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Art poética blog

Carmen

12 Mai 2010, 13:39pm

Publié par samuel.madesclaire.over-blog.com

A tes matins de jeunes liaisons aventurées

Celles dont l’entrain naturel foule l’inconnu

Tes matins comme des sentiers à caresser

Au-delà du sourire de ma traversée à peine éclose

Je caresse la terre pour m’assurer d’y être bien accroché

Et touche l’espoir sous le fouet du vent

Alors l’herbe se revêt de sa dernière espérance

Les cristaux de la verdeur brillent dans le ciel tandis que le vert se courbe

Je respire et j’en ai peur

J’y pense et puis j’oublie

 

Un rire enfantin dans le vide de l’être

Fait écho au rire argentin de la nature naissante

Echos de rires cristallins mal orchestrés

La lune est rousse à des mille de la pensée

Le renouveau tremble et se détache de la branche

La cloche du regain résonne au cœur de l’ombre

Ombre des tilleuls ombres des limbes ombres des songes

La nuit apprivoisée au loin passe sans laisser de traces

Je respire et j’en ai peur

J’y pense et puis j’oublie

 

Deux pôles aimantés se disputent des bourgeons

Je viens d’une planète fleurie voyez vous

Une étendue noire griotte pour chevelure et prunelles

Brûle d’une infime lueur la flamme blanche et fuyante du désir

Tout y reflète la fin d’un poème emprunté à l’automne

Un blanc manteau d’hermine sur les toits

Les marrons chauds et les feux de cheminée

Le salon est jonché de feuilles qui reposent en paix

Je respire et j’en ai peur

J’y pense et puis j’oublie

 

La vertu s’apprête se pomponne peine à garder une trouvaille sur ses épaules

Se découvrant dans le miroir à faire la moue

Les souhaits prennent leur envol avant que le soleil ne tire sa révérence

La force d’âme du printemps a mis enceinte la fragilité de l’aube

A chacun son odyssée au carrefour de milles trajectoires

Sur l’autoroute de l’infortune poussent des lignes de vie tels des rameaux

La paume conductrice s’absorbe tout contre l’écorce

La vitalité souffle à pleins poumons sur mes cendres

Je respire et j’en ai peur

J’y pense et puis j’oublie

 

L’appétit de merveilles éclaire un premier cri

Les genoux dans le bac à sable sous la frondaison de la tutelle

Un caprice lascif est soudain pris de vertiges

Et un vieillard disparait dans le jour revenu

 

 

 Thomas Leroy, 2005

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