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Art poética blog

Tombé dans avril

18 Avril 2016, 22:59pm

Publié par Samuel

Passant par la nuit

Que je trouva libre

Non pas moins libre que moi

Est-ce de mon humeur de faire noir avec les étoiles

De faire taire mon souffle sous le chant de la nuit

Où en Avril rires de faunes dehors se couvrent

D’une étrange et indomptée mélodie

Qu’a la glace noire doucement rouge

A entamer un murmure de lin

A rechercher l’espoir sous différents clair-obscurs

Mélodie du silence le plus discret

Froide prairie d’avril

Qui sait remettre les têtes avec glace archefaudées

Ô rosé de nuit qui sait se répandre comme une fumée dans la nuit noire

Longues architectures odorées d’avant minuit

Coup d’aile d’or imaginaire par là

Etendons les voiles plus loin

Où la peau du cœur bat

Façade d’air et de fumée mouvante

Je vois des os détrempés par la fumée néantique

Que d’un seul pardon la nuit accouche

Et la colère provient du ciel

Couronne de feu de coton

Lit de roses sans épines

Nuit fraîche et arrangeant le printemps

Des féminités qui guettent la nuit

Ô tremblements de saule

Ne voyez vous pas le vent de rocailles

Qui sait se nourrir de tous les chants et de toutes les odeurs

Se réapproprier le temps

Si compte sur la matière verra son œil luire en haut dans le ciel

Comme les ruisseaux aux temps du monde

Qui peuplent toutes les plaines

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Feux lointains

5 Avril 2016, 01:10am

Publié par Samuel

Les ruisseaux de lumière

Avaient pris le chemin de la mémoire

Et de toute la pitié possible

Et se rejoignaient dans la vasque bleu outremer

Où l’on vit crier quelqu’un dans le temps

Ainsi les muses

Avaient-elles oublié un chant

Que faute à l’harmonie

On se récrimina souvent pour ce manque

Je pris un pied de tombe

Et retira les gravats

Dissolvant le dédain haineux

Pour y inspecter l’innocence

Je ne vis que cris

Bataille contre

Autre chose

Autres choses

Nous ne sommes point ici choses

Sauf celle qui meurtrit la chair

Ogre verrière

On la glaça contre le mur des monstres

Qui s’agitent comme ils peuvent dans le mal

Nous nous buvons les pluies de lune

Les argenteries très pauvres

Qui se repiquent de grains de prières

Avec de l’amour que –l’on n’a pas pensé

A pouvoir accorder ici

Car personne trop diffuse

Terrible oubli des mots nommés personne

Où le silence enfla dans les plaines

Où pour un peu de restes on accorda

Mis tout était fêtes

Et quotidien bien mis

Ainsi les graves accords

On y remet la pluie

Et les ruisseaux d’amour éparpillé et déchiré

Se rejoignirent dans la coupe à sentiments

On promit que plus de défaut de mémoire ici

Envers les enterrés

Même à ceux qui boivent

Des harpons aux mains du quotidien

Haine et pitié se mêlent

Pour trouver la charmante faille

Qui ne l’a ici

Pour de la tristesse défaille

Consolation et mélodie

Cœur qui n’a que des failles

Des brisures et des interdits

Que la pensée ne faille

Ou dans la perdue mélodie

Dans le noir rien ne défaille

Ce n’était pas un canyon

Mais le noir sérieux et profond

Pointa les oublis

Et dans la prière et la pitié se confondent

Les haines les larmes et la mélodie

Oiseau blanc au masque de cire noir

Grande histoire as-tu dans la cire

Piques-tu d’un humour sans faille

Sans faille est quand même le sourire

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Nuit

4 Avril 2016, 21:30pm

Publié par Samuel

La nuit avait la cape lourde

Avant cet instant des notes de désespoir fatigué

Ainsi les chants de la vie

Vivent comme un oisillon sous le cœur

A déclencher le ciel

A écouter doucement

Murmurer tous les petits espoirs indélébiles à la vie

Ce que l’on n’a pas touché

Effleuré

Pour que la vie comme un moineau

Reprenne essor dans le noir

Ô courage noir

Limbe claire de toutes les vies

Vient embrasser la nuit

Laisse ces cailloux qui n’y voient rien

Des mensonges sur la matière

Alors que tout murmure violement

Ou est le sourire éclair furieux !

Tout se réaménage sous le cœur

Pans terribles du temps remis en ordre

Ainsi chez toi on atteigna la notion de temps

Et d’harmonie noire

Où serait le mystère accompli

Le cœur réalimenté par la nuit doucement rose par en bas

Et noire par en haut

Ne gâche pas la vie en insultes

Elle te ferai l’aumône

Dans ton plus grand réapitoiement

Réappropriation de toi

Où serait la grande réparatrice

Dans ta main et ton sourire

Où sont celles à vénérer

Les grandes forces compassionnelles

Doubles purs d’Hécate

Déesses en vous-mêmes !

Ô ma pauvre fille que je laissais

Il y en avait trop j’étais drogué à cette soirée perdue

Puisse la vie et Dieu te garder en travers mes paroles

Au fond de la vie où rien ne s’éteins

Tu ressembles Mathilde à « où rien ne s’éteins »

Comme mon amour pour toi

Il y avait trop d’endroits je n’ai rien retrouvé

Mais tu me gardes

Ainsi que les autres

Ô amis !

Vous veillez sur nous

Et ô vie vieille amie

Avec cette expression si légère que vous me faîtes rire

Je pense à tous ceux qui méritent des miettes de pardon et d’attention

Pour toutes bonnes œuvres de vie humaine faites

Ô nuit rouge d’avril

Que vous redonnez fraîcheur er espoirs aux cœurs !

Courage donc !

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Vents d'Avril

2 Avril 2016, 23:54pm

Publié par Samuel

Le temps fut sec

On appareilla la nuit

Des bribes et des demi-mots

Plein d’anémie furent prononcés

Une vague bleue clair et grise emporta la tête

Des parpaings et des vents vinrent se rassoir

Au creux de l’anémie il y avait des bénédictions

Des bribes de souvenirs de visages

Un noir central engouffré

Repêche parmi l’humain

Il faudra peut-être se remettre à bouger dehors

Ô silhouettes de visages

Instants clairs d’une humanité si impalpable

Et pourtant où dormez vous

Je vous sens dans ma poitrine

Mélodie des calfeutrements

Culture qui vogue si doucement

Solitudes d’avril

Où pourtant tout est là

Traces d’humanité dans un livre

Je ne sais où placer mon regard maintenant

Dans mes espoirs

Au fond de la nuit

Où toutes les féminines littératures et vents

Les ombres juchées sur le bivouac culturel

Comme moi ressacent

Un pic de nuit si plein

Jours et nuits qui passent

Soyons le pèlerin au bâton noir

Qui bien que l’on parle bien que l’on vive

On est la machine à avaler et ressouffler du silence

Et des souvenirs

Ô nuit permanente légèrement rosée

Dans le globe du silence

Que de sphères libérées

Que de culture silencieuse qui bruit et grandit

L’âme sourit

Et bien pus que d’habitude

Repensons aux nôtres

Avec plus de force de tendresse que d’habitude

Vivants et passants du jour

Nous gardons l’amour et la nuit

Plus chantants dans l’espoir et de sons mélodieux si calfeutrés

Espace si chantant muse silencieuse qui souffle

Ô nuit

Où sont les fruits de lune qui émerveilleraient Diane

Chant puissant

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Éclats sombres et clairs

1 Avril 2016, 00:40am

Publié par Samuel

Ô la main de la mort

Troublante étreinte

Surgissante dans la nuit

De la culture ressuscitée

Viennent les ombres chaudes de la nuit

Dans un grand envol d’amour le plus pur

Donné à ceux et celles de portée d’esprit

Scintillements de la nuit

Voici Avril

Printemps assis par le noir

Où toutes les pièces de tombes murissent dehors

Voix de la culture

Où l’époque réapparait

Ô jeune siècle où tant de naïvetés s’écroulent

Ô désespoir

Vole dans les coins les plus sûrs

Les coins les plus ténus et certains

Retour aux formes

Le silencieux rouli du monde

Le silence vieillard de la terre

Ô vents si pleins jeunesse si innocente

L’époque revient aux yeux

Le cœur refleuri

Et dans le noir

Ô mort d’où viens-tu

Comme double sombre de la vie

Portant ses quêtes

Ses si jolis mystères

Immanence de la vie pleine

Conte à la forme de l’amour à conter

Beaucoup pour l’autre

Ô misères de la mémoire

Âme qui souffre dans l’estomac

Viens prendre ma prière

Mon amour et ceux par là-bas

L’amour est inextinguible

Un peu de mémoire

Pour les jolies éteintes dans la nuit

Ô anciennes déesses

Ô éléments de droiture

Contes à vous-mêmes

Le cœur vous le conterez

Ou le dîtes vous sans murmurer

Moi esprit d’hiver un peu rouge et violet

Comme le sang et la fleur qui irrigue toute l’âme

Le froid qui murmure si droitement

Ô sens naturel du monde

Il y a les déesses

Les femmes en peine

Et ceux qui chantent

Qui murmurent dans les coins

Ô résurrection de la nature humaine

Par la nature de la Terre

Ô mortes

Vos voix furent brisées

Je me sers du froid de la mort et du vent

Pour aimer et vous rendre justice

Malgré tous vos silences

Et ceux qui sont empreintes

Ont le cœur de donner

Et celles qui déesses en une nuit fine

Murmuraient de leurs yeux tragiques

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