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Le mangeur de lumière d'outre-monde

Publié le par Samuel

Entre la haine cachée et le syndrome de la conscience

Entre la haine cachée et le syndrome de la conscience

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Rivières

Publié le par Samuel

Après quelques nuits où

Le sommeil manqué fut réparé

Comme on coule dans un nuage gris

Il est arrivé ce soir que la tôle froisse et crie

Que l’on demande ici ce que

Les fruits de l’amour n’ont plus de racines

Moi chair fine et visage avenant

Fruits de l’amour bleus et rouges

Ô douces mémoires

Tu manquais de quelques minutes silencieuses

Et même alors ce fut ici car chair tu ne

Voudrai ici pour l’instant de son toucher

Comme du métal froid et terrible sur la peau

Mais âmes !

C’est les fruits de l’amour et du présent

La mémoire synthétique la vie qui passe ô rivière

Dans ces tôles d’hôpital à amour duvet

Je ne touchai pas l’amie dont le toucher faisait peur

Je ne touchais pas la fille battue qui reposait ici

Confiance à présent à ma vue fruits de l’amour

C’est le cri qui demande bien duvet !

Facile à avoir ici même esprit

Que de refus pour nôtre douce fidélité

Mais noirceur et musique ici !

Quelle paix !

Douceur de la nuit gestes de ma fille affectifs sur moi cela

Me faisait peur elle avait été violentée moi père et

Ô les larmes pour son passé je la mets dans sa chambre au couvent

Là plus personne ne t’agressera il y a

Trois ans maintenant ô vingtaine et mathématiques tu

Réclame silence.

Mais avec ce sommeil étrange la tôle criait

Ma fiancée à cette heure est absente mais

Je réclame avant tout

Mémoire.

Et toi aussi, pas chair tout de suite

La chair la nôtre est pleine de vents

De rêves cassés.

Pas à accorder à tout le monde ! Eh !

Se reprendre recoudre le silence

Noter peu à peu

Reprendre sa chair

Réinvestir ce silence et la musique et les bruits

Musique mémoire la tôle criait

Et la chair faîte de poudre et de poussière

Car silence prend son temps

Raison est là.

Médite un peu reprend les oraisons

Car les fruits de l’amour sont là

Il faut s’en rappeler les digérer

Reprendre l’amour qui fut car ici c’est silence et âmes

Et cela est fatalement silence

A ce point c’est normal

Ô foin bottes de pierres cassées

Ta main donne grande alors

Dans le silence comprends

Vis cette large histoire et reprends-toi

Il s’est passé beaucoup de choses

Etoiles dans le silence

Main de la mémoire

Et douces rivières

 

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Luminaca

Publié le par Samuel

Une énigme brûlante aux cheveux blonds

Allemande pas Russe pas rousse aux cheveux blonds

Infiltre-toi là territoire de la vie

Il y a bien

Un filtre terrible lié au carrosse

Fracas

Ô terrible sueur des trames

Dans les nuits les broiements sans noms

Comme immolée la mémoire au calme

Cœur qui dit poudre

J’écrivais au fil des eaux

Et quand la vie la main tendue le regard assez

Assez de choses c’est dans le noir qu’on trouve un feu

Qui brûle assez

Lueurs éclatantes terribles aurores glaciales

Un labyrinthe sans porte et sans sortie

Pas une main et comme dit cela a la saveur de la vie

Mémoire n’est pas cela

Mais cette chose était de trop

La vie est faîte pour recevoir ô phosphorescence

Etranges eaux où le crime

Mais on y vendit la vie

On se reprenait quelque chose d’étrange

Canevas des labyrinthes transforme toi en Sphynx

Et tourne

Il y a les filets de rivière

La lune découpée par le noir

Tout de l’évidence

Au fin fond des asiles

On peut en sortir comme on y vient

Simplement si fin

C’était libre

Je crois

S’envoler la nuit

Par étrange temps

Pas en aigle il y fait tourments dans la nuit

Les pas de loups sont

Comme une main sur la vie

Comme un chant immuable

Il y a la surprise étrange les cailloux qui

Etaient présentés comme des lueurs

           Comme les miettes dans le grenier

Mais l’aurore filtrait par dehors

Cailloux suivaient la lumière

           Comme des rumeurs

Corps courbé gisant au sol

Vivant des ombres et du jour

L’inespoir et le vent

Immuable rivière

La poussière des tempètes qui rôdent

Cri seul dans un sommeil sans but

Ciel qui regarde

          Ô terreur

Sac de graines moineaux

Dame très étrange

Ô fille douce

Aimante part de l’âme

Coeur vautour

Aux douces anémies remarquées

Doux vent sirocco des brumes

L’humour est très changeant ô repaire

Bottes de foin émotion qui grandit

Couleur immense

Ici dans la terre même

Il se murmure toute vie

Immense couleur des ombres

Et la fileuse de vies et la jeune

Murmuratrice de sentiments

Cassant tous les fils de la mémoire pour en faire

Une bobine d’or et de bleu et de rouge

Par points par tracés

Une conque qui se souvient

Je voulais

Par delà cette histoire

Mourante et refrains

        Terrible nacre

La lune nous ressemble

La mémoire ne dévore pas

        Tant que cela

Les liens les fils la rivière

Cœur qui n’a jamais menti

Ô les morts changeantes

Basculement des pétales qui étais-tu

A la poursuite de la vie

Butant sur la mort

A quelques pas du cimetière

Il y a une quinzaine de boites dans ma mémoire

Toutes fermées ou laissant passer des vents

Qui crient et qui pleurent

Les mélodies quelle chose cette rougeur du visage

Cache-toi pour l’oubli

Pas sur le béton sacrifice des sentiments main

Fermée

Ô petit sort

De quelle sorte de nuit

Où se dirigent les mémoires

Rendus au seul

Il y a le vent

Il y a le cœur

Il y a l’amour

Morsures semblables

Et temps fini

Il se dévoile

Même dans la nuit

Calme des plaies

Mémoire et cœur

Marchent au vent

Même dans la nuit

              Les chats regardent souvent la lune

Tes yeux avaient changé de couleur

Tes yeux tatoués dans cette adolescence

Vert ou bleu diamant des torpeurs

Les chats sont fins coureurs de nuit

Courroux de jours sur les visions

Fins aux aguets tatoués de rousseur luit

Verts ou bleus on demandait un peu de couleur

Il y avait eu aussi les lentilles

Qui changeaient couleurs non-dites

Ton violet ou ton or factice

Les chats et les loups sont coureurs des rues

Multiples vents ô traversée des froideurs

Où la mort ne ment pas

Y glissant dans ses couleurs

Ô vie multiple zones ô mémoire

Le cœur n’était pas blasphémateur

J’y vois le calme entrevu la nuit

Ô doux courroux de la couleur

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Lysergia

Publié le par Samuel

L’anémie des roses de vent
Aux pétales de nostalgie
Pétales blancs comme la lune
Et aux défis des cœurs en vie

 

Parfois la ronce prend le pourtour
Qui aime donc l’odeur des loups
Et aux anciennes anémiées
J’ai le blasphème ô aimé courroux

 

Beauté plus humaine que le sang
Ronce comme âme et corps violé
Entend mes cris ma respiration
Avec mon âme je brise du blé

 

Comme un bruissement d’ailes
Un coup de bleu de ciel et de soleil
Une raison ô mot éternel
Il y a des ailes dans les larmes

 

Hirondelle des champs maudits
Prend le pourtour sans interdits
Car on n’est que dans un jour meilleur
Et la grâce ne venait pas d’ailleurs

 

Je prends la vie comme une respiration
Souffle donc et renifle ici
J’ai vu les chants de Maldoror
Je vois que tout peut dire « merci »

 

Il y a les espoirs dans la plaine
Un fou qui tombe très bas
Criminel de la chair
Je ne le suis pas je ne le suis pas

 

Il y a ton âme au fond du jour
Il y a mon âme au cœur de lune
Au cœur de lune et de nuit

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Les aspects de la peur

Publié le par Samuel

 

La peur est un chaos. C’est totalement étranger. La peur est une sorte d’effroi. Effrayé. Je fraye avec le chaos. Mais si on fraye avec le chaos, on connaît toutes les deux natures, la nature de celui qui fraye et la nature du chaos. Sans peur, c’est une connaissance. Avec peur, c’est une ignorance. La peur est donc une limite nécessaire au processus de la connaissance. Mais c’est un pur rapport d’appréhension, pas de confrontation à la notion de danger. Il y a une morale réelle de la peur. C’est vrai. Nous parlons d’une peur qui est étrangère au vrai danger physique. C’est le ressenti frontal. Il semble que nous ayons posé les bases d’autre chose. Une découverte de ce qu’est en réalité la notion de peur et ainsi une vraie et bonne assurance. Un autre rapport à la réalité. Plus sûr, sans dommages réels. Une connaissance. Philosopher pour dompter la peur et connaître le creux où git l’émotion. C’est supposer le Monde Humain. En espace ou en pays non barbare, il n’y a pas de problème avec ce danger. Cette peur que recèle le grand monde, où l’humanité est autre. Un monde qui semble barbare mais qui en réalité ne l’est pas. Ce n’est pas concéder à la vrai morale quelque chose de l’immondice, mais c’est passer à une tolérance, qui fraye, avec l’étrange monde humain. Mais qui n’est pas véritablement barbare, c’est-à-dire ignorant et sans culture, ni même morale.

Car si le danger est reconnu, connu, il ne nous agressera pas, même dans un espace naturel ou domestiquement animal. Qui sait. Je ne dompte pas les lions, je les évite. Mais l’herbe, au loin est sûre. Car le lion symbole de la pure peur barbare et animale, ne nous atteindra pas. Car nous sommes en sécurité et nous le savons. Eviter le lion, la lionne, et les hyènes, c’est sentir, et autrement, comprendre, vraiment comprendre le lieu de non-agression, là où le lion est dépassé. Si c’est réel cela perdure.

L’étranger attaque. Le connu discute. C’est son langage. Observer sans danger. Sans peur. Connaître la nécessaire limite de la peur et la comprendre.

Connaître, c’est avant tout comprendre ce qui git dans la peur. Est-ce le cœur de quelque chose ? Mais là encore, c’est un cœur froid, dangereux, qui se laisse juste observer. Nous-mêmes ? Ainsi, puisque si je connais, je peux être avec. Et avec la peur, il y a un double « je ». Dans la connaissance de ce qui git là où est la peur. Une émotion qui rassemble, sépare, et fait comprendre. C’est une sorte de vision humaine à soi-même, donc une transmission. Là on a une vision à transmettre. Quelle vision ?

La compréhension incarne l’être. Le double « je ». Le soi qui connait le « cela qui fait peur », qui n’est plus le « je » qui a peur. Un autre « je ». Et un triple résultat aux dés, le troisième « je », si l’humain est incarné à l’opposé. Car c’est reconnu et compris. Reconnu et compris, ça n’attaque pas. Ainsi est la peur, aussi. Reconnue et comprise, elle n’attaque pas. Elle invite dans une plus grande vision de la vie et du Monde et de soi. En ce cas l’émotion, la sensation renvoie à la sensation, ainsi cette vision, cette émotion. La suite de la peur, c’est la sécurité, l’intelligence, la connaissance.

Qui n’a pas peur ne sait pas ce qu’il y a derrière. La peur sans danger, c’est le passage à l’autre monde, à l’autre « je » plus humain (ou autre « cela » humain) à nôtre opposé, qui ne fait plus peur, et nous, accordés, à un autre « je » personnel qui a dépassé la peur, cette peur, et qui l’a vécue. L’ancien soi, l’ancien monde, l’ancien autre, est entouré de chaos. Trés réel ce chaos qui fut anciennement peur. Dépasser la notion de la vraie peur, c’est vivre dans le Monde, et réaliser Tout le Monde, mais aussi le Monde dans sa totalité, ainsi observé, ou humainement vécu. A chaque palier sa logique, et ce n’est que dans le danger réel pour soi ou dans la souffrance d’autrui, très réelle, que nous périssons réellement. Autrement, on ne peut pas dire que ce n’est pas humain. On peut comprendre cela.

Qu’avons-nous à connaître ? Sans danger, nous observons. Le danger est fatal. L’homme ne s’est pas désinscrit de ses vrais crimes. Mais cela est rare. Qui est rare ?

Peur deviendra compassion. Compréhension, vie. La vie vient de la peur et du chaos. Mais c’est dire qu’autant une fleur pousse et qu’elle n’aurait jamais connu la nature de la terre.

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