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Art poética blog

Nuit d'automne

30 Novembre 2014, 01:19am

Publié par Samuel

La nuit s’est posée comme un grand oiseau au bord du sommeil
Tout dans la nuit a les traces des battements d’ailes
Et les sentiments comme tous les cailloux blancs et noirs et la terre elle-même
L’air de la nuit qui est un peu dubitatif le calme noir puissant hâle rosé d’automne
Chaque sentiment est bercé par la nuit et les notes légères sourient
La nature est de nature amoureuse à la fin de l’année car la terre est chaude
Les feuilles sont accueillantes les troncs des arbres toujours présents
Troncs d’hommes et de femmes respirant parfois comme un petit zéphir
Fraîcheur toujours et les notes humaines même dans la fatigue jouent leur partition sensible
Une tissure d’âmes entière un tableau humain plein de couleur marrons et bleues
Comme le passé et le présent
Comme le vent qui souffle toujours à une heure pareille comme la lune qui sourit
Où qu’elle soit
Comme une pulsation dans le noir une brise qui lévite comme l’air
Une émotion connue ou le silence si tendre
Cœurs de tous les mistrals vous êtes glorieux
Et l’histoire est la solution de la mémoire elle-même
Arides poches de vie et d ‘air à reconnaître si musicale ô Temps
Tu attise les réminiscences ce petit pays de ton histoire redit toujours les mêmes contes
Nuit rouge rosée lumière avide de ciel ô nuit de fin novembre
Tu ressembles à l’humanité elle même à toute la musique de l’espoir
Et vont tous les gens dans un hiver qui s’annonce et là le cœur sourit
L’amertume se consomme comme de l’eau et du café il manquerait du sucre
O combien de profonds discours vont ici commencer
Notes fugaces ou une musique à jouer
Nuit profonde et œil miroitant la mémoire
Le cœur a à dire tout un tissu fait d’âme et de profondes musiques

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Pierres vives

14 Novembre 2014, 01:38am

Publié par Samuel

Le terrible cerceau de crépuscule s’est déversé
Bleu effrayant des nuages avec la mort comme chanson
Ainsi les coins vides et au loin le bruit des hommes
C’était la culture humaine et la vie qui parlaient ensemble
La colère avait déversé beaucoup de choses dans les vieilles âmes
Mais le doux rire des enfants leurs gestes fragiles et le bondissement de la jeunesse
Je me rendais compte que toute nôtre histoire était alors la même
Nos serments étaient les mêmes nous avions juste le venin en plus
Qui sait tisser des nuages comme des capes d’ombres
Et qui sait point après point bâtir des réflexions et conclure
Je ne me suis pas attardé à la commémoration de l’Armistice
Il y a cent ans c’était la guerre
Mobilisation générale pour les hommes d’âge prêt à guerroyer dans l’horreur
Auxquels on ne dit point que cela va être atroce et durer quatre ans en 1914
Je vois des photos des propos qui ont marqué la politique
Et les mêmes faces interdites à moi périssez
Et le reste fuit dans le vide et la campagne urbaine
Au fond du foyer le froid s’étale
Et la mesure était humaine
Les sentiments et l’âme se font des écharpes des chapeaux en osier
Plus que le froid t’attrape le ciel t’as reposé
Comme un foulard qui illumine de gris-noir de la lumière
Le cœur et la mémoire on se souciera des nôtres on comprendra les autres
Et les gentils êtres qui parlaient avec innocence
La mort a gravé nôtre chanson
Et au creux du foyer un doux chagrin pleure sur les pertes
Elle avait gagné son immortalité dans la déchéance ô blanche tête
Le cœur est bon les joues tièdes et l’âme se garde
Population délaissée que culture te console
Je parlais aux morts enterrés dans le cimetière
Et la couronne du temps faisait de l’éternité le fenouil et le lierre
Ame pure garde ton cœur il te revaudra mille choses
Même les larmes le cœur battant ô tige épineuse de rose
Stèle de tombe éboulis de pierrailles parfum pur de cailloux et de terre blanche
Fracas silencieux et monde sûr le froid partage les humanités
Nôtre corps entier est fait de pétales de roses rouges au vent et à rosée
Que le ciel nous touche
Un doux parfum mué en nuage nous charme
Et la musique humaine et autre se lève dans nos écoutes
Le ciel déroute
Mais la vie fait pas sur pas et nous la suivons et regardons tout en face


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Les vagues du coeur

2 Novembre 2014, 08:06am

Publié par Samuel

J’ai vu des populations libres en tout
S’affranchir de l’hypocrisie qui n’a rien de naturelle
J’ai vu le jour inévitable et ai su m’en protéger en restant chez moi et dormant ainsi
J’ai vu glisser la lumière sur des volutes de nuages d’argent et d’acier criblés de bleu pâle
J’ai appelé les muses de la poésie et elles sont venues avec leurs soupirs et leurs souffles
Et le monde était glacé et pur et le soleil faisait tout un cristal signifiant
J’ai vu les grands maîtres du quotient, leurs disciples et leurs esclaves
Ployer dévorés sous le poids du bon sens, de la réflexion et du cœur
Leur haine de ne pouvoir dominer leurs frères était grande
Surtout le rejet de ne pas se vouloir hommes mais choses chiffrées
Sous le poids de l’homme et de son âme ils croyaient pouvoir –se défendre avec des nombres
Mais c’est l’être humain qu’ils rejetaient par-dessus tout et ignoraient la Mort
Et le temps est venu les plus vieux mentaient comme dans l’antiquité
Car les autres et eux avaient peur de la sensibilité en tout car ils se savaient –repérés
Car leurs crimes habituels leurs masques de culture je voyais le vrai visage
Et ils se racornissaient ne voulaient pas de cette lucidité en moi et nous
Et haïssaient avec le dégout et l’envie qu’ils appelèrent –mépris
Et avec cet objet qu’ils avaient mis tant de temps à esthétiser et répandre comme –supérieur
Ils s’étouffèrent dans leur dégout d’enfant au sale visage
Et restèrent coi devant le temps
Car la nature est d’être et d’être au Monde en tant que –tous cœurs qui fussent
La fête des morts fut une belle fête et je revis d’anciens visages éclairés
D’anciens yeux aux sentiments énormes lacs qui sentaient –êtres aimés
Les enfants de ces siècles riaient et s’effrayaient devant le Destin noir et pur
Car il en ainsi de tout ce qui n’a pas encore pris les chemins du Destin
En cela l’homme est relevé
Car il prenait son goût bien trop au sérieux et ne voyait pas le Destin
Qui si plus d’erreurs on ne fait accouche de tout et autres choses
Ainsi les jours et les nuits
La magnifique nuit faîte de foi et de lumières surnaturelles de la religion
Et les jours récompensés et l’humain de toutes sortes et toute nuit qui fut ainsi
La première nuit fut terrible, ne se reproduira pas et le crime était sa cause
Et cependant d’autres nuits firent jours et elles n’étaient pas de métal et de bitume mais d’or
De la profonde chair et de l’eau et le coeur avait une musique lente et la vie passait
Nous nous sommes relevés d’un profond sommeil et tout nous bénissait
Comme nous bénissions le monde
Nos souvenirs restent au fond d’une vasque
Fumée de la mémoire qui hante elle-même nôtre âme
Humanité comme inhérente de nous de peur je ne crois pas que le funambule
Ait lui-même conscience que l’âme ne frappe plus à la porte
Et que le Monde l’accueille
Comme tous les autres
Car la mémoire vient comme une vague
Et l’âme a chaud

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