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Art poética blog

Le serveur de gamelle

30 Août 2015, 17:28pm

Publié par Samuel

Le serveur de gamelle

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Réponse à Christine Angot

30 Août 2015, 01:10am

Publié par Samuel

Si Christine Angot sur son blog critique Houellebecq et encense Sade (c'est beaucoup dire), je me dis que cette personne vit dans une innocence et une naïveté blessée sans précédent. Je n'ai jamais lu Christine Angot. Mais je vois un peu ce dont elle veut parler. Humiliation d'une fille de treize ans ? mais si mademoiselle Angot savait que cette personne paternelle avait ce fantasme paternel depuis ses quatre ans... De plus il n'est pas question du tout d'humiliation. Il est question de sadisme. Quand le type voit la souffrance et les pensées complexes de souffrance qui parcourent sa fille, c'est de la pure jouissance sadique. On n'est pas dans un théâtre. L'humiliation c'est le prétexte. La souffrance et le dérèglement mental d'autrui, quand celle-ci va sombrer, c'est aussi jouissif pour lui que d'assister à la chute d'un château de cartes immense dans lequel on aura mis un coup. C'est un grand rire trés plaisant. Et c'est aussi le discours de Sade. Les pervers n'ont jamais été visibles. Si madame Angot savait qu'il s'agit d'un viol, que les filles étaient capturées dans la rue et emmenées chez Sade, et cela rendu potable par son style, et de fait ce n'est pas le discours de Sade. Les s'en vint jour né de sot d'homme. C'est ça Sade. Faire pétér les plombs à l'autre et le torturer psychologiquement avec de la sémantique truquée. On le reconnait à l'odeur qui est passée.

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Les haches

25 Août 2015, 04:28am

Publié par Samuel

Sous les plafonds de luxueux palais
Bordés de velours et d’étoffes de lin
Se bordent d’ivresse les araignées au chagrin
Où coule une musique qui nous ressemblerait


Règnent les contours de doux bruits
Où l’on calcule mille morceaux
Comme de vocabulaire et de grammaire ravis
D’en broder comme un puzzle pour nous des manteaux


Ils ont le sourire et la voix de velours sombre et profond
Le culte du grand rire et du goût dans leurs langues rouges
Où ils s’abreuvent dans leur velours et leurs discours courts et longs
D’une phrase qui nous rend fou et où plus rien dans l’âme ne bouge


Triturant les mots comme des savants idiots
Découpant les concepts et nous servant leur cuisine
Empoisonnée on les invite souvent avec leurs oripeaux
Tous ceux qui les écoutent les lisent ils en font des manteaux


En cela ils n’aiment pas la jouissance de la femme
Car cela leur rappelle trop ce qu’ils sont
Grands velours publics ô puzzle des mots infâmes
C’est vôtre ami ce jour qui vous dira son poison


En bref ils reviennent disent « il faut »
Usent de la violence et de grandes forces métalliques
En bref incapable eux même de sculpter une faux
N’aiment pas l’art et jouissent dans un son mélodique


Ce sont les grands bruits de métal qui heurtent l’âme et blessent
Leurs cuisses et leur ventre tremblent vite quand ils ont fait leurs actes
Quand nous sombrons dans leurs machineries si modiques
Ils murmurent dans leur velours et rassemblent tels les pactes


Jouissez ! Donc avec nous de nos semblables avec vôtre bas ventre
Faîtes trembler vos cuisses dans le silence de l’humanité
Et à la douce prostituée que l’on paye on défoulera nos vices
Et l’on dira enfin que l’on a du pouvoir et qu’on l’a dominée


Avec nos amis nous mangerons nous torturerons ceux qui nous côtoient
En triturant le vocabulaire nous –aimons tant- goûter à la carne
Quand nos goûts sont ici infâmes et que le soleil nous salue enfin
Quand nous les paganistes jouissons tous ici et que nous haïssons les lois
Carne carne carne il faut dévaloriser le Christ et toutes formes de lois


L’amour l’humanité et la compassion sont dangereuses
Car nous ne pouvons plus jouir
Dominer enfin cette humanité trop radieuse
Au soleil nous pouvons nous nourrir


Et quand le Saint et le philosophe regardent ces choses là
Ils s’en vont car le puzzle a des contours et une forme
Plus ascètes et sûrs de ce que sera le lendemain
Ils s’en vont boire en enfer pendant que ces âmes difformes
Seront reléguées là dans un cachot où nous hommes aimons trop la forme


De ce ciel qui dépérit à chaque heure comme les yeux
De cet or de sympathie qui a cousu un gris heureux
Sur une douce vague sucrée où le rêve dans un regard est devenu trouble
C’est au fond des orbes noirs que les chimères montent dans la foule


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Griffon silencieux

18 Août 2015, 09:55am

Publié par Samuel

Il n’y aura rien ici qui soit plus vert que le noir nocturne
Même la douce sphère noire s’est cassée dans un blanc silence
La propreté de l’âme vient s’inscrire dans le monde
Il y a les douces chaleurs de l’Eté
Et sur la conquête des volets fermés dans le silence
Une douce nef se pose dans la froideur
J’ai posé mes pieds sur le sol nocturne
Le blanc du ciel est couleur d’humeur de cercueil
Et si les amertumes se nappent de douce joie ultime
Le vent a une note mélodique si belle
Ô pamoison silencieuse
Tous les meurtres ont une mélodie qui calme le ventre et l’esprit
Et sous les tapis noirs les papiers d’ombres se cachent nos doigts
Et l’eau d’un lac renversée sur le toit
Le monde froid et de lumière a la saveur de cinq griffes
Et si de la barque ô l’hirondelle qui vole en oubliant les cailloux
J’ai rêvé d’un lac dans un panier devant nous à chanter puis à être
Oublierons-nous les poissons pêchés à ne pas se baigner
Dans la flaque qui monte du lac de la lumière
Ô oiseaux de papier regardez vous voler
Le feu vient lécher les pattes du griffon
Et des blancs oiseaux ô feu multiforme


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