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Articles avec #poesies tag

Symphonies lunaires

Publié le par Samuel

Ô vent terrible

Que vienne dire réellement les chats

Lune de conte tu serti

Les ombres et encore par delà

Au fond des globes et des brises de courroux

Coulait la nuit le ciel et une belle forme d’onde

A l’esprit comme un beau cri venait une feuille vers le cœur

Et comme une coupe vidée chaque jour

On vidait doucement sa douleur

Comme des serpents apprivoisés dans les bras

Comme un conte aux mille épines dont on découvrait le charme

Ô lac étrange vers les pierres tu combats

Et la boule de linge ô humidité

Comme cent gouttes comptées une à une

Si une goutte ô sucre tu devineras

Ce que sourire du cœur et ciel beau comme un éclat

Compte l’épaule à gauche, compte l’épaule à droite

Compte à la côte gauche, rejoint tes mains et pointe vers le milieu

Vers le cou et l’esprit, chante encore des sorts…

Pourquoi ne pas trouver la lune blanche au fond de sa gorge

Et comme quatre feuilles de ciel avaler la nuée noire

J’irai chanter vers le tronc et la cime des arbres

Ô éternel nœud renfermé dans le cœur

Ô nuage prolongé d’or, visons d’argent, humeur de rubis bleu

A quelques pitiés se révèle un monde

Une plume, étrange misère d’amertume

A raconter encore un conte, et quelques légendes

Comme on disait tu fus le Diable

Et moi un moineau

Que valait un lac

Destin et sac de peau

Que valait un cœur vide cousu

Car la couture et la matière fut belle

Beau et belle ici advenu

Ô mémoire de la chair ritournelle

Comme une cavalcade une symphonie de rires

J’ai vu quelqu’un vraiment s’en faire dans la pureté

Ô rareté

Quand une misère s’écroule

As-tu vu le soleil chuter

Et l’inconnue lune de cette saison monter

Tout est affaire de refrain

Rejoue moi cette chanson basse

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Nude

Publié le par Samuel

Dragons de nuages pourpres

Qui suintent sur le sol

Comme des plantes terribles

Course ô course

Alors que quelque chose est préservé

Ô faiblesse de nuit étrange

Quand le pourpre et le rouge ne sont pas dangereux

Bruits étranges bruits étranges

Quand quelque chose de beau qui est en soi

Quand les miasmes ne font que faiblement

Rugir

Comme les bouts d’herbes coupantes

Dans la campagne ô mon ciel terrifiant

Compréhensive famille

Chair de la chair qui se soutient

Entre nous même quand

Quelque chose est loin

Comme la nuit

Poésie étrange

Nuit sur fausses étrangetés

Humaines compagnies des orages bleu sombre

Quand la nuit épaisse revient

Le jour fut un cri sans borne

 A rechercher de l’aide

Mais chercher

Chercher une chose de la pensée de l’âme

Réchauffer l’eau qui coule

Ô coulures étranges

Choses de la torpeur

Garder

Que viennent les forces

Celles qui gardent et qui font garder

Ce qui perdure

Cœur nautile

Comme le foyer est sûr

Chaude eau des yeux tu t’es enfuie

Viennent des temps plus sûrs

Là où la beauté est et sera gardée

Comme la brise de l’été parfumé

Ô mémoire

Que viennent faire les corbeaux et les chats du soir

Espoir connais-tu cela

J’ai vu quelque chose

Qui s’est gardé

C’était sans beaucoup de coups

Une mémoire un être

Sensible vent du cœur

Vient taire les bras et les jambes

Garde l’esprit

Et les paroles pour tout le monde

Je reviendrai pour ma fille

Et quand mon père sera épouvantail

Comme du foin non loin

Qui êtes vous

 Etranges contrées à vous-mêmes

Paisibilité ô coup dans le cœur

Venez faire de la vie la grande beauté

De toutes les larmes ô pardon

Dis-tu

On reviendra parler

Ô soirs étranges

Des contes des contes à inventer

Civilisation que dis-tu !

Mais c’est la parole des pauvres

Les poètes et les philosophes sont ascètes

Le début de quelque chose

Quelle idée

De raisonner près des odeurs de roses

 

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Noircissements et aéronef

Publié le par Samuel

Terre des pauvres

Landes aux voiles trouées

Où passe le vent

Fièvres de houx

Holà holà tu dis

Que ce qui se passe

Il y a les petits cyclones du tronc

Les nouveaux vents

Et la musique qui chante et pianote

Chacun ses landes ses voiles

Le terre-plein au soleil et au vent

Maladie du cœur

Maladie du cœur

Qu’est-ce que j’ai à te dire sur la nature de ton cœur

Pleure ici

Cœur fort

Pense à moi

Je t’aide

Oh aimes-tu

Plus fort que cela

A tous les vents tu aimes

Bien que cela soit

Comme le vent

Ô temps de la belle moisson

Le contrecoup bleu du cœur

 

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La légende du Sage

Publié le par Samuel

Quand le Bouffon fut en difficulté

J’ouvris les portes du temps par Esprit

Et parlai au philosophe

Plus tard assis sur une plage devant un feu

Je perfectionnai l’enseignement

Ô portes du Temps

La Disciple vint

Lui proposa un combat

Elle était des étoiles

Lui de la Terre

Et vint la Légende du Sage

Au dix-neuvième siècle

J’étais tellement ombré

Ô voix de loup des Séphiroths

Si tu consens ici

Passe donc par la Porte

Ainsi ils ne connaissaient pas cette Force

Et menti.

Mais ici sais-tu

Au fin fond des couloirs

La force devineras-tu

Ce qu’il y a de noir

Car tu as peur ici

Comprends.

Elle était avec moi

Quand éternité et éclairs

Mais ici

On m’appela autre

Moi Samuel

Sens l’ombre qui parle

Et apprend la marche

Marche

Ainsi, mort

J’étais allé en Strygie il y a neuf ans

Ô peuple du Monde Ancien

Gardé par Rome

En plein cœur de la France

Ô pauvre mendiante Strygienne

Demeurèrent les noms

Quand on demanda

Mais ainsi il fut et il est

Les recoins secrets

Ou la logique s’étend

Ô peuple de l’espoir

Tu ne connais pas les contes du vingt et unième siècle

Je te semble ici obscur

Car ignorée est ta culture

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Résurgences

Publié le par Samuel

Le jour enferme tous les pas

Tréfonds comme du vent

Coutures et notes qui passent

J’ai demandé la tendresse

Comme une muse de porcelaine

Où serait planté un cœur de chair

Dans sa bulle de verre à neige froide

Que demander ô chemin

Ô triade de notes bleues cristallines

A chercher l’aura que donnent soleil et nuit

Mais dans le cœur git la terre vive

On prend les paroles les univers et va donc remémorer

Mais où était l’ancre le bateau d’herbe verte

Car nos pieds sont en verre

Si proches de la statue

Lyre qui chante

Et prend tout comme de la pluie sereine

Ainsi les chants de l’homme

Bercent et couronnent

Ainsi le pic est dans la douleur

Car le verre flotte, la terre coule

Ô innocence clair obscur des parfums

Je te dirai alors

Rêvant de refrains défunts

Que la vie a fini par nous tuer

A force d’humaines et étranges choses

Le seau de verre est plein

Les notes funestes ont coulé dans l’océan

Si si on était lointains et sans concernement

Car le vent humain transformé en grêle

Nous appelait loin des rencontres

Et ainsi cela chante

Mais les mélodies des perspectives

Comme voir le cœur d’un fruit et les racines de l’arbre

Nous touchent comme des petites plumes

Nous les étranges mammifères

Car on fond les noirceurs parlent plus vrai-

Car au fond les chants clairs ont les secrets tristes

Douce compassion doux vent de l’humain

Compréhension de la symphonie

Mais maintenant qu’un certain été de l’âme est revenu

Je cherche encore la grêle

Les sentiments lacérés de vin rosé

L’arbre noir au cœur des tombes du jour

Inventer

Un peu de plus que cela

Mais mécanique

Ô pantins que nous sommes

Tracer les destins

Coutumes et paroles

Ô jours d’Hécate

Comme le veut le temps qui passe

On ne réinventera pas de telles personnes

Mais cependant

C’est parce que ça tinte que ça chante que ça bénit

Je cherche la cloche qui tinte

L’invention de la vie parmi les bénédictions

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Cloches d'ombres

Publié le par Samuel

La trace de tes sanglots terribles

Est la grande ligne humaine dans la nuit

La trace de tous les cratères dans ta nuit

Est le poisson multicolore dans la blanche aurore

La rivière violette joue tout son conte ici

Et quand la trace est sombre

Il y a ces notes étranges

Qui sont les vies humaines accrochées

Comme de la viande par la bouche

Qui murmurerait si loin maintenant

Ô cyclones !

Vous êtes les éclairs de lin et de fer dans la nuit

Tous les poisons toutes les douleurs ô belle couleur

Sur l’immaculé, nous en sommes si proches

Quand la jarre fendue par le liquide mercurien

Comme du rouge aux yeux que peut donc

Quand la moisson est forte

Que la nuit est le bijou qui se boit

Ô parfaite vasque d’ombres tachées de lumières

Que le chaos peut être une symphonie de douceurs

Comme l’eau de pluie

Eau de pluie eau de pluie

Que j’aime les bijoux et les accouchements des misères

Je vois se balader des ombres aux iris de comètes d’or

Ô que l’ombre et l’or se marient sur le chemin descendant

Tombes explorées

Que se cache t-il ici

Odeurs de poussières et de poudres

Parfois la misère s’ouvre

Et dit la nuit pour chacun qui l’explore

Oui pour chacun qui l’explore

Et la lumière se rencontrera dans une coupe

Des ombres se transforment en fumées de nacre

Et revont dire l’innocence

Quand la nuit et la lune sont touchées par ô pures ombres

Que de finesse ici et les destins à nouer

Que dire comme vies à tout reprendre

L’impossible était là

Que de frêles coupures parcourant l’histoire

A quelques marches il y a quelqu’un

Quand l’être se rejoint à lui-même et tend la main

Qui le voit ?

Ainsi il doit tracer lui-même son couplet

Sa symphonie et ses silences comme des puits

D’où ressortirait peut-être l’idée d’un rêve

Ô réalité que tu nous fais de contes

D’instants de solitude réclamée

Le temps est un lacet défié de nombres

Que nous prenons comme des cordes

Les trois cordes du temps

La nuit n’est pas interdite

Elle est le temps terrible qui s’emploie à tous les rêves

Tu n’as pas un beau souvenir continuel ?

Un beau morceau de vérité à raconter à renouer au temps

Vie qui s’inventait oblitérée par la Mort

Ô proches qui moururent

Il y a par delà les temps et les générations

Des lignées de jeunesse fraîche qui demandent

Qui répondent sourient et pleurent

Quel est proche

Quel est proche

Je sais les lointains cœurs fidèles

Ceux qui se battent par tous les temps

Congratulation pour cette victoire du courage

Atteignant le sommet où se pose la mésange

Au sommet du cœur ô âme étrange

Chante donc l’étrange, le symphonique bleu et ta mélodie

On entendra toujours tes chants par ici ou là

Je sens l’étrange qui revient et qui combat

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Brumes d'acier roses

Publié le par Samuel

Des ailes tranchées d’oiseau malade sur le visage

Une tache de nausée pointée comme une flaque sur l’âme

Ô comme les flocons de gentillesse volent au loin

J’y vois courir le désespoir l’amertume aux lèvres

Ainsi la couleur grise bleue est teintée de poussières

Qui disent que la gentillesse s’attrape ici

Que le mal est comme la nuit, une très belle unité

Qui se confond avec la lumière de quelques poudres d’émotions

Qui donc est capable ici d’un bon geste

Il manque le vrai moment

Comme un arrachement de laine aux bras

Des tracés noirs de silence

Qui gardent au fond couvés la bonne colère et la bonne joie

Prisme de la justice gardé par le silence murmure

Il te manque ici et je le sais quelques traces sombres

Et je sais qu’une sorte de destin s’annonce

Quand immolé par l’accident de sang et la tragédie fine de la chair

Nommée enfant qui dit au loin nous sommes si calmes

Mélodies affrétées comme des chaines à un bateau

Et le chaos commençait par une note étrange

Une vue de la nuit qui scintillait

La joie noire comme une bouche souriante et close

Ô belle colère vue juste de la compassion

J’y vois des scories qui mangent les mains tendues

Car main qui mendie est main tendue

Ainsi le veut la tendresse et la compassion

Et ce qui voulait dominer

Avec sa haine son envie et son mépris

Fut battu par une colère qui était son opposé

Lui pardonna et je vis la confusion

Comme une diatribe de mépris qui soutient le pantin dans son élan

Et veut dominer car c’est ses muscles qui parlent

Ainsi un singe lança une pierre

Et nous voyons un théâtre de zoo

Car ici c’est la lune qui chante

C’est la gloire du cœur qui peut enfin dire

Là le don est possible

La parole ne venant pas

Il fallut quatre douleurs pour commencer le chant

Et assurer la main

Car on chante bien étrangement ici

On dit bien pour celui qui choit

Et mains tendues

A dire si celui là est fou

Quant à la question

Comment voyez vous cela il dit

Je n’y suis pas

Il faudra parler trains voies ferrées et Sartre

Dire que c’est une étrange émotion l’être

Et quand les langues de fer ont assez

Usé de leurs muscles instinctifs

On parlera de la douce émotion de l’être

De la belle forme de cette pensée

Si elle est utile à quelqu’un

Ou à soi

Et on dira c’est beau mais très étrange

Vous irez loin avec cet espoir

Et les oiseaux diront pour ceux qui savent écouter leur langue

Et les chats regarderont et diront ensemble encore

Même que les chiens

Je prédis la fin du mépris

Et une compréhension générale

Ne tremblez pas hommes sauf si crimes il y a

Comprendre cela veut dire saisir toutes les profondeurs

Et rattraper un défaut

Ô grande et profonde histoire de la gentillesse et de la sanité

Ici l’on criait

Car cela faisait du sang aux bras

Et ceux qui criaient beaucoup

C’était aveuglement habitude de la boue

La gentillesse comme

La dernière et sans doute la première

Finalité de l’intelligence

Regardez cette négation du mot civilisation

Il y en a un autre

Barbarie

Ainsi ces lames et ces coups car avantage

Et volonté d’asservir

Fut adolescence.

Je vis une philosophie de l’âme plus claire et inventive ici

Quand on regardera ces mots ces actes moraux

Ces crimes humains

Ce sera comme si une mère mangeait vivant son enfant

Et la lune sera de couleur de mélodie et de symphonie

Pour celui qui ose dire « être et âme avec mon espoir,

Cela pour demain. Maintenant paix. Paix et colère

Pour demain. »

Je vis les fleurs blanches tourner une à une comme un cyclone

Dans les mains d’un Destin qui était forces accomplies

Qui avaient muries dans l’ombre

Comme sous la terre

Que faire de la forêt de chênes en devenir ?

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Les mouvements de la licorne

Publié le par Samuel

L’hermine noire est passée dans l’esprit

Craque la petite conque blanche coquillage sous les dents

Où que tu sois le vent souffle comme une prière et une bordée de flûtes

Oiseaux tachetés de rouge

Donnons-leur des rêves

Plus loin celui d’être humain

Goût de pierre crois tu

Que l’on dorme au chaud si proche

C’est si confus quand je comprends cela

L’émoi noir

La botte de baguettes de paille

Vois le silence comme une symphonie douce

Il n’y a que mort aimée qui fut si sombre

Aimer

J’y vois ce que tu sais

Ainsi tu sais la poudre et la poussière

Mais repense au silence

Ainsi ici tu connaissais le Bien et le Mal

Les plaines et le chant du ciel bleu

Le chant de la nuit noire

Les clic et clic, et clic et clic c’est donc aimer

Recherche les bruits qui ont parcouru l’antiquité

Ô histoire

A chaque oraison d’un Destin tout flambe comme des torches

D’un nouveau venu chez les dieux

Ou oracle ou demi-dieu

Ou prophète des savoirs de son âme

Vue de nouveautés

Comme des grains de ruisseau

Tréfond de la haine ô néant

Tu étais enfant perdu

Quels ont été les crimes

La chanson comme une rivière qui coule

Comme souffle le vent

Le temps met ses falaises

Où par un anneau je fus jeté dans les pouvoirs

Et récolta du silence

Falaises du silence dans la vie

Car maintenant c’est un quotidien

Une étude de plus en plus fine

Je voulu être eau

Et donc à moi destin de ruisseau

Là où se transformera en fleuve

De par les falaises du temps

J’eu décidé alors

De compter les souffles

De marcher sur les bordures de pierres

Et que fut cela le quotidien des autres, mes contemporains

Ignorant chaque nature de la vie

Se repaissant de mensonges qui disaient

Haro au rêve

Ils n’en eurent

Aucune réalité

Tout à mon contraire

Quand humiliant de rage un chien en pleine rue

Celui ci m’insulta en français, les badauds se turent

J’avisais un chat que je vouvoyais qui me répondit

Et fut sur le point de me conduire au conseil des chats

Qui se trouvait près du cimetière

J’eu peur de l’heure qui couchait l’obscurité

La rencontre avec la licorne noire sauvage que je redoutais

Au vieil homme habitué au monde cela lui arrivai d’y aller

Il y a neuf ans je renonçais.

L’homme nie le réel car son espoir est mort pour lui

Et prêche la mort

Car je sais

Et il en est ainsi du monde que les contes

Quels qu’ils soient

Se repaissent de contes

Qui font grandes symphonies à la vie

Et cela sent l’odeur de l’or et de la poudre de bois d’automne

Ainsi est l’espoir et la lumière

Ils se nourrissent d’ombres

Pour prendre la vie à plein esprit

Et à pleine main

Mon silence moi le ruisseau aux amis morts

Est celui du chant

On n’attaque pas le chant

Alors il devient murmures

Sortilèges retrouvés

Et sa colère est comme le matin

Sa gloire comme le midi

Et sa raison comme l’air du soir

Patient et humain

Ainsi sont les eaux et les vents

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La reine des vampires

Publié le par Samuel

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Pétale du fer de tempête

Publié le par Samuel

Lames et mouchoirs de tempêtes

Comme un refrain sous l’air noir

Les couleurs du corps s’attachent

Aux épingles du sol

Quitte à être cassé comme de la porcelaine

Les barques aux ailes rouges chantent leur chemin

Parties de la bouche et des yeux jusqu’au-delà

Carillon en harmonie avec le cœur

Ô les petites mers de soie et de laines écarlates

Quitte à aimer toutes cassures

Voici une autre chanson silencieuse

Où tambourine le sang et ses notes incertaines

Incertaines comme l’horizon

Qui s’irise des présences silencieuses

Comme parfois des crucifixions

Voilà que s’ouvre les yeux aux bras noirs

La garde humaine des affections

J’attends toutes les notes

Bois qui aime le naufrage

Pourquoi pas saborder le capitaine

Dans une coupe de champagne

La garnison et le chef-lieu diront

Qu’ils ont de bonnes oreilles de bons yeux

Et si oui cela oui cela fait un bon cœur

Ô grand tombeau bleu du silence pâle

La vision toutes visions même les chants à honorer

Humains sentiments ô comme la colère et le dédain

Poutres humaines qui cachent la tendresse endormie

Colère du soir bruine éternelle aux hivers

Silence comme tous les traits d’union

D’union entre le cœur et le temps

Comme contempler le somptueux et violent mélange de

Toutes les atmosphères présentes

Ô Reliques nouvelles du langage

Cerise fraîche à la vision

Et on se demande par ce temps

Mais quitte à bien pêcher le sentiment et les gestes

Comme ceux de l’âme et du cœur

Cela va comme les saisons

L’inaudible se capture

Muscles bleus outremer de la main

Et la langue du vent avant cela langue des pierres

Comme s’insinuer dans les notes d’un cyclone

Et encore trouver le silence rassurant comme le cœur

Pierre des iridescences ardentes

Cyclones au cœur de la statue

Et chant des lumières

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Moisson du coeur

Publié le par Samuel

Les couleurs de l’écharpe de nuit

Enveloppaient les chairs et l’esprit

Muse et colibri du chaos

Va tenir ton vol et ton chant près de la fenêtre

Les cristaux de brise s’enlacent au silence

Au tapis de pâquerettes lancé si près du cœur

Dans l’horizon naviguent des bateaux noirs

A la coque transparente

Pour mieux y tenir les rêves

Sème sème dans le cœur

La nostalgie et l’amertume en sont les couleurs

Ô affections pour les gros bleus du cœur

Les déserts de sentiments

La marche rude et douce au soleil et au crépuscule

Je voudrai voir un phoenix blanc

Qui dirai cela est possible pour ce sentiment-ci

Tressé au gré du ciel

Quand le silence joue du piano

Ô élixir du cœur élixir de la raison

Quand s’abattent les moineaux de pierre sur le front

Accroché à leurs pattes les graines du ciel

Elixir de cœur bleu de la douleur

Qui sème le parterre au doux son de la flûte

L’apparat de la raison comme saisie par des griffes

Tendre pulpe des doigts qui dit « fragile présence humaine »

Noté comme cela un temple au mensonge de la dégradation

Effacé par des chants qui disent la fragilité

Morale terrible comme une zone de peste sur la conscience

Car « douleur », « foi », « cœur », « raison » et « affectivité »

Etaient de même harmonie

Cachées là sous la honte et la peur

La loi du fouet humain des cris barbares

Ô cris barbares dans le ciel et le cœur

Ô fragilité

Morale elle même de la vie

Car on danse comme des tziganes sous la lune

Ô culture

Pincée barbare fragilité cœur et raison

De quoi filer toute une vie avec ses mains

Penses-tu donc, donc il y a tes mains

Qui donnent toujours même en secret

Prie pour tes mains ta tendresse qui gonfle avec l’amertume

Et tu ne veux pas en faire ton théâtre quotidien

Lune rouge barbare de la violence

Il ya tes sourires et tes yeux de faïence et de marbre

Cape d’airain pour tout maintenant

J’aimerai y voir un visage

Et tout ce qu’il y a de la sincérité

Tout ce pour quoi au fond tu vis

Viens force par ici

Repends la goulée fraîche du temps

Avec cœur et raison ouvre les bras

Ô la falaise des réflexions

Philosophie je pense à un vrai sens

Un sens qui dit avenir, mains et dons possibles ici

Carafe de larmes ruminant de par le cœur

Je sais que parfois au loin tu prie

Fait que loin et proche

Au cœur de la vie

Rejoignent leur équilibre du présent

Et quand la nuit ou le matin se montre

J’aimerai que tu entendes la cloche de fer et d’argent

Au son profond

Qui résonne de partout

Et tes mains

Même au courroux

Ô couleur de générosités

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Rivières

Publié le par Samuel

Après quelques nuits où

Le sommeil manqué fut réparé

Comme on coule dans un nuage gris

Il est arrivé ce soir que la tôle froisse et crie

Que l’on demande ici ce que

Les fruits de l’amour n’ont plus de racines

Moi chair fine et visage avenant

Fruits de l’amour bleus et rouges

Ô douces mémoires

Tu manquais de quelques minutes silencieuses

Et même alors ce fut ici car chair tu ne

Voudrai ici pour l’instant de son toucher

Comme du métal froid et terrible sur la peau

Mais âmes !

C’est les fruits de l’amour et du présent

La mémoire synthétique la vie qui passe ô rivière

Dans ces tôles d’hôpital à amour duvet

Je ne touchai pas l’amie dont le toucher faisait peur

Je ne touchais pas la fille battue qui reposait ici

Confiance à présent à ma vue fruits de l’amour

C’est le cri qui demande bien duvet !

Facile à avoir ici même esprit

Que de refus pour nôtre douce fidélité

Mais noirceur et musique ici !

Quelle paix !

Douceur de la nuit gestes de ma fille affectifs sur moi cela

Me faisait peur elle avait été violentée moi père et

Ô les larmes pour son passé je la mets dans sa chambre au couvent

Là plus personne ne t’agressera il y a

Trois ans maintenant ô vingtaine et mathématiques tu

Réclame silence.

Mais avec ce sommeil étrange la tôle criait

Ma fiancée à cette heure est absente mais

Je réclame avant tout

Mémoire.

Et toi aussi, pas chair tout de suite

La chair la nôtre est pleine de vents

De rêves cassés.

Pas à accorder à tout le monde ! Eh !

Se reprendre recoudre le silence

Noter peu à peu

Reprendre sa chair

Réinvestir ce silence et la musique et les bruits

Musique mémoire la tôle criait

Et la chair faîte de poudre et de poussière

Car silence prend son temps

Raison est là.

Médite un peu reprend les oraisons

Car les fruits de l’amour sont là

Il faut s’en rappeler les digérer

Reprendre l’amour qui fut car ici c’est silence et âmes

Et cela est fatalement silence

A ce point c’est normal

Ô foin bottes de pierres cassées

Ta main donne grande alors

Dans le silence comprends

Vis cette large histoire et reprends-toi

Il s’est passé beaucoup de choses

Etoiles dans le silence

Main de la mémoire

Et douces rivières

 

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Luminaca

Publié le par Samuel

Une énigme brûlante aux cheveux blonds

Allemande pas Russe pas rousse aux cheveux blonds

Infiltre-toi là territoire de la vie

Il y a bien

Un filtre terrible lié au carrosse

Fracas

Ô terrible sueur des trames

Dans les nuits les broiements sans noms

Comme immolée la mémoire au calme

Cœur qui dit poudre

J’écrivais au fil des eaux

Et quand la vie la main tendue le regard assez

Assez de choses c’est dans le noir qu’on trouve un feu

Qui brûle assez

Lueurs éclatantes terribles aurores glaciales

Un labyrinthe sans porte et sans sortie

Pas une main et comme dit cela a la saveur de la vie

Mémoire n’est pas cela

Mais cette chose était de trop

La vie est faîte pour recevoir ô phosphorescence

Etranges eaux où le crime

Mais on y vendit la vie

On se reprenait quelque chose d’étrange

Canevas des labyrinthes transforme toi en Sphynx

Et tourne

Il y a les filets de rivière

La lune découpée par le noir

Tout de l’évidence

Au fin fond des asiles

On peut en sortir comme on y vient

Simplement si fin

C’était libre

Je crois

S’envoler la nuit

Par étrange temps

Pas en aigle il y fait tourments dans la nuit

Les pas de loups sont

Comme une main sur la vie

Comme un chant immuable

Il y a la surprise étrange les cailloux qui

Etaient présentés comme des lueurs

           Comme les miettes dans le grenier

Mais l’aurore filtrait par dehors

Cailloux suivaient la lumière

           Comme des rumeurs

Corps courbé gisant au sol

Vivant des ombres et du jour

L’inespoir et le vent

Immuable rivière

La poussière des tempètes qui rôdent

Cri seul dans un sommeil sans but

Ciel qui regarde

          Ô terreur

Sac de graines moineaux

Dame très étrange

Ô fille douce

Aimante part de l’âme

Coeur vautour

Aux douces anémies remarquées

Doux vent sirocco des brumes

L’humour est très changeant ô repaire

Bottes de foin émotion qui grandit

Couleur immense

Ici dans la terre même

Il se murmure toute vie

Immense couleur des ombres

Et la fileuse de vies et la jeune

Murmuratrice de sentiments

Cassant tous les fils de la mémoire pour en faire

Une bobine d’or et de bleu et de rouge

Par points par tracés

Une conque qui se souvient

Je voulais

Par delà cette histoire

Mourante et refrains

        Terrible nacre

La lune nous ressemble

La mémoire ne dévore pas

        Tant que cela

Les liens les fils la rivière

Cœur qui n’a jamais menti

Ô les morts changeantes

Basculement des pétales qui étais-tu

A la poursuite de la vie

Butant sur la mort

A quelques pas du cimetière

Il y a une quinzaine de boites dans ma mémoire

Toutes fermées ou laissant passer des vents

Qui crient et qui pleurent

Les mélodies quelle chose cette rougeur du visage

Cache-toi pour l’oubli

Pas sur le béton sacrifice des sentiments main

Fermée

Ô petit sort

De quelle sorte de nuit

Où se dirigent les mémoires

Rendus au seul

Il y a le vent

Il y a le cœur

Il y a l’amour

Morsures semblables

Et temps fini

Il se dévoile

Même dans la nuit

Calme des plaies

Mémoire et cœur

Marchent au vent

Même dans la nuit

              Les chats regardent souvent la lune

Tes yeux avaient changé de couleur

Tes yeux tatoués dans cette adolescence

Vert ou bleu diamant des torpeurs

Les chats sont fins coureurs de nuit

Courroux de jours sur les visions

Fins aux aguets tatoués de rousseur luit

Verts ou bleus on demandait un peu de couleur

Il y avait eu aussi les lentilles

Qui changeaient couleurs non-dites

Ton violet ou ton or factice

Les chats et les loups sont coureurs des rues

Multiples vents ô traversée des froideurs

Où la mort ne ment pas

Y glissant dans ses couleurs

Ô vie multiple zones ô mémoire

Le cœur n’était pas blasphémateur

J’y vois le calme entrevu la nuit

Ô doux courroux de la couleur

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Lysergia

Publié le par Samuel

L’anémie des roses de vent
Aux pétales de nostalgie
Pétales blancs comme la lune
Et aux défis des cœurs en vie

 

Parfois la ronce prend le pourtour
Qui aime donc l’odeur des loups
Et aux anciennes anémiées
J’ai le blasphème ô aimé courroux

 

Beauté plus humaine que le sang
Ronce comme âme et corps violé
Entend mes cris ma respiration
Avec mon âme je brise du blé

 

Comme un bruissement d’ailes
Un coup de bleu de ciel et de soleil
Une raison ô mot éternel
Il y a des ailes dans les larmes

 

Hirondelle des champs maudits
Prend le pourtour sans interdits
Car on n’est que dans un jour meilleur
Et la grâce ne venait pas d’ailleurs

 

Je prends la vie comme une respiration
Souffle donc et renifle ici
J’ai vu les chants de Maldoror
Je vois que tout peut dire « merci »

 

Il y a les espoirs dans la plaine
Un fou qui tombe très bas
Criminel de la chair
Je ne le suis pas je ne le suis pas

 

Il y a ton âme au fond du jour
Il y a mon âme au cœur de lune
Au cœur de lune et de nuit

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Antonia 88

Publié le par Samuel

Quand un Dieu de l’Inde trouve son amour intouchable

Si supérieure aux Indiens

En Inde c’est caste de l’inverse car l’inverse tue

Déesse intouchable égale à moi en intelligence et en dons

Tu sais ils vinrent à l’Ile D’Yeu

Quand j’avais huit ans en 1988

Et elle était là Antonia

Ils nous violèrent dans la maison

Mais le mépris des porcs venant de moi

Ma haine si forte me fit m’enlever

Et je revins vers lui le couteau à la main

Leur foie fut bon pour nous

Dévorer un visage avec les dents

Aimer ce qu’on aime avec les yeux

Odeur de sang plus que partout

Fille ma fille Mathilde est vivante

Chair de ta chair est chose à toi intouchable

C’est connu de cette manière humaine je le sais

Ainsi je suis poète

Et il y a longtemps le meurtre et le cannibalisme partit de nous

Et nous rentrions

Amoureux Dieu et Reine

Violés mais sûrs

Pas samouraïs mais poètes

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Samouraïs

Publié le par Samuel

Il arrive que le serpent rentre dans l’antre du Dragon

Serpent peut-être samouraï

Curare et mauvaises herbes

Plantes vertes et violettes du temps

Je passerai par le jardin

Je vois le vent

Et en dessus de mon appartement après moi

Il criait sous le curare

A se défendre de ce qu’il avait fait

Et le contrat fut rempli

Trop innocent dans mon sommeil

Tu me veilles dans le mouroir

De mon lit ô mon sommeil

Samouraï qui vient chez moi

Entre louve je

Ne t’ai pas vue

Le sommeil était terrible

Ô mon innocence

Curare dans le lavabo

Ça pique partout dans l’appartement

J’ai peur grande samouraï

Tuer n’est pas un passe-temps

Pour les samouraïs

Poète de nôtre temps

Guette ton innocence

Je me remet bien par ce temps

Où les feuilles sont dorées

Et le soleil froid et argenté d’or

 

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Le sentier

Publié le par Samuel

Il fait noir et grise mine

Chapeau qui vole

Cape de froid où les lumières grimées en hirondelles

Chahutent les yeux d’éclats bleus

Le dé à coudre du cœur pour tous

 

Je me souviens du manteau de vie en flanelles sombres et grises

 

Tous ces herses qui amenaient ce qui n’est que bitume

Vent de plomb et mauvais regard

 

Le dé à coudre du cœur

 

              Où chercher cet abri

 

Loin des villes, près des pierres

Un en-soi où il fait chaud et où jouent les comptines

 

A tous les malheurs qui peut venir par ici

A chacun sa comptine muette

 

Mort de mort, vient la plume rouge

 

Globe de marbre bleuté par la mélancolie

Ô noire mémoire des falaises

 

J’y vois l’isolement

Oh que l’air dit vrai par ici…

 

Que l’horizon peut se déployer blanc

Une touche de bleu toucheras-tu l’autre

Comme si nous

N’étions pas fait que de justifications

 

Oh humeur poudre de blizzard

Il fait ici un peu tard

 

A quelques courbes de belles discussions

Plume de mort ici pleut la pamoison

 

En dedans c’est un ciel de rubis rouge

Le goéland immaculé navigue dans le noir

Doux contrastes nous les retrouvons partout ici

 

C’est fini la pluie de fer

C’est fini ô belle âme

Plus que le cœur on aime tant le sésame

Ô graine aimée charme de graine

 

Sur les tournesols il y a des graines noires

Entre les fumées qui s’envolent le silence marche bas

Murmures on murmurerait pour parler

Ô escaliers de la vie

Marche par ici on boit la lumière

 

L’espoir capture-le dans ta main

Mange du sésame et sésames odes du cœur

Grillon qui chante car la rivière coule

 

Doucement entre pluie de braises et coton

Le temps est dans le cœur

Cœur préserve-toi j’y vois l’espoir

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Au bord du gouffre de la Lune

Publié le par Samuel

Le soir a lacéré le cœur de ses griffes noires

Et l’ombre aux reflets blancs

Comme un cri transparent

Buvait les nuages cumulés de lumière dans l’aube

Ainsi ombre et aube aux yeux de nuit

Comme un corbeau issu d’un rêve

Sorti mouillé de terribles histoires nocturnes

Quand sommeillant

Frêle silhouette a la gorge obscurcie de plumes

Chantait une mélodie où l’eau buvait l’acier

Côte frêle de la tempête

Aux fleurs nostalgiques

O senteurs poudrées d’il y a longtemps

Accroches-tu tes mains d’ivoire et de verre

Au chant le plus unique dans le soleil et la nuit

Etoffes bleues charmes des blondeurs

Oeils fins et aiguisés au cheveux brunis

Oeils noirs et sol martyr des pas

Des pas  ô épines

Doucereuse ivresse de la douleur

Qui vient tomber comme des pétales de jonquilles

Main blanche des amitiés qui s’atteignent dans le silence

Cri de tes yeux où miroite la haine qui cache le regret

J’y vois un lac où la conque était dans le ciel

Flâneuse immobile au Destin triomphant

Flâne moins loin que le cœur

Gardera son élan

Promet et jure même si tu meurs

Que tu aimes même en maudissant

Et ainsi toutes les capes étaient de lin et de chair

Mélodie des vingt ans

Tempête par delà les nuages

Idée fraîche du cœur dans le vent

L’herbe l’air et le soir prochain

Amertume au creux des lèvres comme un rubis voyant

Idiotie de leurs contours programmés

Tableaux encadrés pour sécurité qui n’ont

Aucune des réalités ni la fraîcheur de la vie

Monotones ces pierres roulantes

Où poussent des beaux cimetières des contes avec le temps

Quand tout s’enfonce dans la terre

La lune qui court ô avec toi chaque jour

Frères et sœurs de lune marchez

Le cœur de fer et de mercure et d’alchimie ô tendres herbes saines

Morceaux de feuilles brûlées par la mort

Voici les voilures frêle esquif

Il y a des notes sur les voiles blanches

A y lire on déchiffrerait le ciel

Les grandes lagunes d’eau pure les magnifiques pierres

Ô notes musicales que fut et est ta musique ô culture

C’est le squelette noir et bronze et fer de l’être

Cette âme plus mûre et qui pas sur pas

N’ignore pas l’arrière foyer, les braises

A souffler doucement

Tempête du monde

Pour cela je te le jure mon dieu

On y pleurerait tant

Nonchalant esquif brûlé par la nuit

Il y a dans quelques vagues et quelques vents

Une nostalgie qui raconte encore

Les secrets éperdus des affects dits

Douce chair souffrante ici

Souvenirs et mots ô âme terrible pleurs terrible

Toute pluie marque une sainte froideur

Celle du vent et des pierres

Du temps que l’on accepte bien

Ô terrible oeil de misère

Mes mains se joignent à ta prière

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Vents tristes sonorités noires

Publié le par Samuel

 

Et je vous le dis mes amis

En ces siècles les marchands sont les grands rois

Et qui ne sert pas les marchands

Et qui n’est pas rétribué et sous la bénédiction

D’une morale marchande

Celui-là est méprisé

Enlevé de ses droits mis à la rue

Et on appelle cela la République cela est légal ici de ne rien avoir

Et celui qui marche avec les marchands

Non pas pour son cœur non pas parce qu’il soigne l’âme

Celui-là est dans de grandes tours

On vend la liberté

On la revend et celui ou celle

Qui possède ne riez pas celui qui possède beaucoup

Est acclamé… !

On est dans ces siècles peu à savoir que

La vie sans arts n’est rien

Et ceux-là profitent et jouissent

Et le crime n’est plus valorisé en ce sens

Qu’on ne parle pas aux criminels dans

Leur détention, si peu, si peu

Et quand ils ont compris alors peut-être

Alors ici tu n’es plus considéré

Et les viols d’enfants… !

Seuls les médecins et les sombres affaires de police

En connaissent le grand nombre et la tragédie

Et tu sais ici

L’argent n’est pas rétribution commune d’échanges

Mais moyen valorisant

Si tu n’en a plus tu meurs

Il est des hospices pour ceux là

Mais ici on a grand cœur

Sous le règne des marchands

Et l’on chante la peine au cœur

Quelques églises même les sœurs et frères miséreux

Viennent écouter les pleurs

Ici on n’est barbare

Que de la perversion

Du métal et de l’argent

Et la morale on l’achèterai en Amérique

Mais ils ne peuvent acheter le vent…

Ils achètent et vendent même la musique

Est denrée rare ici peu la connaissent

On connait le vent

Prend des harpies dans ta bouche

Fait murmures pâles avec tes mains

Et quand tu chantes quand tu dis

Sembles-tu les charmes du vent

En été ou en automne

Ô mélodie d’hiver

Tristesse belle comme tes yeux verts

Qui s’assombrissent dans le vent

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Pluie des amertumes mortes

Publié le par Samuel

 

Le navire jaune vif naviguait dans le ciel au début du crépuscule

Des oiseaux glacés tombaient des cieux

Sans un roucoulement

Il pleuvait du silence bleu-pâle

Cœur fait d’herbe de fougères et de boutons d’or

Tu ornes les reflets sans miroir

Qui se baladent dans le cimetière d’acier de la liberté

Où toutes les natures de vents qui ont la mémoire des étoiles

Doucement meurent dans la terre les yeux clos

On en fera des comptines

Ils avaient chacun un mot, un mot précieux

Pour elle c’était « il y a le dernier »

Pour lui « vent ou pierre qui restera »

Pour elle « mes enfants perdureront »

Pour lui « à ma mère pardonne moi de mourir »

Tous s’enfoncèrent avec un cœur d’herbe et de vent mouillé

Dans le noir cimetière d’acier de la liberté

Et furent recouvert par la terre humide

Qui parlait comme anciennement avec bienfaisance

Car enfin on la louait

L’oiseau-femme très petit qui voletait dans le noir

Se déplaça parmi les moineaux morts et glacés

Qui étaient comme des statues de plumes bleus pâles dans l’herbe

Vénérant le savoir du silence

La sirène de petite taille n’était pas affamée

Et digérait le chaos humain à chaque regard

Regardant la nuit dire ses sentences

Elle repensa à l’ancien éclat de lune d’une adolescente

Et demanda à ceux qui mouraient

« Etes-vous vent, cœur d’herbes et d’éclats, ou terre qui se repose ? »

Le vent et un murmure lui répondit.

Murmure, tu es bien accordé au vent et à la nuit

Moi sirène de Grèce j’ai faim du monde

Il est dans ma nature d’errer et de dire

La nuit revint sur elle-même et la lune apparut

Si le chaos est l’écrin de la beauté

Alors cadavre de sentiments, pare-toi du vêtement étrange

Et marche. Parle même avec du murmure.

Ils sont tous morts avec leurs derniers mots.

Quelqu’un veut-il

Pour moi et comme je peux parler

Parler et être le relais de la Parole ?

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Vent mélodique

Publié le par Samuel

Les anges mécaniques ruminent

Il y a dans les roses le parfum sans nom de la douceur

Veux-tu passer dans la plâtreuse gentillesse

Ô cœur de la plus grande tour

Qui illumine tous les parvis et les esplanades dorées

Cœur amour dans les frondaisons et les caves des châteaux

Histoire à mille sésames que se révèlent

Les cœurs combattants à la brise du nord-ouest

Et toi ode vilaine qui s’ébruite et s’ébruisse de gouttes d’eau

Ode la chanson

Oy chanson

Oy chanson oy !

Cœur à toute la saison

Hiver ou automne

Je te redirai les miettes

Qui s’en vont et fredonne

Le silence dans le vent

Chanson des bruits et des échos sombres

Oy chanson oy !

Sonorités à pan de gorge

Sur la note et du vent

Que les miettes et les copeaux de feuilles

Qui chutent dans le vent

Sur le cœur et les vagues de la mer

Ô sur absolu et doux grésillement du silence fredonnent

Copeaux de vents

Billes multicolores invente un peu la couleur

Tisse un fil et joue au danseur de drapeau

Un peu le lac derrière

Le béton le bitume au bord de toute cette eau

Vent de grêle amarres

Poisson qui passe en volant

Et mélodie dans le cœur-

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Vents sauvages

Publié le par Samuel

On escalada les pétales roses détachés

Des bombes d’amertume et de plein soi

Zébrures de feu sur l’âme enlacée

Un à un sur un blanc entourant la voix

 

Monde plein de couleur ô blancheur

Os cassés comme un grand lac bleu

Où sur chaque marche on hume la même saveur

Où se mêlent, pantins, la poudre, l’eau et le feu

 

Craie horizon de vie casse à chaque gentillesse

Où la vague s’éternise sur le cœur

Ainsi poudre et eau font le flot de tendresse

Et comme un chat sauvage on apprivoise la peur

 

Parfois l’on se risque dans la forêt de cages vides

Aux barreaux noirs où loin d’ici chantent les oiseaux

Et comme le feu la vague et la douceur avide

Se glisse le vent sur une statue faîte de poudre et d’eau

 

Tombe les éclats d’une silhouette blanche

Un à un en eux même jusqu’à atteindre le sol

Vague en miroir qui compte entre la terre et le ciel

Ce que vaut le cœur qui tourne comme les flocons d’avalanche

 

Est-ce que s’ancrer au cœur au sol et au ciel aujourd’hui

A l’heure comptée des jours et des nuits poudreuses

Va à l’heure du cœur et du sol mêlé au ciel de pluie

Dénombrer au fond de l’âme les cailloux sur la plage nombreuse

 

Ainsi sur l’herbe il eut fleurit des bleuets plus loin d’ici des roses

Où piquette et vole le vent à s’attarder sur cette fleur

Univers ou diamant recelants mille et une choses

Où le vert et le blanc s’étreignent un à un avec la pâleur

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Tombé dans avril

Publié le par Samuel

Passant par la nuit

Que je trouva libre

Non pas moins libre que moi

Est-ce de mon humeur de faire noir avec les étoiles

De faire taire mon souffle sous le chant de la nuit

Où en Avril rires de faunes dehors se couvrent

D’une étrange et indomptée mélodie

Qu’a la glace noire doucement rouge

A entamer un murmure de lin

A rechercher l’espoir sous différents clair-obscurs

Mélodie du silence le plus discret

Froide prairie d’avril

Qui sait remettre les têtes avec glace archefaudées

Ô rosé de nuit qui sait se répandre comme une fumée dans la nuit noire

Longues architectures odorées d’avant minuit

Coup d’aile d’or imaginaire par là

Etendons les voiles plus loin

Où la peau du cœur bat

Façade d’air et de fumée mouvante

Je vois des os détrempés par la fumée néantique

Que d’un seul pardon la nuit accouche

Et la colère provient du ciel

Couronne de feu de coton

Lit de roses sans épines

Nuit fraîche et arrangeant le printemps

Des féminités qui guettent la nuit

Ô tremblements de saule

Ne voyez vous pas le vent de rocailles

Qui sait se nourrir de tous les chants et de toutes les odeurs

Se réapproprier le temps

Si compte sur la matière verra son œil luire en haut dans le ciel

Comme les ruisseaux aux temps du monde

Qui peuplent toutes les plaines

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Feux lointains

Publié le par Samuel

Les ruisseaux de lumière

Avaient pris le chemin de la mémoire

Et de toute la pitié possible

Et se rejoignaient dans la vasque bleu outremer

Où l’on vit crier quelqu’un dans le temps

Ainsi les muses

Avaient-elles oublié un chant

Que faute à l’harmonie

On se récrimina souvent pour ce manque

Je pris un pied de tombe

Et retira les gravats

Dissolvant le dédain haineux

Pour y inspecter l’innocence

Je ne vis que cris

Bataille contre

Autre chose

Autres choses

Nous ne sommes point ici choses

Sauf celle qui meurtrit la chair

Ogre verrière

On la glaça contre le mur des monstres

Qui s’agitent comme ils peuvent dans le mal

Nous nous buvons les pluies de lune

Les argenteries très pauvres

Qui se repiquent de grains de prières

Avec de l’amour que –l’on n’a pas pensé

A pouvoir accorder ici

Car personne trop diffuse

Terrible oubli des mots nommés personne

Où le silence enfla dans les plaines

Où pour un peu de restes on accorda

Mis tout était fêtes

Et quotidien bien mis

Ainsi les graves accords

On y remet la pluie

Et les ruisseaux d’amour éparpillé et déchiré

Se rejoignirent dans la coupe à sentiments

On promit que plus de défaut de mémoire ici

Envers les enterrés

Même à ceux qui boivent

Des harpons aux mains du quotidien

Haine et pitié se mêlent

Pour trouver la charmante faille

Qui ne l’a ici

Pour de la tristesse défaille

Consolation et mélodie

Cœur qui n’a que des failles

Des brisures et des interdits

Que la pensée ne faille

Ou dans la perdue mélodie

Dans le noir rien ne défaille

Ce n’était pas un canyon

Mais le noir sérieux et profond

Pointa les oublis

Et dans la prière et la pitié se confondent

Les haines les larmes et la mélodie

Oiseau blanc au masque de cire noir

Grande histoire as-tu dans la cire

Piques-tu d’un humour sans faille

Sans faille est quand même le sourire

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Nuit

Publié le par Samuel

La nuit avait la cape lourde

Avant cet instant des notes de désespoir fatigué

Ainsi les chants de la vie

Vivent comme un oisillon sous le cœur

A déclencher le ciel

A écouter doucement

Murmurer tous les petits espoirs indélébiles à la vie

Ce que l’on n’a pas touché

Effleuré

Pour que la vie comme un moineau

Reprenne essor dans le noir

Ô courage noir

Limbe claire de toutes les vies

Vient embrasser la nuit

Laisse ces cailloux qui n’y voient rien

Des mensonges sur la matière

Alors que tout murmure violement

Ou est le sourire éclair furieux !

Tout se réaménage sous le cœur

Pans terribles du temps remis en ordre

Ainsi chez toi on atteigna la notion de temps

Et d’harmonie noire

Où serait le mystère accompli

Le cœur réalimenté par la nuit doucement rose par en bas

Et noire par en haut

Ne gâche pas la vie en insultes

Elle te ferai l’aumône

Dans ton plus grand réapitoiement

Réappropriation de toi

Où serait la grande réparatrice

Dans ta main et ton sourire

Où sont celles à vénérer

Les grandes forces compassionnelles

Doubles purs d’Hécate

Déesses en vous-mêmes !

Ô ma pauvre fille que je laissais

Il y en avait trop j’étais drogué à cette soirée perdue

Puisse la vie et Dieu te garder en travers mes paroles

Au fond de la vie où rien ne s’éteins

Tu ressembles Mathilde à « où rien ne s’éteins »

Comme mon amour pour toi

Il y avait trop d’endroits je n’ai rien retrouvé

Mais tu me gardes

Ainsi que les autres

Ô amis !

Vous veillez sur nous

Et ô vie vieille amie

Avec cette expression si légère que vous me faîtes rire

Je pense à tous ceux qui méritent des miettes de pardon et d’attention

Pour toutes bonnes œuvres de vie humaine faites

Ô nuit rouge d’avril

Que vous redonnez fraîcheur er espoirs aux cœurs !

Courage donc !

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