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Paysages d'hiver

Publié le par Samuel

Sauvages temples du silence
Quand les serpents amis viennent à chanter
L’harmonie des plumes dans le sang comme indolence
Et de pierres pleines de mousse et d’eaux le coeur est habité

Sentences qui trainent dans le murmure
Car les rumeurs des orages sont des harpes
Douce musique et charmantes morsures
Et le ciel comme couronne cela fait toute une carte

L’eau où reposaient des cordes faîtes de mots tressés doux
Les plus anciens viennent comme de sûrs gestes
Lové sur nos mains il y avait l’ancien courroux
Et les pardons et les retrouvailles comme doux restes

Vérité de l’âme quand la pureté se voile elle se cache
Dévoilée elle-même elle fut donc menacée
Et quand les horribles traits des ombres noires menacent
Dévoilé tout fut dévoilé et la menace se défait

Quand le jour monte blanc comme de l’écume
Et que la nuit va tomber comme une princesse
On ramassera toutes les tendresses comme des prunes
O pluie de ciel de perle comme une odeur enchanteresse

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Séïsmes

Publié le par Samuel

C’est comme si la nuit était un rêve comme si j’étais aveugle
Que la folie née sans trêve venait faire les jours si seuls

Toutes les marques de mon passé ma mémoire est née du réel
Et la vie n’est pas un rêve ô marques humaines et leur si particulière ritournelle

Un bois cassé un accident de rêve quand nous sommes endormis
Une heure dans la trêve et je veux bien juste avoir un souffle maudit

Comme un corps cassé que toute une horrible mémoire ogre à deux faces
Qui dans ses reliques humaines même les monstres ont une humaine face

Dans un labyrinthe terrifiant mon souffle garde ses ancres et son histoire
Mon cœur ô jeune voyou s’était pris de brûlures pour noyer mon regard

Dans l’aube d’hiver l’histoire et le cœur comme les sentiments s’accordent au froid
Les vents font chavirer le cheval de bois cette tente qui bougeait était peut-être de toi

Même les haines avaient tracées la croix noire sur l’innocence
Et pour les jeunes petits c’était des vieux êtres dans l’indolence

On regarda passer un ère avec de l’amertume dans les yeux et la forme
Il allait chanter ses airs on tomba amoureux de son allure difforme

Il y avait toutes les capes grises et les bons yeux pleins de nostalgie
Pour un peu d’amour les airs froids se plaignent sur le cœur et ses liturgies

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Sang et cristal noir

Publié le par Samuel

Je ne veux rien de vous
Pas même que vos crocs qui déchiquètent ma chair
Chair de ma chair a disparu
Vôtre sang est béni autant que le mien
Attaques cruelles sans même y prendre plaisir
Vous avez ignoré les larmes en louant Mère Douleur
Il y a des jolis cœurs qui trainent par un gentil vent
Si vous n’adoriez point la douleur avez-vous souri avant
Que rien n’y puisse dire il y a mon sang dans vôtre sang
J’imagine larges erreurs et vous rentreriez dans une tombe
A voir un ou deux siècles à y passer sans que monde
Ne s’inquiète car la mémoire est morte tout comme moi
La morale n’existe pas et la vérité encore moins
Je les frappe et les couds à contrepoint sous les cœurs sans le sou
Quand je vois des êtres transformés en fauve et l’âme vendue au diable
Je ne peux qu’honnêtement plaindre les histoires qui se voulaient affables
On frappe toujours les poètes et on les déchire avec colère
Sans raison aucune ô poète enfant de la misère
Je tiens tellement à la vérité et elle me rassure tant
Qu’avec l’ange de la vie je vais passer un petit temps
Je me souviens j’avais dix-sept ans je trainais dans les souterrains de l’Enfer
Juste un bar au coin caché avec une diablesse rouge aux cornes noires pour compagne
A savoir que pour celle-là la porte des Enfers s’est refermée sur la campagne
Que voulez-vous on meurt on vous enterre je n’ai même pas souhaité un tel sort
Car tout oubli toute non foi vous restez bien trois cent ans fraîche dans vôtre corps
Et dormirez le cœur revêche dans un cimetière où presque tout le monde est mort
C’est un grand constat j’ai parfois souhaité ce destin de tombe
Mais quand le jour se lève ici et que la nuit tombe
Je pense à Mère Douleur qui laissa des traces en moi
Tout ça pour un bonjour moi je n’allais vraiment pas
Tout cela les accents du mensonge les grand-pères terrifiants une vraie honte
On ne meurtri point aucun enfant ici pas plus que les poètes
Je m’inquiète de vôtre mémoire
Sang dans la gorge plus robe blanche de nuit ignorez-vous donc les lamies
Qui vous disait va donc je te préserve des baalis
Ainsi on crucifia le Christ et on perverti toute la foi
On ne lu jamais vraiment le Coran ni aucun livre que la colère moi j’entends Dies Ira
Tout ça pour vous dire qu’avec mon sang je ne l’aurais presque donné qu’à toi
Les vents se calment comme d’habitude tout le monde se tait
Un loup ne vous dérangera pas dans vôtre sommeil ô douleur sombre
Il se peut que j’apparaisse dans vos songes car une lamie se tait d’abord
En loup en fumée ou en songe elle apparait sur une vague noire
Car parfois pour dire que cette pierre ne fut pas trop tard
J’ai cru que l’âme était restée
Mais la mort et ses sœurs noires passent près du Léthé

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Silences

Publié le par Samuel

Les lacs de froideur s’étaient établis en un grand cirque
Où miroitaient les ombres et les vents du nord
Et la mémoire où se dressaient les ruines mythiques
Des feuillages des odeurs d’enfance sur la musique d’un étrange sort

Il y avait le ciel gris la nuit où les fantômes roides tombaient
Une chanson comme la rengaine d’une chose impérieuse
Où les émotions n’ont plus ni le cœur ni l’âme enlacée de mémorables haies
Où nos animaux nos faunes et nos déesses naturelles ne sont plus de nature rieuses

Ainsi il fallut plonger le cœur dans une eau très noire
Où dans les ombres toute l’histoire se recomposait
Et la fée du cœur recevait la noblesse sombre des soirs
Où l’âme et la nuit une grande histoire chantaient

J’ai vu un vent immémoriel revenir avec nous-mêmes
Douleurs et pics horribles on effaçait nos traits humains de craie
Quand la vie ne se voit plus que dans une silhouette blème
Et le silence ne se reconnait plus même quand il se tait

La nuit fut une belle descente de voiles et de plumes noires
Au fond de nos histoires une douleur se mettait à chanter
Et dans les ruines qui sont la parure de nôtre pamoison
Le cœur s’allonge sur le voile et réapprend à murmurer


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