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Art poética blog

Passages

28 Mars 2015, 12:22pm

Publié par Samuel

Une corde de fer jetée
Dans l’océan de cendres et d’opales
Fossiles de poissons énormes aux yeux brillants
A la peau de pierre plus sûre que l’air lui-même
Et constellée de runes
De là des harpons d’argent sortent et mordent les chairs
Une voix souffle un chant de lumière
On met le cœur dans un calice
L’eau est bleue et le cœur semble balbutier un dernier chant opaque
A manger les fossiles à peau de pierre avec les runes
O atmosphère céleste et grise des temps glacés
On jette cette chair de cœur à terre
Oh mauvais rêves enfumés qui montent aux narines
Porter le cœur jusqu’au flambeau de la montagne
On demandera à la prêtresse que vaut le coût et la mémoire
On aura le courage de revenir à l’océan de cendres et d’opales
Et la main plongée dans cette eau si sûre et envoûtante
O les cent prêches envers le néant et le plein
Des acquises balises qui naviguent entre la mer et le ciel
Où l’espoir nait avec chaque noir d’étoile évanescent
Où la cendre résonne comme un cheval à chaque murmure et appels
Comme le poisson toute matière s’approprie ô lumière de restes de paroles
A côté des balises qui forment le plein et le vide j’ai vu partir un canot
Avec une bribe de cœur et un murmure de voix
Toujours le cœur débordant de glace et d’alcools prêt à frémir à la peau
Avec une bribe de cendres et un paysage inconnu d’opales
Déjà dans le canot on susurre de loin le mot vertige
Et la lumière fait descendre l’étoile
Des mots tout un cortège et la rune se brise
Car la nuit est sûre dans ce cargo aux longs voiles
C’est avec la parole et un miasme de murmure
Qu’on jette les filets vers l’horizon étrange
La tête se brise sur une pierre très rouge et ouvrant la conscience
Des mille mémoires en une seule d’une mort dans la glace
A chaque bruit qui vient on a donc changé de place
Et le temps étrange a à redire les sentences nouvelles
Que se réveille ô monde même l’étrangeté a son temps
Tu crois que rien ne change n’as-tu pas entendu les chants
O pierre pour qui tout temps est frivole
A même que la poussière les chimères se matérialisent dans un grand envol
Les notes de musiques étranges courent sur l’horizon
Tu n’enlèveras pas de sa matière au temps ni même qu’au divin
En te croyant à l’abri dans ton malheur divin
Constellé de rêves vrais et de mouvements incertains
Voilà la pelote de laine du monde qui recommence à tourner
De même que la barque et tous les rituels
Ce qu’on a désappris avec le temps et les morts et les merveilles
C’est qu’à changer de place le temps dégringole vite
Et l’écharpe de brume fut la perte des illusions
Donné illusoire pour illusoire on troqua les mêmes objets
Alors que la place publique était à la foire
Que les mots eux-mêmes chargeaient la nature
Et l’horloge toqua ses senteurs et sa place
Les dix couleuvres du temps et de l’espace bougeaient
Que de l’imagination les cristaux se mélangeaient et accouchaient
Enveloppé de brume les faussés de la mémoire et les illusoires trinquaient
Prenant le temps du canot vers l’opale du deuxième lac
Pas un bruit ne fit place
On digérait le poisson et sa peau de pierre et de runes
On transforma le jardin en parc à pantins de plastique et métal
On prit la mémoire dans un sac
La cloche tinta
On se recouvrit d’aurore de nuit et de poussière
Car le voyage était long et rude
Et le temps marchait très certainement avec beaucoup de logique
On refit le même chemin tenu dans les brides d’un étrier
Et l’on s’aperçut que la mort était partout
Et dégringolait dans les vallées
Et ayant su l’expérience dure du métal et du froid
Cela parut logique comme continuation
Cœur emprisonnant tous les souvenirs des mains remerciées
Les notes en orchestre résonnant
Cœur fait de pain du temps incorruptible levure
Qui sait soigner ses mots et garder son temps
Les parchemins de la mémoire ne sont pas si égarés
On remit une barrière de pierres grises par ici
On creusa toute une falaise vers la mer
On explora un canyon de silence
Et le chant du monde déversa ses troublantes notes

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Mémoires et Temps

16 Mars 2015, 14:41pm

Publié par Samuel

Pondérance du temps
Les rails s’acheminent dans le ciel
Ils sont reliés aux nuages et au ciel
Que viennent les dispersions des cargaisons dans l’avalanche noire
Les sens et l’œil ne mentent point
Au creux du corps sont amassées des pierres de falaises
Pointées sur elles le roc a griffé la pierre avec la mort
Comme une statue de vagues un flot de pierre ramassé contre le sol
Signe de la mort plus chaireux que celui-ci signe de la certitude
La lumière s’infiltre dans les chairs et les orbites
Filigranes de timbres de lumières déversé sur les chairs
La mort empierrée au sol avec l’atmosphère comme mesure
Que le temps a à souffler ces notes aussi certaines
Si empourprées d’odeurs et de sens ô masse chaireuse accrochée par les yeux
Au sol et au ciel
Le sens raisonné est dur comme le sol embrumé de points comme le ciel
Compte à compte les points du ciel la vague entre est bleue
L’océan bleu noir est un blanc si solide et diffus comme un drap de lin blanc
La lumière ne ment pas elle est comptée numériquement et artistique
Tout comme la géométrie du corps
Tableau d’un triangle assis dans un grand plan
Qui voit l’imaginaire se déverser de son grand plafond creusé
Des graines serties à l’intérieur de la pierre fleurissent
Et la statue est dévorée de lierres rapides et de fleurs bleues et jaunes
Sous la peau de pierre et de granit humain (ô note si teintée d’histoire)
Le cœur carmin frétille et frisonne comme une créature des eaux douces
Histoire venue de tout granit gris et plein tu t’incarnes par le cœur
Mémoire enfin tes filaments se rattachent uns à uns vers la connexion de velours rouge
Raison si géométrique équilibre de toutes les notions comptées et ici remémorées
Vagues vagues limon vert des eaux créature des eaux douce ô cœur
Tenancier de bar reflux de bière et décor que cette lagune sanglante
La lumière est incarnée ici à chaque seconde matière sombre du décor
Tu accordes les eaux de la statue de pierre fleurie avec serti au cœur un lagon noir
Qui sait dire toute mesure
Et aux cieux de parler au triangle du plan de s’assoir
Et aux sens de relier les rails et les rails les trains de brume et de rosée enserrés de vert vivant
Les tourelles magnifiques faîtes de pierres et de bois
Serti dans de l’acier le cœur en chair corps d’ombre
Comme une ellipse planétaire mesurée par l’équilibre
Comme un pendule soumis à la gravitation
Comme un centre toujours mesuré par des lois à ses côtés
Et à son balancement
Tombe comme un drap lourd toute la lumière
Vient s’assoir comme un mesuré serpent docile la conscience
La certitude d’une pierre posée dans un flacon d’eau dans un écrin de porcelaine
Résonnances des matières
Là où le temps se mesure à l’ombre
Et la certitude au mouvement giratoire des oiseaux
Où la mémoire et la culture toute culture d’âmes et d’écrits et de paysages
De moments veinés de pierre grise
D’odeurs liées entre elles
Forment le présent qui avance
La lumière qui gronde
Er la conscience effacée et assise dans son nid de porcelaine
Reçoit les battements du cœur comme des missives
Temps giratoire des oiseaux qui passent
Temps musical de l’oiseau qui chante
Temps matériel de la rosée qui goutte
Temps du cœur qui sait chanter
Aussi bien que la mort est une certitude d’orientation de la pierre
Qui la fait assise avec la sculpture d’osier contre le fauteuil
Autant le son mat de la cloche de minuit fut si sûr
Qu’elle emporta trois contes avec elle
Et que la mort et la cloche noire sont la paye des certitudes vitales
Moisson de la vie moisson du printemps
Les morts ressuscitent
Et avec la mort au cœur avec les lierres sous la peau
Créatures de mémoire vous veniez


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Traverses du temps et du monde

11 Mars 2015, 02:09am

Publié par Samuel

Le moineau de nuit et de glace s’est posé près de la fenêtre
Un vent joue sa flûte par delà vers nous
Immense noir plein de calme les feuilles dorment lentement
O volutes de nuit qui s’infiltrent comme la cape d’un magicien
Tout est à créer dans la glace si tendre de ces moments
Quand les canots vont à la rivière près de la lune
Recueillant le givre qui coule
Une magie si mémorielle en somme un glacis lointain
Un mystère à aborder avec la douceur d’une plume
O dureté des murs plein de l’atmosphère
Mystère froid et coloré d’un bleu qui semble murmurer
On charge la cargaison près des rails une cargaison odorante
Pleine de tissu de mets fruités et de blé jaune qui sonne sa senteur
Palais des sentiments tu renouvelles les mémoires terribles
Quand un orbe de sorcellerie vint tout griffer ici
Qu’un drap fut abandonné vide au lointain silence de la mort
Qu’un crâne invisible fut nommé destinée
Et des paroles sourdes abandonnées dans le chaos
Pour revenir à un silence de graviers et de métal et de nuit sombre
Que l’espoir et la magie vinrent couronner de neuf et d’oubli
Ainsi les seuls plus petits bruits et raclements furent ici vérité
Et calme
La mort passa comme un train noir dans les consciences
Et l’on fut chargé dans un cargo qui portait la mort du monde
Et de son voyageur
Depuis j’entends siffler les échos de l’enfance calfeutrée par une bâche
Et tout fut immolé sur la colline
On perdit la mémoire de tout sauf de valeurs d’amour auxquelles ils n’entendaient rien
Et l’on fut immolé dans la poussière, la bouche ouverte et les yeux cassés
Et depuis cela forme une boite à musique
A la poupée fissurée de statufications
Et la mélodie craquelée et belle résonne toujours
Le sang coule
Et le cœur renouvelle les saisons maintenant
Morsure d’une mort qui fut la fin du monde et de nous
On alla chercher les restes au fond d’un puits noir
Et l’on joua les loups et les aigles pour de nouvelles merveilles
Le monde s’éveillait de nous et il était neuf et nous étonnamment jeunes
Pleins de contes rafistolés et d’idées nouvelles et de vie
Mais l’ombre de la mort avait marqué une césure
Et la mélodie recommence à chaque nouvelle lune
Car on n’enlève pas de son caractère terrible à la terre et à la mort et à la vie
Nous étions moins que nous-mêmes
Et les merveilles et leur chaos nous dépassèrent
Mais nous fumes entier
Pour tous les festins de la lune et de l’aube
Et la nuit murmurait plus profondément et anciennement
Nous savions écouter tout cela du temps
Et les parfums du temps et de tous les temps à venir
Dirent que ce raisonnement était folie
Et marque sur des cris glacés
Le traumatisme ressemblait à de gros cailloux qui roulaient sur une voie ferroviaire
On toussa de gris
Qui ne se mélangea point pourtant à l’atmosphère
Mais l’image d’un chat apparu
Et la mémoire du monde était enfermée dans un bulle de verre
Il neigea de l’ombre
Et le vent froid et noir recelait les vérités inverses et cachées
On jeta l’ancre sur de la terre
Et la vie se réappropriait tout
On aurait même oublié les fleurs et la vie
Si la mort entrelacée à la création
Ne venait offrir son flot de vérité et de divinité et de nouvelles choses
Les odeurs étaient là
Et l’immense bateau de nuit qui volait avant déversa sa cargaison d’hommes et de machines
On s’aperçut que le monde crissait de pleins feux
On n’oublia pas le mystère caché ici
Et la grande pierre noire terrible résonnait de sa forme
Tant à découvrir su l’origine des vents
Quand le monde sonne comme une cloche d’église
Et que le monde est à réécouter

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Temps géométrique

6 Mars 2015, 00:19am

Publié par Samuel

Les reflets froids du fleuve qui stagnait
La douce fraîcheur de la nuit
L’amour avait coulé comme un chant dans le noir
Les écrillaillements avaient fait du fragile une préciosité
Et les oiseaux roses montaient vers le ciel
Une couleur jaune semblait être toute la voûte
Par terre des rocs de métal
Qui fait tinter le ciel noir avec le métal du sol
Tous les cris secrets avaient révélé leur chant et leur humanité
Œufs d’humanités ouverts comme des fleurs fracassées de cris de tristesse
Les parchemins premiers étaient de nature affective et longévitive
O cris éteints silences charnus et secs sous la rosée
Le ciel miroite tant de clameur et de froid
Culture parmis les vents vie de toutes les saisons ô mémoires
L’affect est précieux et le monde lui appartient
Même les odeurs par ici ne mentent pas
Et que de légendes accrochées au temps filtrent par le temps
Histoire voici tes coutures ton sol et ton présent
Culture tu ne démordras pas de ton existence première et dernière
Cœur tu te réchauffes
Et les odeurs et l’atmosphère ne mentent pas
Et attestent de toute magie des temps présents ici
Culture oiseau de gloire aigle noir qui prend son envol
Culture et télégraphie dans le cœur et tricot laines du cœur qui filent
Le silence et les bruits et la musique sont des offrandes
Dans le temps ancré depuis bien longtemps ici
Et couve les plumes dormantes de la nidification des devenirs
La vie revient le cœur se porte comme un pourpoint
Et l’histoire flotte même dans la nuit
Où tous les écrous tournent et l’horloge tique et taque car le temps persiste
Et le monde continue

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Le jour suivant

2 Mars 2015, 19:00pm

Publié par Samuel

Fument les nuages noirs dans l’horizon
Quelques architectures travaillent pour refleurir la végétation parmis elles
Percée de bleu et point noir cela va vers la grande nuit
Parapluie de givre qui monte erreur du cœur manqué
Tu oublie que la trame se perce et s’élargit à l’horizontal
Et l’espérance est recherchée
Ceint d’une couronne d’étain la minute dans l’horizon
Il nous faut nous napper de monde comme manger un doré gâteau chaud
Si familier si familier oui c’est cela il manque le mot familier
Familier à nous fourmillement naturel comme une famille de nature
Comme une cape de culture ô ombre les mécaniques jouent si complexement par delà
Un amas blanc et gris qui recèle toute la lumière et les futurs
Vois le nuage de filaments de fumée noire avancer
Ô Contes ! Vous aviez caché vôtre gîte et vôtre feu par ici
Grêle de pluie froide qu’à à dire sa culture et son devant et son derrière
Sur une canne, ramassé par l’attente et l’observation il nous faut des chiffres
Béquilles et chaises se multipliant nous aurions au moins gagné un beau calme
Là vont les méditations de ce nous allons faire d’un Conte
Et s’annoncent les retrouvailles les chants anciens et nouveaux la mémoire
Les architectures s’accélèrent on cherche comment placer la coupelle
Vue divine !
Le cœur va de pair avec la beauté et sa force il s’orne de rouge sur lui une feuille d’or
Ainsi construction l’âme et le cœur sont échafaudages de vie et de mémoire
Va la parole et les constructions ô verbe
Les coups furent portés durs
Mais cette jetée d’étoiles brillantes soudaine est toute la méditation

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