’appelle aujourd’hui. Je ne suis pas encore né. Qui m’entend ? A travers moi et mon humanité. Je ne suis pas encore né… Je ne suis pas encore né... Je suis l’encre noire de mon sang sur mes yeux, mon âme a volé la nuit hier, et j’ai le froid d’une lame encore. Retour de mon Esprit, me pleurer, tue moi, je ne suis pas encore né, oublie moi, je ne suis pas né, oublie moi, tue moi, je ne suis pas encore né… Effrayé par mon humanité, je suis la machine bestiale, vampirique et sinuante et trainante, j’ai mon âme dans mon cou, dans ma bouche et mes iris, je suis un puits de hurlements noirs.
Les pétales de vent et de souffles de soleil maculés et mouillés de nuit sont comme des baisers de glace. L’Humain a cette tendresse profonde quand il boit les mains du jour naissant d’automne tendu vers lui… il ne peut être insensible au jour, ce fils d’ange déchu aimé par tous les hommes et par lui-même, lui qui donne sa politesse et ses gestes tressés de sentiments aux habitants des quartiers, des contrées et des terres du jour et de la nuit qui peuplent la terre… L’humain et la tristesse sont des musiques permanentes et amères comme le bon pain et les filets de vent qui coulent des yeux et du regard des hommes et des femmes. Le silence et le sourire vaut bien une jeune fille aux yeux baissés et figée dans la glace et la beauté de son plus fin amour. Un sourire comme une esquisse de crayon, mi esquissé, invisible comme un éclat de beauté personnelle à un ange en pleine rue.
Aujourd’hui je suis né… Aujourd’hui je suis né. Et je continue à vivre. I am not yet born. Te guider vers mes bras et mon sang, je te guiderai vers mon visage et mes plaies disparues de ma peau, je te ferai saisir mon cœur de ta main pour que tu regardes enfin. Mes yeux sont clairs. Le jour est glacé et la vie est une trombe de fumée de lumière. Marche avec moi, mon sourire est comme mes yeux, vert comme un lac dur de surréalisme sombre et dur comme le vent, le soleil ; et la terre sur laquelle je marche. Quand on sourit dans le froid, on a au moins le sourire attaché au regard. Le cœur bat toujours, et tant pis pour les larmes, elles coulent. Même au fond de la poitrine, même au fond de la poitrine, dans l’âtre.


*


Renzotrone, les rasoirs du silence et des palpitations cardiaques dans le froid et dans la paix de l’esprit, et aussi, dans la tristesse. Ainsi fut l’histoire d’une musique venue de l’acier et du numérique, de l’électrique guitare sombre et sculptée, qu’un homme sain d’esprit composa et nomma comme on donne et on écrit le titre à sa propre confession. Downward Spiral. La spirale descendante de l’amour, de la rage, du désespoir et de l’espoir, du mysticisme du silence et de la beauté d’un orchestre de cuivres classique, ce disque existe. Trent Reznor, auteur compositeur et interprète l’écrivit et le chanta, et l’ordonna en sons en 1994. Bel album mélancolique et humain. Il se devait par la suite, et cela devait être prouvé, qu’une œuvre faîtes de pétales de cristaux de musique à la couleur noire, ainsi que par l’espoir et le bien être humain et de l’esprit ; il se devait que la suite de cette œuvre vit le jour, œuvre de sons et de paroles que ce compositeur musical continua dans son œuvre. Ainsi est une partie de la musique, ainsi est aussi, ici présente, ma propre écriture littéraire. C’est un regard fixé sur l’instant. Point.


Le fossoyeur à robe bleue sombre tissée de la couleur noire prise à la haine la plus justifiée du monde, ainsi que par son sourire de masque de cire blanc, rouge et d’or souillé par le mépris de soi-même et le mépris du silence, tout en le disant ; cet esprit de chacal au visage humain, et dont la face n’est qu’une ombre indiscernable, comme la Mort peut te balancer trois gifles à la suite et repartir comme repart un handicapé des jambes à deux semaines de rémission complète et qui a assez d’antidouleur et de rage pour repartir comme un chiffon souillé poussé par le vent et malaxé par les jambes d’une femme proche de l’hospitalisation psychiatrique, en colère, souillée par les mains des lépreux des sentiments, guidée par la haine et la fragilité dans ses vêtements de chiffons au vent souillés, ainsi fut proche de l’image de la faucheuse à beau visage ma meilleure, tendre et fragile, précieuse amie. Vois la Mort te balancer des claques et repartir devant toi comme du chiffon de marbre sale poussé par la misère.


Il a ragé du sang. He had raging some blood. On dirait un mort qui parle quand il murmure, non il a crié.


Il a trainé ses pieds le long des rues désertes saupoudrées par la poussière et la saleté dans le silence, et il a marché calmement. Il a accompli un acte de pure mort.


Elle chantait comme un oiseau atteint par la lèpre qui ne pouvait plus voler, mais malgré ses ailes souillées par le sang d’un nid qui ne lui appartenait pas, ce cadavre de fée rouge comme le sang avait encore la force de faire bouger ses doigts fins et miséricordieux tendus par la minutie de son corps souple et décharné par ses rêves qui avaient sombrés en coulant noir et profondément épais de pleurs liquides et filandreux, aux odeurs de magie venue des tombes des fées qu’elle n’aurait jamais dû quitter, ses rêves coulaient de ses yeux.


A la vitesse et au coupant de l’épée, le vent te déchire les peaux que tu as ourlé minutieusement sur ton visage, peaux comme des mouchoirs à la coulure ocre et au découpage des papiers, le vent a le mal dans les dents quand il ne dit rien, et l’on finit mangé par la fraicheur et la dureté d’une bouche aux lèvres mordues par la peine, peut on se débarrasser d’un cauchemar et en faire un conte de rêve décharné comme son âme à la couleur des oiseaux présents dans le silence, un vert et un océan de ciel blanc, le vent est une peine portée par les lèvres d’une elfe aussi réelle que moi, me soufflant des rêves et des rêves et des promesses aussi réels que ce jour.




























*
Les murmures discrets de Marina




Je suis dans la plus totale perdition de moi-même ; j’ai dix sept ans et demi et je me rends compte que l’on m’a abusée, ainsi que mes amis, en me vendant du haschich, du cannabis, ainsi que de la marijuana, la Marie-Jeanne, et que mes sens ont perdu leur plus totale direction d’esprit. J’arrive encore à écrire avec ce joint dans les mains, ce joint qui sera le dernier, je le promets, comme cette vie DE MERDE, que j’espère finir avec espoir ainsi qu’avec ne serait-ce que mon mari, espoir que je porte en moi malgré mes dix sept ans. Je reprends peu à peu mes esprits en écrivant, en conservant un style sûr et net, et en espérant que mes quelques mots mis et cousus de fils d’encre comme mon esprit conservent de sa poésie, ainsi que mes quelques poêmes que j’avais commencés à seize ans, et qui me donnent la force de continuer.


Je porte ce témoignage de douleur comme mes mains qui ont maintenant la force et la résistance du liège, et mes larmes qui ont encore la force de couler, malgré ce joint que je ne peux lâcher, et ces lignes que j’arrive à terminer malgré tout, malgré toute ma haine envers la mort que je subis quand j’ai fumé cette haine du corps et de l’esprit dans cette même forme conique, fait de papier non brûlable, et consommable comme du chocolat, ce à quoi, je me rends compte, il n’a absolument pas le même goût, ce joint. Des amis m’avaient prévenue à mes douze ans des dangers de l’herbe canabissienne, cette merde que je fume comme une porcherie humaine qui conserve encore sa beauté de pute souillée, malgré ses dix-sept ans.


Que la paix soit sur toi, chien de la peste qui me lit, j’ai encore conservée ma poésie.


Ecoutez, je… je vais vous raconter une petite histoire qui m’est venue des temps rouge et or que la musique des anges défunts au cœur brisé… mais les anges brisés n’étaient pas ici, ou autre part, ils souffraient trop…Leurs bouches parlaient doucement et un son comme une cloche de pur et fin métal tinta… il y eu une sorte de froissement… puis je posai mon papier de poésies belles encore, et je ne mourus pas. C’est juste une histoire. Bye. Je pense que mon cœur se dépliera comme se déplie les roses tout les étés. Je pense. Je pense que j’y suis. Mon cœur bat et une rose est entre mes quatre doigts, elle est rouge et je pleure. Vous aussi ?




Marina des Ombres





*




Le cœur est un mystère. Tous se ressemblent. Même le sang est froid.


Même si le sang est froid, le noir est un mystère.


La solitude a l’étrangeté des musiques. Même le monde est seul. Même les gens n’ont plus leur ressemblance. Seule l’obscurité peut accueillir la chaleur du cœur. Les animaux sont à leur place. Même le cœur peut dormir dans le silence et la paix.


Le silence du monde est un sommeil de monstre. Un jeune homme ou une jeune fille finissent bien par se réveiller. On ne peut rien contre le vent, pas même soi-même. Sauf la musique et la respiration, ainsi que le regard, le visage, et le silence du cœur. C’est un aveu sentimental à soi-même et au monde en particulier. Etre humain, c’est une épreuve du vent et de la chair et du sang. On ne va pas plus loin que la raison quand on est humain. Mais seule la raison guide, seul le sommeil nous plonge et nous emporte, et la raison est un don du cœur. La pensée est une vieille habitude. On ne se perd jamais dans la solitude, quand on sait cela. Tout musique a son auditeur, tout cœur a son sommeil. Le sommeil n’est pas un monstre, et les cœurs se ressemblent. Les mystères sont parfois simples à deviner, et je pense que les cœurs ouverts sont juste des harmonies du monde, pour ce jour ou un autre. La musique et les pleurs sont juste des tableaux qu’on peut regarder tranquillement. On ne va pas plus loin que la tranquillité, pas plus profondément que la vie.


La vision de la plus belle femme du monde et de sa grâce, en tomber amoureux pendant deux secondes pleines pour toute son âme, son visage et son corps, suffit à vous sauver la vie d’une horreur qui durait plus de dix ans. La beauté pure aux cheveux blonds et aux cils dont les yeux demeurent oubliés sinon un vague reflet bleu dans la mémoire. Il y a des poitrines qui abritent des cœurs sanglants, des visages découpés dans l’ovale des statues de marbre pur, et la grâce et l’innocence d’un corps et d’une âme, des cils qui sont noirs comme l’âme pure peut briller sur un visage en deux secondes d’amour sur une femme à l’âme de sainte, une vison d’un tel corps qui abrite tant de pudeur et d’humanité, ainsi que de beauté intense, suffit par la beauté de son âme et de tout son être, à vous soulager par les larmes d’une souffrance ancrée en vous depuis dix ans. La beauté est totale, la salvation ultime, l’amour ancré en soi, c’est une sainte pure, et Vénus en personne vous a sauvé car vous avez été amoureux d’elle comme un ange pendant cinq secondes. Un tel amour est comme un souvenir. On garde toujours le respect, les larmes de soulagement d’une souffrance humaine qui durait des années. L’amour de Vénus m’a sauvé. Ses cils étaient justes voilés. Son visage était caressé par la lumière. Son visage marquera les âmes. Son sourire a le naturel des douceurs, son âme voile et conque de sirène, elle a sauvé mon âme, toute son âme avait enlevé sa peine.


Le bonheur est une règle de l’harmonie. On ne peut rien contre. Même le silence rend heureux.


Un jour Héraclite s’est contredit lui-même. La contradiction a un milieu, et c’est de ce milieu que nait la stabilité. Le silence réinstaure l’harmonie. La contradiction est une page manquante, quand on la retrouve, la parole reprend son plein. La page manquante est une mémoire immédiate. Retrouver quelque chose en soi est comme un tour de main, le geste est facile, et on le refait toujours comme notre main nous appartient et dont nous connaissons tous les mouvements ainsi que les muscles, et un tour de main est aussi facile que de reconnaitre la grâce de ses gestes. La grâce est innée. La perdition la perd. Le silence est un déversement d’encre d’harmonie, comme si l’écriture était issue des arbres, car seul le bois fait le porte-plume, l’acier la plume, et l’encre tous les mots et toutes les phrases. La grâce se gagne même chez les bêtes, humains de toutes natures, panthères à la peau noircie par les ombres, dont la grâce n’est qu’un mouvement de poignet, et de pattes tendues, griffes plantées dans le sol, le mouvement de poignet n’est qu’un geste de chat qui bondit, la maîtrise et sa force lui redonnent son calme.


La fragilité est alliée à la force. De même la force faiblit, la fragilité casse. Etre malade au-delà de tout, retrouver sa pensée progressivement, minutieusement, avec logique, dans le calme et le silence, fait entrer quelqu’un dans le monde de la solitude. Le langage a le silence pour allié. L’esprit et l’amitié sont deux notions alliantes. La poésie et l’écriture sont des choses auxquelles on ne peut échapper, je suis désolé, à l’adolescence. Et si l’esprit et l’amitié vous tendent la main, pourquoi pas ? Cela n’empêche pas d’être soi-même, ni à la vie d’être ce qu’elle est. Dormir, une vieille habitude d’abandon et de pensée de journées qui se ferment, et le lendemain est des nôtres, mais un poète qui se réveille, ce n’est rien face à un poême que l’on garde et qui s’est écrit…


Cela arrive d’oublier toute la culture du monde, cela arrive d’oublier toute la culture. Quand on se réveille tout est là.


Un philosophe-fermier. Le philosophe et ses poulets. Je termine juste mon verre de vodka et je vide mon cendrier. J’ai le temps d’écrire.


Dans la vulgarité, dans un argot de ferme et proche de la terre et de l’herbe souillée par la bouse et le crotin des chevaux, dans l’argot et la parole la plus libre et le langage le plus libre de toute contrainte en se fichant royalement de tout, et en continuant, ce qui donne une forte puissance qui est fortement dynamique et jouissive, on se débarrasse de tous les manipulateurs, de tous ceux qui veulent contraindre notre pensée, et l’on se débarrasse du même coup de tout le monde, de tous les gêneurs et on y gagne une paix royale. A méditer.


Je suis dans la ferme, là. Vous voulez philosopher ?


Ma ferme est un élevage progressif à la nutrition tout à fait naturelle de mes bœufs, que je nourris à l’herbe fraîche, cela tous les matins, après quoi je me sers un verre de lait. Frais. Comme les vaches d’ailleurs le font, très bien, non elles-mêmes, mais bien sûr que si, ce sont des animaux, des bovidés, qui produisent du lait que je traie avec mes propres mains. Le lait est chaud, et prêt à être consommé. Il y a d’autres activités dans ma ferme. Je les gère toutes. Vous voulez un verre de vin ? Le Cheverny est mon préféré, il est peu cher et je n’en abuse pas. Un peu de fromage couronne le tout. Après, j’ai la liberté d’écrire, de respirer, d’insulter trois amis en riant, qui me répondent par un sourire très amical et humain, et le reste, passer une bonne soirée et écrire une poésie.


Les véritables insultes, généralement toutes faîtes par des hypocrites, se préparent longuement et se font en actes subtils et grossiers. Je ne supporte pas qu’on me prenne pour un inculte, un jeune ignorant, un imbécile car il est jeune, car j’ai un visage jeune. Cela quand j’ai à peine parlé, ou que l’on me voit, et qu’on me dégénère en silence. Et que cela se voit, évidemment, tout de suite. Une insulte calculée dans un geste de soi-même et dans son intention suffit à faire taire quelqu’un qui vous aura souillé. Qu’il réfléchisse, apparemment je l’ai trop fait pour que cela se remarque, et l’on n’a pas remarqué. Une insulte accompagnée d’un regard qui dit tout ou d’une parole qui en dit long stoppe une monstrueuse montée de bêtise et une insulte peut sauver la raison d’un homme. C’est pour ça que l’offensé insulte le fou. Il retrouve très vite sa lucidité, puisqu’il se perdait dans l’inidentification de tout, que tout l’offensait, et qu’il offensait. L’identifier par le pur contraire du mal qu’il porte en lui et en le lui jettant au visage, nie sa confusion profonde et le réidentifie, puisque c‘est lui que l’on a insulté, et que l’on a nié sa particulière insulte, inaposition humaine en lui. Les insultes claires donnent des baffes à une souillure de l’âme. Le processus lent et particulièrement conscient des pôles culturels qui nous entourent, livres, films, et musiques, art en tous points, dépression bateau-ivre d’un Rimbaud où tout le charbon y a été déversé, c’est une dépression nécessaire et plus qu’humaine et fortement intéressante à vivre, c’est une dépressurisation douce de la souffrance.


A l’origine même et aux mathématiques du langage. Incontradictible. Va plus loin. Imagine l’image. Pure poésie et mémoire, pure couleur est le noir, le noir, le noir, la couleur, couleur et vents, une étoile qui luit dans le noir.


Qu’est-ce qu’il y a de plus loin qu’un trait de griffe ? La respiration. Le néant est accepté.


Ca arrive de se planter, mais il n’y a pas d’autre choix que d’écrire avec un scalpel mouillé par de l’encre noire.


Un jour j’ai posé un joker en jouant aux cartes. La belote est un jeu calme et tranquille mais cependant quelques glissements de cartes les unes contre les autres n’ont pas dissipés un joker noir. Au fond le dessin et quelques brins de tabac suffisent à révéler une carte.


Même mon écriture est réelle et a été impulsée par la pulpe de mes doigts sous la contrainte, trés malencontreuse, de la lucidité. J’écris avec un clavier noir dans un monde de paix, c’est réel et c’est vrai. Même le noir qui mange les yeux n’a pas la sûreté de sa propre peau ni la réalité de l’histoire humaine qui n’a jamais changée encore moins que les voix changent et que les regards ne sont pas tissés de verre. Il y a des yeux humains et le reste est similaire ce n’est que cousu d’humanité même le cœur qui a soufflé assez est plus souffrant qu’un monde dont le cœur a des douleurs aussi battantes que le sang et l’âme est aussi restante que le ciel, humaine, malgré une blessure et aussi compréhensive que peut l’être chaque être humain, mais au moins l’intelligence et les sentiments inhérents à la race humaine sont comme notre race, humaine, plus que tout et la mort de notre propre cœur a autant d’inversion de liquide que des larmes qui sont propres à chaque homme mûr, cachés par des nuages noirs, et un être humain jeune au cœur vieux a le temps de ses larmes et un battement de cœur terrible est comme l’homme, compréhensif comme des traits proches et des sentiments lointains.





Tramon kos iel elemihiam. Tout est amertume même dans les remous du cœur.



Purifiée par l’or noir, va dormir dans le silence.


Ecoutez-moi quand je parle, disait la jeune femme.


Je ne peux plus rien dire, mais avez-vous le temps de m’écouter ?


Né de 1977 née de 1977, viol comme des pleurs recueillis au bas de soi-même ; la jeune fille est en pleurs et n’est jamais morte, l’on n’a pas le droit de mourir car l’on ne peut pas mourir, on a juste le droit de vivre, longs blonds cheveux longs, toi tu ne tueras personne, et sur la vie immortelle et longue, le son de nos pas, amis que nous sommes, le son de cette fille et sa voix résonne, la vie court comme l’espoir bien que la sonnette sonne, quelques bijoux peau de blonde moi je n’y était pas, tu sauras que l’amitié résonne même au son de tes pas, et l’amie, le téléphone, l’esquisse tu l’auras, personne n’est mort l’amour et l’espoir sonne, même sans tu lui as donné ses bras.


Il n’y a pas de miracles. Seule la détermination ordonnée et calculée dans une force des plus humaines, des plus profondes et des plus ordinales quand à la mise en forme comme s’ordonne les articulations du langage et de la pensée, tout cela aboutit fatalement à une force de vie toujours réalisée dans ses buts, mais une telle force demande courage, sûreté d’âme et une sorte de force si particulière à chacun, que toute théorie se vérifie, et que tout évènement mis en connexion arrive, même si simple que fut cette phrase et cet acte. Tout est possible. Et l’amour existe toujours, quelqu’en soit le temps, les chemins et les nuits, car de toute façon, celà est vrai, je le vérifie chaque jour à chaque voix amie des plus profondes, sûres et humaines qui me répondent, et même au delà de cette phrase, je sais que l’amour existe. La tragédie ultime serai une contradiction et une impossibilité totale vis-à-vis du fonctionnement de l’univers, et ça je le sais pertinemment. On ne va pas plus loin que l’espoir et le présent, et peut être même plus, lorsque l’on sait. Le savoir c’est cela. Cette phrase plus le glyphe. Alea jacta est.


Parfois la flamme d’une bougie brûle quand une âme se ranime.


Là où les émotions sont absentes, la peur règne. Le cœur reste présent où que l’on soit.


Quel âge a l’univers ? Quinze milliards d’années. Et Dieu quel âge a-t-il ? Je ne sais pas. Ah. Non, mais moi je ne suis pas Dieu, je viens de le prouver, et en plus je ne n’aurai pas tant de problème d’insomnie, si je l’étais. C’est contradictoire, et en plus c’est vrai. Que dire d’autre ? Que je suis triste, c’est tout.


Il a volé du miel à des abeilles en pleine forêt. Mais il l‘a eu son miel, et il l‘a mangé. Il y a certains soirs qui ont de grandes douceurs de nuit et de calme et beaucoup de coeur.


Les impulsions émotionnelles nerveuses et des muscles de toutes les émotions et du cœur se régulent par l’amertume. Le silence et le silence sombre et l’obscurité peuvent être des amis proches, puisque l’humanité est en soi, à nous-mêmes et avec nous-mêmes. Une musique répond aux pensées qui se tissent doucement dans le silence. On aura le temps et le courage de dormir après.


Le savoir est essentiel à nous et à tous. L’ignorance est le pire des maux.


Passé un certain âge on peut avoir des envies de suicide profondes, jamais réalisées, mais qui finissent toujours par un sourire et une douce amertume remplie de bonheur, d’étrange fragilité… est -ce cela le début d’une plûtôt, ou plûtôt profonde sagesse et le début d’une vie immortelle qui se réalise dans une inquiétude qui s’est terminée ? La peur, de vivre, alors que le bonheur a toujours été là, et bien, la nouveauté fait peur. Et la sagesse a le temps de se révéler, la vie a le temps de faire jour en nous. Confusion et vie font mauvais ménage, par contre le ménage on le fait encore, et l’atterrement face à la beauté de nos propres œuvres poétiques et nos actes de vie et d’amitié, une telle humanité autour de nous est insupportable dans ces moments là, et si l’on en a marre de vivre tant pis, moi je bois un café. Allez-vous faire voir. Les matinées d’hiver sont trop belles, je verse mes larmes, la beauté de la vie est inhumaine, et puis la contemplation d’une authentique matinée d’hiver me faire dire, ainsi qu’à mes amis, la vie est trop belle pour être vécue, ce bonheur est insupportable, même la vie m’écœure, tiens non, sauf la vie, et puis les doux calmes de velours blanc de soie douce font naître de petites notes d’humour. On renifle doucement. Les enfants sont tristes. Notre amie nous dira autre chose. Je doute en théâtre d’un film que j’ai aimé à quinze ans, Isabelle Huppert et ses yeux tristes, et Amateur le film, le dernier coupable était innocent. Plus d’accidents, la vie ne sera jamais triste, et si elle est triste j’ai au moins vingt- huit ans, et quand demain sera jour froid et triste, amères larmes amitié vient me dire cela doucement… Tu es triste mais tes sourires et tes moues dubitatives, ton regard inquiet pour moi, cela se finit toujours sur des sourires et puis on s’en retourne le cœur qui tremble doucement, la vie est un doux vent clair et pleurs, la vie la musique que la vie vive, moi ces matins d’hivers me font pleurer j’aime tant.


Etoiles cassantes, étoiles cassantes, fractions d’étoiles, et les étoiles se brisent comme on écrit en allant vers la droite, vers l’horizon des étoiles de brisures noires. J’ai cassé des morceaux de craies noires par une brisure par le cœur dur j’ai cassé des morceaux de craie par une brisure une cassure un craquement de morceau au coeur de fer craqué comme une étoile qui explose, voudra bien glisser par une falaise la colonne vertébrale des pailles de fer fins diamantées dans le sang. Qu’on nous pende qu’on nous pende en crucifiés des étoiles-cagoules. Pendu de Lautréamont. La vie est vraie et le ciel est éternel comme les chênes.


Peut être pourrait-on tenter la vie… allez, on va essayer de le faire…


Il n’y a plus que l’amour, il n’y a plus que l’amour. Et la haine. A la haine et à l’amour. A Vlad Dracula et à Mina, à leurs visages parfaits.


Je suis un Dragon de cristal. Mes yeux sont verts aux reflets bleus. Le cristal l’horizon les nuages blancs, dragon de cristal où va ton cœur, le cristal et le grenat sont deux des couleurs des pluies, reste- tu près des ascendants fleuves, les rivières même les larmes ont coulé, et les serments d’or valent bien les odeurs de toute la terre et les yeux fermés au visage qui se tourne, on envoiera des pâquerettes bleues au loin sur les mistrals des temps d’hiver, même où se reposait une femme en pleurs.


Peindre le visage de Kurt Cobain à l’huile. To rape… Râper au couteau et à la pointe du pinceau. une vieille technique en argot de peintre, cisailler, aplacer, applaquer, truelle fine et lissée et portée, huiler, trancher, peindre vite et précisément, et la trace des doigts et des mains pour lisser la parcelle de toile. Un mot et une définition de peintres. Je le peindrai au sang. Trace de Dracula sous la tempête.


Le point de retour est une mémoire en un sens rétractile de ce point de retour. L’Histoire peut recommencer, recommencer à se reconstruire, et la vie peut se diluer dans l’existentialité, si ce n’est l’Existence. Je n’ai rien à dire de l’Histoire… Inquiets faux points de la sphère loin du point de retour car le point de retour est essentiel à toute existence. Il est la base de l’être et de l’’histoire. Et de la Vie…




IV. Le chant du tombeau des fées




Que les foudres du malheur humide comme tes larmes s’abattent comme le désert sur la nuit oiseau de poussière maudite. Tes reins sentent les os de squelette et tu danses comme enfermée dans le cercueil d’un tombeau… L’obscurité amie soleil vagabond étoiles éclatantes par le voile de tes pupilles tu es morte ! Morte ! Fée de cristallin rouge tu sens la poudre de cadavre béni et tu viens mendier ton cercueil… Malheur malheur est-ce bien ton refrain tu le chantes encore et nous nous dormons quand l’or devient cercle de flammes… Mort à ton âme tu as mordu la vie par les deux épaules et tu cries comme quand ton cœur de diablesse angélique décline et se tait… Tu as encore des refrains de poudre à nous murmurer. Murmure. Est-ce un mot courant ? Plus courant que tes cris. La vie t’as tranché la tête on dirait !
Tu fuis les cauchemars et tu te voulais vivante ! Vivante ! Mais tu es folle ! La seule vie ici est la Mort et l’obscurité est TON titre d’immortalité. Formuas Obscura, tu es la blêmie, la maudite, celle que les cauchemars fuient et dont le mal est de ne plus être ! Seule la torpeur est ton repos, seule l’obscurité seule ici est ton amie. Tu voulais la vie… La vie… Seule tolère les rêves décharnés et l’espoir mêlés à la solitude que nôtre tombeau… Vois tes sœurs, figées comme des statues de pierre et de glace les bras écartés étalées dans leur tombe de verre… Parfois leurs yeux sont ouverts pendant des heures et leurs visages figés, mais toi tu as voulu casser le verre. Fée rouge des maudissures en roses, tu te croyais amoureuse du Monde. Je te rassure tu l’es… Tu avais ouvert ta propre poitrine ; en sortant, avec ce coutelas, pour t’enlever un pétale de cœur… Les clés que l’on laisse sciemment sur le sol sont celles de chez soi ! Inconsciente. Tu brisas les miettes de pierre et d’airain rouge en mourant, coulant dans ton sang et perçant tes yeux de visions perdues. Qu’as-tu vu en vivant trois petites nuits ? Des cercueils de sang, des coeurs comme des tombeaux, des princesses ruinées par les sanglots dormant dans des robes souillées de suie ? Des lunes et des soleils indifférents ou moqueurs ? Ou ta propre vie souillée par la patience ? L’impatience ? La Mort ? Les mortes sont des statues aux heures tombantes, et si la vie veut bien leur accorder grâce, c’est pour contempler un crépuscule. Ton nom est-il crépuscule ou autre chose ? Vois la vie qui projette ses ombres sur ton visage, ton royaume a toujours été celui de la nuit. Et pour l’instant, de la torpeur. Reprend ton cercueil.
La fée, au sang qui couvrait ses joues et son front, rentra dans sa tombe de pierre et de verre, calquant son corps sur la mousse du cercueil. La sœur-fée remis une vasque de verre sur tout le corps et le cercueil et la Tombe humaine la prit soudainement. Yeux ouverts, avec des blessures de rêves dans la mémoire, elle pleurait en rivière douce sur son visage glacé. Yeux fermés, la mémoire la possédait, la possédait, la possédait la possédée, les aiguilles rongeaient son cerveau dans l’onirisme, chaque cauchemar causait une tache de sang tout en haut de sa robe, venue de ses lèvres, le Verbe reprenait cours, mais parfois comme une anamorphose, le cri était son corps, les hurlements ses larmes, et chaque battement de cœur faisait vibrer son squelette. A chaque coup de son bras gauche ou droit sur le verre du cercueil, un cauchemar engendrait un silence infernal. Parfois, une fois, elle ne chanta pas, elle ne chantait, chanta plus. Elle se mit à bramer comme un taureau, les yeux fermés, et le chant et elle, se turent. Chants barbares, chants barbares ! Champs barbares. La nuit était une cerise écrasée mûre et noire qu’on aurait digérée en fermant les yeux. La nuit sentait bon, ainsi que son sang. La barbarie est parfois pure comme un temple fait de pierre brute. Calme. Elle pleura d’amour, une nuit, et ses larmes avaient le toucher de la soie et l’odeur des fleurs près des fleuves.


Voir les commentaires

Un souvenir, des présents

Publié le par Samuel

Hier j’ai désaimé plus que les anciens pardons à l’horreur
J’ai désaimé les bêtes humaines qui aimaient tant cruauser les faibles
Qui aimaient la cruauté envers les faibles peu ont résisté au vrai suicide
Ou ne sont pas morts ne se sont pas suicidés ont réfléchit à une idée de la limite et de la Loi
Bref sont redevenus humains ainsi que le monde privé de tout mon amour pour deux heures
Je me souviens il y a neuf ans quand je haïssais, beaucoup ont vécu la Grande Violence
Beaucoup ont beaucoup souffert par ma haine et mon désamour
Et un jour de séphire profondément inversée l’Amour ne fut plus qu’une utopie irréelle
Mais cela je ne le voulais pas le Créateur lui-même vécu cet arbre connais-tu les chemins
Sais tu que les soixante-douze anges sont aussi –trace de chemin mais c’est une pièce ronde
Dont on voit l’arrête ô anges cachés de l’Arbre de Vie
Qui a été dessiné par Dieu
Gevuhra ma séphire la Beauté de la Violence fut-elle cruelle en ce Temps
A m’amener à l’amour de la Violence moi
Car l’amour est partout le Monde est sain rien ne persiste
A ce point dans l’incompréhension
De toute la profonde Vie qui est en nous
Du cœur connais-tu le Destin des morts
Ils dorment en Morts ils peuvent dormir car ils sont déjà morts
Mais la Foi et le Ciel sont de Tout Repos
Les vieux démons crachaient au visage –de l’Histoire Vraie même
Ecrite en profession de foi et disaient que –l’Histoire Vraie était fadaises
Ainsi ils corrompaient la Mémoire même et la Raison.
Une petite fille de six ans un adulte très adolescent corrompait cet âge avec bonheur
Je me souviens c’était au marché de la poésie il disait que ces écrits elle ne devait plus
Y adhérer ainsi qu’à toute Foi toute Raison car ma Raison de Fou est vraie alors tais-toi petite
Une violence bien permise par tout mais le Destin veut que
Cet homme fut désapointé par mon discours et se révolta un peu face à cette petite fille
Qui conserva son intérêt pour les écrits Historiques d’une Histoire où le Divin
Disait que le supérieur bénit l’inférieur
Et gifle bien aussi la pierre
Et que la Pierre se respecte toutes pierres de pierre
A commencer par cela on sait l’herbe, le sol, et le ciel
Le cœur où est-il il chante ou dort il ronronne mais la désolation
Est une vraie profession de foi ascétique et le pain qu’on le mange
Juste pour cette fois et que l’on entende même la vie la chair est vraie
Et le ciel est beau sur tous continents
Même la peur peut s’éclairer avec l’Esprit
Et cette porte ouverte ce grand vide ou ce bruit
Que vient-il faire avec tous les souvenirs
Les larmes s’éteignent quand un sentiment nait ou renait
A retenir des mélodies ou les chanter peindre l’azur avec un geste comme l’habitude
O Mémoire que viennent refaire les anciens gestes de l’enfance et du ciel
Culture de l’âme que s’est perdu la reconnaissance d’un Père admirable qui fut paroles saines
Et gestes sûrs d’eux-mêmes
Il vivait à l’ombre d’une ombre mais sa propre Lumière ne pouvait dominer l’ombre
Le geste il le fit et fut admiré même dans les cloîtres car il était Lumière
Il devint ainsi maître de ses ombres entièrement maître et domina pour la lumière
Hongrie laissée avec un testament de Roi-cercueil os de cheval, rien ne fut respecté
Et une ombre planait et des fous s’en emparèrent ils furent tous brûlés jusqu’au dernier
La paix régnât mais d’anciens monstres continuèrent leur office
Ceux là condamnés par tous mais où êtes-vous mangeurs de chair humaine ?
Vous étiez si bien cachés derrière le sang
On m’empoisonna ainsi à la valériane pour mieux me recueillir mais je me releva
Continua mon chemin et dis d’autres paroles
Maudis la Terre entière et je remarqua qu’une part de famille autre mourut
Bien avant cela et je me dis que vos goûts sont étranges vous
Devriez lire la fin du livre le Zodiaque s’en sortit mieux que vous
Car la graine fut plantée. Mais pas être fou à ce point là, non
Le cœur a ses raisons
Et la Raison ne les ignore pas
Un passé à mettre à terre et à remarquer
Que cela fut honte à l’humaine mesure
Le cœur est humaine mesure
Et perdure
Musique et silence tranquillité qu’on remerciera



Un souvenir, des présents

Voir les commentaires

Scarlett Lange (ma cousine allemande)

Publié le par Samuel

Scarlett Lange (ma cousine allemande)

Voici une photo prise à Noël, de fait elle me semble plus lui rendre justice que sa photo Facebook. Scarlett en 2014 change d'orientation professionnelle. Bonne chance à elle.

Voir les commentaires