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Au loin vers les sillots et les distances

Publié le par Samuel

La graine fut plantée dans le lac noir
Et les anémones se transformèrent en poissons à fourrure
En se baladant dans le parc de ciel
On tourna bien une heure à chercher l’heure
Puis la pluie d’ondes vivantes fit sa fête
Quelque chose avait repoussé au fond de la forêt
On se ramassait la terre peu à peu sur les membres
Et nôtre âme renaissait comme une fleur violette dans la nuit
On regardât le miroir et l’on vit la créature se pencher
Du fond de la tour on voyait s’ouvrir la citadelle les meurtrières les fenêtres
Et la nuit coulait comme une épaisse rivière qui soulageait le cœur
Nous étions statues de mousson et de coraux
Dont la conscience avait été clôturée par l’abîme de la folie
Mais s’il fallut remonter bien des nuits
Avant de voir ses membres repousser
Le nez humer l’ombre
Le miroir devenir noir
Et la lumière naître au fond du globe humain
Qui avait percé tous les sommets toutes les rafales toutes les dissensions
Et un cri noir avait frémit dans la nuit opaque et folle et obscurément plate et dure
La masse projetée à côté de nous faisant barrage et séparation
Et l’esprit reconstruisait un envol fou et disharmonieux
Où la philosophie lue était comprise et remettait un peu d’âme dans le seau glacé
Deleuze et son pli Leibniz et le baroque firent séparation et construction
Puis on vit les talus monter comme des ramas de taupes en furie
Les charniers de plaies et de mots confus égrener la misère du temps
Mais aujourd’hui la forêt a en son sein de nouvelles fleurs de nouvelles plantes
Et le cœur berce dans de la lumière mêlée à de l’eau grise
L’humanité fait partie de nos livres et nos livres nous parlent comme un son morse
Télégraphié à chaque minute et heures de la mémoire
Le morse du silence et des bruits et le gonflant silence de la nuit
Fait d’amour et d’affection et ce fil qui lie les hommes
Est comme une dorure liée en fil lent et absurde qui flotte dans le lointain
Dominos de l’humanité tout se recompose
Et le silence balbutie quelques notes si assourdissantes qu’elles font miroiter la vie
Les grands et petits espaces qui flottent comme des décorations
Le sourire revenu
Et ces grands étalages de mécaniques routières des trains de fruits bleus
L’âme s’assied dans sa grande toile de lumières rouges et or
Un dernier écho nous nous souviendrons de la citadelle
Des lacs qui bougent chaque minute vers d’autres lointains
Et la fleur de vie et de ciel qui sait être l’image de la lune
En même temps que le lézard sur le bord de la rivière d’éclats de lune
Et la redécoupe du monde près des geysers de pierres
Le noir peut maintenant être ami
Claire obscurité qui sait être présente
Et au fond du terre plein au milieu de la forêt
Des créatures s’agitent
Et après avoir chu dans un précipice sans fin
Nôtre âme se recompose
Comme une graine qui avait gelée
Et que le temps réchauffe peu à peu
C’est à partir de la floraison aquatique de la graine
Que le monde avait joué
Et les stances barbares encore et toutes les mémoires
En typhons se répandent

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Longueurs

Publié le par Samuel

Même si la nuit parait blème de sa nature
Même si le temps ne passe pas
Même si le cœur manque de temps et de joie pour être
L’horloge des saisons
Pense que le jour et la nuit passent inhérents au Monde
Que cela appartient à tout nôtre monde qui passe
Est ancré inlassablement dans le temps la continuité
Oh nuit et petit jour
Que de doux frais comme des chansons passent par la cour
Opaque et luisante mais regarde donc mieux
C’est le hâle d’une chaude lune qui transperce les cieux noirs
Et la lueur de la ville n’est pas si néantique mais elle
Est comme plantée dans le temps à regarder la nuit tomber encore et encore
Car c’est tout un mouvement le temps le temps qui passe les saisons
Tu es le vent tu es la forme ondulée qui reprends esprit
Que de beaux gris sous les arbres nocturnes
C’est la lune qui disperse sa lumière
Et même si de raison si taciturne
La nuit n’est pas elle-même l’enfer
Le jour passe aussi par les fenêtres
Ö humaine et douce nature de passer ainsi
La confiance en des temps plus sûrs –les mêmes mais autres
La calme avant tout
O respiration tu cahotes
Va donc voir la brume et le temps blanc qui fuit dehors
Moi ici la nuit me calme ce monde est immense et humain
Il est avec nous
Il est avec nous
Comme un écrin fait pour nos sens
Trouver l’origine du bon refrain
Oh passe la nuit comme une chanson
Douce et brumeuse comme des montagnes
Et le ravin cassé en son centre
Etait canyon qui remontait la pente
Un pic de nuit par ici
Qu’allons-nous dire aux vents
Le calme est au fond de nos âmes réchauffées
Assailli le pic de nuit et d’aube
Reste à faire un feu
S’assoir autour
Chanter un peu de frais
Et compter les heures magnifiques du temps qui passe

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Coeur et croix

Publié le par Samuel

Vie plus câline que l’habitude de cette semaine
Quand nous redevons nôtre amour
Aux nôtres tous les nôtres
Ô plus profonds liens comme si nous n’étions nés nulle part
Verse l’amour pour tous les proches et ceux qui nous aident
Malgré la distance
Nôtre mémoire si immédiate de nos cœurs
Part amour vogue loin
Jusqu’à nous
Il est plein de vie ce monde étrange
Plein de musiques plein de bosquets sentimentaux
Et même si la solitude accroche un clou de fer
La raison revient face à l’amour
O compassion et redevance
Même de l’autre côté
Même les attaches ont quelque chose de plein
Où est le pont accroché à cela la contrepartie du vide
Le cœur est de terre d’herbe de tissu de flanelles et de biscuit chaud
Le silence est poli et odorant
Mille contes mille musiques mille gestes tu les revois
Passe par là
Il y a un espoir une malice
Fut-elle réelle
Combien de vrais pactes indissolus
D’amour qui s’épuisent par inattention et qui renaissent
Donnons-les
Pardonnons tout
Et que vienne le mistral chaud plein de vie par cet hiver
Méditation où cela fut possible voit la conscience et le flot
Amour multiplié
Réalité des âmes
Que de chemins impossibles qui deviennent routes forgées
Tenons bien nôtre cœur ranimé nôtre cœur chaud
Tenons bien nôtre coeur




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La rose aux ailes dans le noir

Publié le par Samuel

La rose aux ailes dans le noir

Les ailes dont le trait symbolise la continuation du dos représente la fraction de l'être et de l'âme avec pour le soutenir le coeur et la pensée, symbolisé par la rose.

Tout est dans l'abîme, dans la nuit, qui figure aussi bien la solitude que la claustration ainsi que la liberté dans le néant de la nuit, et aussi sa finitude.

Ce qui lie l'esprit à sa dureté, c'est son essence vue et ressentie par lui-même, ainsi un miroir d'une aussi grande fragilité est l'ultime dureté dans la mort. La rose est coupée, les ailes sont arrachées, on pourrait dire que c'est la seule élévation visible dans la solitude et le néant, à savoir le coeur lui-même. Folie, pourquoi pas, mais mort, mort surtout et détachement des choses terrestres par les choses aériennes coupées ou arrachées. Une résistance des choses terrestres et spirituelles dans la nuit..

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