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Au bord du gouffre de la Lune

Publié le par Samuel

Le soir a lacéré le cœur de ses griffes noires

Et l’ombre aux reflets blancs

Comme un cri transparent

Buvait les nuages cumulés de lumière dans l’aube

Ainsi ombre et aube aux yeux de nuit

Comme un corbeau issu d’un rêve

Sorti mouillé de terribles histoires nocturnes

Quand sommeillant

Frêle silhouette a la gorge obscurcie de plumes

Chantait une mélodie où l’eau buvait l’acier

Côte frêle de la tempête

Aux fleurs nostalgiques

O senteurs poudrées d’il y a longtemps

Accroches-tu tes mains d’ivoire et de verre

Au chant le plus unique dans le soleil et la nuit

Etoffes bleues charmes des blondeurs

Oeils fins et aiguisés au cheveux brunis

Oeils noirs et sol martyr des pas

Des pas  ô épines

Doucereuse ivresse de la douleur

Qui vient tomber comme des pétales de jonquilles

Main blanche des amitiés qui s’atteignent dans le silence

Cri de tes yeux où miroite la haine qui cache le regret

J’y vois un lac où la conque était dans le ciel

Flâneuse immobile au Destin triomphant

Flâne moins loin que le cœur

Gardera son élan

Promet et jure même si tu meurs

Que tu aimes même en maudissant

Et ainsi toutes les capes étaient de lin et de chair

Mélodie des vingt ans

Tempête par delà les nuages

Idée fraîche du cœur dans le vent

L’herbe l’air et le soir prochain

Amertume au creux des lèvres comme un rubis voyant

Idiotie de leurs contours programmés

Tableaux encadrés pour sécurité qui n’ont

Aucune des réalités ni la fraîcheur de la vie

Monotones ces pierres roulantes

Où poussent des beaux cimetières des contes avec le temps

Quand tout s’enfonce dans la terre

La lune qui court ô avec toi chaque jour

Frères et sœurs de lune marchez

Le cœur de fer et de mercure et d’alchimie ô tendres herbes saines

Morceaux de feuilles brûlées par la mort

Voici les voilures frêle esquif

Il y a des notes sur les voiles blanches

A y lire on déchiffrerait le ciel

Les grandes lagunes d’eau pure les magnifiques pierres

Ô notes musicales que fut et est ta musique ô culture

C’est le squelette noir et bronze et fer de l’être

Cette âme plus mûre et qui pas sur pas

N’ignore pas l’arrière foyer, les braises

A souffler doucement

Tempête du monde

Pour cela je te le jure mon dieu

On y pleurerait tant

Nonchalant esquif brûlé par la nuit

Il y a dans quelques vagues et quelques vents

Une nostalgie qui raconte encore

Les secrets éperdus des affects dits

Douce chair souffrante ici

Souvenirs et mots ô âme terrible pleurs terrible

Toute pluie marque une sainte froideur

Celle du vent et des pierres

Du temps que l’on accepte bien

Ô terrible oeil de misère

Mes mains se joignent à ta prière

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Vents tristes sonorités noires

Publié le par Samuel

 

Et je vous le dis mes amis

En ces siècles les marchands sont les grands rois

Et qui ne sert pas les marchands

Et qui n’est pas rétribué et sous la bénédiction

D’une morale marchande

Celui-là est méprisé

Enlevé de ses droits mis à la rue

Et on appelle cela la République cela est légal ici de ne rien avoir

Et celui qui marche avec les marchands

Non pas pour son cœur non pas parce qu’il soigne l’âme

Celui-là est dans de grandes tours

On vend la liberté

On la revend et celui ou celle

Qui possède ne riez pas celui qui possède beaucoup

Est acclamé… !

On est dans ces siècles peu à savoir que

La vie sans arts n’est rien

Et ceux-là profitent et jouissent

Et le crime n’est plus valorisé en ce sens

Qu’on ne parle pas aux criminels dans

Leur détention, si peu, si peu

Et quand ils ont compris alors peut-être

Alors ici tu n’es plus considéré

Et les viols d’enfants… !

Seuls les médecins et les sombres affaires de police

En connaissent le grand nombre et la tragédie

Et tu sais ici

L’argent n’est pas rétribution commune d’échanges

Mais moyen valorisant

Si tu n’en a plus tu meurs

Il est des hospices pour ceux là

Mais ici on a grand cœur

Sous le règne des marchands

Et l’on chante la peine au cœur

Quelques églises même les sœurs et frères miséreux

Viennent écouter les pleurs

Ici on n’est barbare

Que de la perversion

Du métal et de l’argent

Et la morale on l’achèterai en Amérique

Mais ils ne peuvent acheter le vent…

Ils achètent et vendent même la musique

Est denrée rare ici peu la connaissent

On connait le vent

Prend des harpies dans ta bouche

Fait murmures pâles avec tes mains

Et quand tu chantes quand tu dis

Sembles-tu les charmes du vent

En été ou en automne

Ô mélodie d’hiver

Tristesse belle comme tes yeux verts

Qui s’assombrissent dans le vent

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Pluie des amertumes mortes

Publié le par Samuel

 

Le navire jaune vif naviguait dans le ciel au début du crépuscule

Des oiseaux glacés tombaient des cieux

Sans un roucoulement

Il pleuvait du silence bleu-pâle

Cœur fait d’herbe de fougères et de boutons d’or

Tu ornes les reflets sans miroir

Qui se baladent dans le cimetière d’acier de la liberté

Où toutes les natures de vents qui ont la mémoire des étoiles

Doucement meurent dans la terre les yeux clos

On en fera des comptines

Ils avaient chacun un mot, un mot précieux

Pour elle c’était « il y a le dernier »

Pour lui « vent ou pierre qui restera »

Pour elle « mes enfants perdureront »

Pour lui « à ma mère pardonne moi de mourir »

Tous s’enfoncèrent avec un cœur d’herbe et de vent mouillé

Dans le noir cimetière d’acier de la liberté

Et furent recouvert par la terre humide

Qui parlait comme anciennement avec bienfaisance

Car enfin on la louait

L’oiseau-femme très petit qui voletait dans le noir

Se déplaça parmi les moineaux morts et glacés

Qui étaient comme des statues de plumes bleus pâles dans l’herbe

Vénérant le savoir du silence

La sirène de petite taille n’était pas affamée

Et digérait le chaos humain à chaque regard

Regardant la nuit dire ses sentences

Elle repensa à l’ancien éclat de lune d’une adolescente

Et demanda à ceux qui mouraient

« Etes-vous vent, cœur d’herbes et d’éclats, ou terre qui se repose ? »

Le vent et un murmure lui répondit.

Murmure, tu es bien accordé au vent et à la nuit

Moi sirène de Grèce j’ai faim du monde

Il est dans ma nature d’errer et de dire

La nuit revint sur elle-même et la lune apparut

Si le chaos est l’écrin de la beauté

Alors cadavre de sentiments, pare-toi du vêtement étrange

Et marche. Parle même avec du murmure.

Ils sont tous morts avec leurs derniers mots.

Quelqu’un veut-il

Pour moi et comme je peux parler

Parler et être le relais de la Parole ?

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Un conseil à Ai weiwei

Publié le par Samuel

Quand Ai Weiwei fut arrêté brutalement pour être interrogé, il aurait dû emporter un livre de Freud ou de Sartres dans sa poche.

Je pense que s'il l'avait brandit sous les yeux de ses géoliers (un livre !) cela les auraient fortement glacés et déplus. Un geste "outrecuidant" et "inqualifiable" selon le vocabulaire du Parti.

Pensez donc que ces gens qui se gavent de littérature économique sont fortement indisposés par l'intelligence et la critique de philosophes qui ont fait leur veine sur 400 ans d'histoire.

 

La chine a deux cents ans de retard sur la philosophie humaine, et les dirigeants veulent les abêtir en freinant leur évolution intellectuelle.

 

Doctrine chinoise (fausse, de mon fait): "Quand un éleveur est gras et faible, il a de la chance de ne garder que des moutons, bien gardés par un chien trés obéissant. Ainsi est sa loi, son pouvoir."

 

En France nos penseurs sont dans les bibliothèques et à la télévision, pas en prison.

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The future of the America

Publié le par Samuel

The future of the America

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Une blague !

Publié le par Samuel

Vous connaissez la différence entre un criminel riche et un criminel pauvre ?

En France, les deux criminels sont en prison, leur cas psychiatrique est lourd, considérés comme perversdominateurs, criminel de sang et sociopathe, ayant pour but "l'emprise obsessionnelle physique et psychologique".

En Chine, le criminel riche gère les lois, paye l'armée, a son parti et réfute les théories Freudiennes. Le criminel pauvre est jugé, grâce à son agressivité et son manque de moralité, ainsi que son ploiement devant la force physique et l'argent, comme un bras lourd du parti qui exercera ses basses œuvres. En somme en chine, être un criminel influent et puissant devant un parti criminel est jugé positif. Il est évident qu'en France, ce genre de personnalités seraient tenues pour excessivement dangereuses et auraient un passif remarqué dans les institutions républicaines de la France pour agression morale et physique. Des criminels.

En Amérique, le criminel riche s'il n'a pas trop commis d'impairs graves, quel que soit la lourdeur (selon un seuil) de ses petits crimes bénéficiera d'une caution contre sa libération. Ainsi aux états unis on en est au fait que, selon ses revenus, on peut acheter sa liberté et passer outre une décision de justice (chose illégale en France, l'argent et la justice entretiendraient des rapports illégaux= conclusion= les américains ont peur d'une justice sans équivoque et bercent le doux rêve adolescent que "avec ça" la loi ne peut rien contre moi. Et c'est parfois une réalité.)

Le criminel pauvre, lui, entre en prison et ne bénéficie pas de la liberté que lui offre l'argent, trés plébiscité et loué en Amérique.

Dans Star Wars et le "Silence des agneaux" de Thomas Harris, c'est " fait ta morale, envoie bouler le monde et fait au mieux, mais n'agresse pas les plus importants à tes yeux." Origine de cette morale ? = On ne peut rien contre un certain type de force et d'intelligence, car cette structure est inconnue et trés déterminée. De fait, l'institution illégitime face à cette force individualiste perd. Mais cette force semble avoir une morale.

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Flammes de glace

Publié le par Samuel

Flammes de glace

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